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LAfrique
du Sud est un véritable Kaléidoscope avec une très grande variété de paysages
à découvrir à travers les parcs nationaux.
La ville du Cap, côtière et portuaire, est dominée une impressionnante
montagne appelée «Table Mountain». On y trouve les fameux vignobles à
proximité et surtout le Cap de Bonne Espérance, la partie extrême au sud
ouest de l'Afrique
ITINERAIRE
(28 jours) : Pretoria
- Soweto - Drakensberg - Zoulouland - Lesotho - Kimberley - Port Elysabeth
- Knysna - Wilderness - Oudtshoorn -
Cap Agulhas -
Hermanus - Captown
"CAPE TOWN"
Captown
A une vingtaine de kilomètres de Cape Town, un bidonville le long
de l'autoroute nous impressionne par sa taille et par le fait qu'il soit
totalement isolé de la ville, comme parqué !
Après quelques jours passés à longer la côte,
cette vision nous rappelle que la pauvreté est bien présente.
La nuit tombée, notre route dominant la ville, nous offre une vue
panoramique de Cape Town, si majestueuse dans ses illuminations. En arrière-plan,
on devine la mer de part ses reflets scintillants. A notre gauche, la
fameuse table Mountain. A notre droite, en contre-bas, le port. Quelques
minutes plus tard, nous pénétrons dans la ville.
CaptownNous
sommes fascinés par l'immensité de cette ville. Nous avons
l'impression d'entrer dans une jungle où buildings et maisons stylisées
se sont élevés de façon disciplinée. Nous
trouvons rapidement Cat and Moose, notre guesthouse située en plein
centre ville, spacieuse, d'autant plus que nous nous retrouvons tous les
deux dans un grand dortoir vide. Puisque nous sommes samedi soir, nous
décidons d'aller au cinéma voir "Road to the Perdition"
avec Tom Hanks. Le cinéma se trouve dans un grand centre commercial,
Chicos, situé à Waterfront, et qui , comme son nom l'indique,
se trouve en front de mer. De retour à la guesthouse, nous nous
endormons avec le bruit incessant d'une ville...
Après un footing matinal à Kirshengarden où nous
découvrons les résidences luxueuses, Estelle procurera quelques
frayeurs à Yann dans sa conduite africaine. Avec notre voisine,
nous passons l'après-midi à Waterfront, seul endroit animé
le dimanche. La population déambule. Certains dansent au rythme
d'un groupe de musiciens sur le pont, devant un public euphorique. Il
fait chaud et les glaces sont bien appréciées !
Nous prenons le temps de découvrir Cape Town de jour avant de nous
retrouver à la guesthouse. La ville est superbe, variée
avec un mélange d'architecture moderne et ancienne, étonnante
de part sa propreté et ses multiples couleurs. Ses quartiers sont
ordonnés, la verdure bien présente. Son vaste port, hébergeant
de nombreuses grues, montre l'importance de l'activité portuaire
dans cette ville. Cape Town est idéalement situé entre l'Océan
Atlantique et la Table Mountain.Peu
de comparaison possible avec les villes africaines authentiques, mais
tout y est rassemblé pour s'y sentir bien.
Le lendemain, en revenant d'un autre footing, cette fois-ci le long de
la plage, nous crevons sur un grand axe du centre ville, une voiture sur
la voie de droite nous serrant sur le trottoir fatalement... Pneu irrécupérable!
Un agent de circulation véhiculé voudra déposer des
plots de sécurité mais notre rapidité l'en dissuadera....
Nous partons gravir
la Table Mountain., il est possible d'atteindre son sommet par un câble,
mais nous préférons la marche et l'escalade. Le départ
se fait depuis le jardin botanique un peu excentré de la ville.
Nous empruntons tout d'abord un chemin forestier situé au pied
de la montagne avant d'escalader une cascade asséchée. Nous
utilisons également des échelles en bois pour accéder
à des passages trop abruptes.
Parfois lors de notre avancée, des fleurs dites oiseaux du paradis,
rendent exotique le paysage. A la sortie de la forêt, alors que
nous poursuivons l'ascension, un panorama de Cape Town s'offre à
nous. A notre arrivée sur le plateau, nous découvrons un
magnifique sable blanc qui contraste avec des arbustes noirs éparpillés.
Il nous aura fallu 1h30 de marche pour atteindre ce plateau. Nous longeons
un lac qui nous semble être un réservoir de part le barrage
qui se trouve à l'autre extrémité de celui-ci. C'est
alors que nous prenons conscience de l'oubli d'eau pour cette randonnée.
Nous ciblons un mont d'où nous espérons pouvoir contempler
le cur de Cape Town. En une heure, nous serons au pied de ce sommet
venteux, mais sans vue sur le centre ville de Cape Town ! Nous insistons
sur un sommet avoisinant, mais en vain. Au final, Yann tentera seul un
troisième point de vue mais reviendra bredouille !
Sur ce plateau, des fleurs jaunes colorent le sol. Le manque de calories
commencent à se faire ressentir. Nous décidons de rentrer
par le même chemin, sachant qu'il nous faudra 2h30 pour y aboutir.
Nous nous repérons à l'aide du réservoir sur cet
immense plateau.
Nous
repassons devant les oiseaux du paradis et leur apparence veloutée
nous donnera bien l'envie d'y goûter. La faim nous ferait-elle
perdre la raison ?
