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L'Indonésie se caractérise par ses îles volcaniques
largement étalées et changeantes, occupées par l'une
des nations les plus diversifiées et les plus exotiques de la terre.
Malgré cette richesse, si un manque subsiste sur l'île principale
de Java, treize mille autres îles ou îlots sauront bien la
combler !
ITINERAIRE
(30 jours) : Bali - Lumbock - Sumbawa - flores - Java
"D'île en île II"
Flores
et les Varans...
Apres
cette randonnée un peu spéciale, de retour au baraquement, David nous
apprend qu'il rentre en bateau avec nous, sa femme venant d'entrer a l
hôpital local..Alors qu'il prépare ses bagages, nous contemplons sur sa
terrasse, une dernière fois, ce fabuleux héritage préhistorique bien vivant !.
Compte-tenu de
la présence de David, nous abrégeons le snorkeling pour lui
permettre de regagner sa femme au plus tôt.
A
Labuanbajo, nous quittons notre équipage sous la pluie et passons notre
soirée au restaurant à discuter de cette journée frissonnante.
Long
retour a Bali..
Au
lendemain, nous quittons Flores pour revenir sur l île de Bali. Pendant
les deux jours de ferry, Estelle passera plus de temps aux toilettes qu'à
son siège suite à une gastro .Yann aura la mission de tenir la porte
des toilettes, porter les bagages et soutenir Estelle !!..
A
Denpasar de jouer le rôle de la ville de convalescence pour la seconde
fois !.
Nous
quittons après un peu de repos définitivement Bali pour Java, notre dernière
étape en Indonésie.
Nos
premiers pas sur Java.
A
l'est de l'île sur la cote nord, notre pied à terre sera Probolingo, transit
pour une nuit avant d'accéder au village de Lemorro Lawang pour visiter
notre second volcan du pays, mais cette fois-ci actif, le Gunung Bromo.
Il fait frais, venteux et on pourrait se croire dans un de nos hauts et
isolés villages alpins de part l'architecture des maisons en bois, la
végétation et les tenues en laine.
Finalement
en fin de soirée, deux irlandais, James et Hazel se joignent à nous pour
l'expédition du lendemain.
Le
village se trouve sur les hauteurs des parois du cratère qui fait 10 kilomètres
de diamètre, qui abrite plusieurs volcans dont le fameux Gunung Bromo,
et un surprenant temple.
Du
village, nous avons une vue plongeante sur l intérieur du cratère.
A
la rencontre du Gunung Bromo.
2h30
du matin, nous sommes les premiers levés suite à un décalage horaire d'une
heure, oublié à notre arrivée sur Java. En jeep, tous les quatre, nous
grimpons jusqu'au sommet du Gunung Penanjahan avec notre guide. Nous roulons
dans la nuit et dans le brouillard, le seul repère étant la délimitation
des parois noires du cratère avec le ciel étoilé et de longs troncs d'arbres
en bord de route.
Au
sommet, nous espérons contempler le paysage mais la brume persistera malgré
nos quatre heures d'attente.De nombreux touristes du pays sont présents
sur ce très prisé point de vue. Mais c'est seuls que nous quittons celui-ci
à 8h00 du matin, tempestant contre le mauvais temps !.
Nous
avons opté de rentrer à pied avec notre guide, au village distant de 18
km, en parcourant l'intérieur du cratère et ses volcans.
Les
points forts resteront l'ascension par escaliers de pierre du Gunung Bromo
et le parcours circulaire sur ses parois fines avec l'épaisse fumée à
l'odeur de soufre qui se dégage du centre.
Le
temple presque à ses pieds est la seule construction dans ce cadre naturel
imposant. Nous ne comprenons pas comment ce site a pu passer inaperçu
dans les guides touristiques que nous avons étudiés. Ce vaste paysage
lunaire restera a nos yeux un des moments forts de notre tour du monde
au même titre que le Ngorongoro en Afrique et le désert d'Uyuni en Amérique
du Sud.
Hélas
pour nous, nous devons quitter de cadre le soir même, ayant réservé notre
bus exceptionnellement en avance en direction de Solo..
Transport
imprévu jusqu'à Solo
A
l'agence de transport, le responsable nous annonce