Arrivés au jardin botanique, nous prenons le temps de le visiter
malgré les tiraillements de notre estomac... Ce parc est un don
de Cecil Rodees à sa mort. Il est grandiose et riche en variétés
de plantes.
De retour à la guesthouse, nous retrouvons nos deux nouvelles voisines
: Yaele, une israélienne en recherche d'un job, et Andréa,
une américaine étudiante à Durban et en vacances.
Nous dînerons avec Andréa dans un Tex Mex pour assouvir enfin
notre grand appétit. Nous finissons tous deux la soirée
par un cinéma, "The Sum of the Fears" avec Morgan Freeman,
quelque peu difficile à comprendre en anglais.
Puis nous débutons notre nuit dans un cybercafé digne de
ce nom, offrant des services de restauration. Nous rentrerons à
3h00 du matin à notre guesthouse...
Mardi 24 septembre,
en ce jour férié, la ville est calme et les magasins fermés.
Nous optons pour nous rendre au Cap de Bonne Espérance. Pour l'atteindre,
nous longeons la côte superbe, les petits ports voisins de Cape
Town, les criques et traversons les villes aux maisons huppées
et également les banlieues pauvres. Contraste intéressant
qui confirme bien les différences sociales en Afrique du Sud.
Un éboulement de rochers sur la route nous obligera à faire
demi-tour et à prendre un autre itinéraire. A l'entrée
du parc de Bonne Espérance, on nous remet un plan des différents
sites, points de vue et chemins pour y accéder. Nous croiserons
quelques babouins réputés agressifs. Nous fermons nos fenêtres!
Une demi-heure plus tard, nous sommes sur la pointe du Cap.
Le paysage est composé de garrigues, de fleurs sauvages et de rochers.
Environnement difficile pour le développement de la végétation.
Les vagues viennent s'abattre violemment sur les rivages en laissant leur
écume blanche aux abords des rochers. Les oiseaux progressent difficilement
à contre vent.
A la pointe du Cap, nous grimpons à son phare afin de dominer l'océan
depuis cette extrémité de l'Afrique. On aperçoit
à l'horizon plusieurs bateaux qui passent cette pointe africaine
comme le font les marins depuis une éternité...
Nous rentrons à Cape Town en longeant cette fois-ci la côte
est, et faisons halte dans une ville qui abrite une colonie de pingouins
africains. Etrange leur manière de tourner habilement leur tête
et de faire la cour à leur compagne. De nombreux excréments
blancs inondent le sol. Les bruits de gémissement et leur façon
de marcher incitent à la pitié. Ils semblent pourtant bien
heureux, en toute liberté...Nous retrouvons Cape Town de nuit,
et comme chaque soir, restons impressionné depuis la highway.
Le lendemain matin
est consacré au marché et à l'envoi de quelques colis.
A midi, nous dégotons un snack italien qui nous surprendra par
la qualité de ses pâtes. Nous partons ensuite sur la route
des vins, direction Stellenbosch. Les vignes sont nombreuses et remplissent
le paysage. Nous entrons dans la propriété Libertas et payons
17,5 rands (1,7 dollars) pour un tasting.
Notre guide nous explique succinctement l'origine et la localisation des
vins présents pour la dégustation. Deux bouteilles de vin
blanc, dont l'un un peu plus sec et à forte ressemblance Monbazillac.
Ensuite un vin rouge du nom de Lauréat 99, de qualité supérieure
se rapprochant des Bordeaux... Pour finir, un autre rouge Libertas 86.
En guise de digestif, nous goûtons à l'Amaruna qui se rapproche
cette fois-ci du Baileys, mais préparé avec un frutti du
nom de Maruna.Nous prenons chacun une bouteille de Lauréat et d'Amaruna
avant de nous en retourner sous une pluie battante.
Le
soir, notre copine Yaele nous préparera un petit dîner à
la guesthouse pour fêter notre dernière soirée ensemble,
Yaele ayant trouver un job dans une autre guesthouse. Nous débutons
notre avant dernier jour en Afrique par Cableway afin de monter cette
fois-ci sur la Table Mountain par câble pour réaliser quelques
photos. Hélas le coût de 85 rands (8,5 dollars) nous paraît
excessif et hors budget. Aussi, nous nous asseyons sur le bord de la route
afin de contempler tout de même Cape Town en contre-bas.
Nous décidons
d'aller à la Beach pour la première et dernière fois
en Afrique depuis Zanzibar... Yann pique un somme et Estelle se promène
le long de l'océan. Le soir, nous commençons à ranger
nos affaires à l'approche de notre départ du continent africain...
Avant de partir, nous
aurons droit à un PV, petit papier vert qui sera déposé
sur Tazz. Estelle manquera de se faire voler sa carte bleue au distributeur
automatique... Malgré ces deux mésaventures, nous quittons
Cape Town avec regret, ville à laquelle nous nous étions
attachés, tout comme notre Tazz que nous abandonnons à l'aéroport avec ses 4.500 kilomètres
supplémentaires au compteur !
De ce pays, nous retiendrons
principalement son Histoire, la diversité de ses paysages, le mariage
de villes à l'européenne et de cultures africaines, la richesse
d'une société à deux couleurs qui contraste pourtant
avec les bidonvilles où seuls les noirs demeurent. Cape Town est
notre dernière étape sur le continent africain...
Une nouvelle culture,
des musiques latino-américaines, une nature démesurée
nous attendent pour les cinq prochains mois en Amérique du Sud...
A commencer par l'Equateur que nous partagerons avec
Céline une amie d'Estelle.
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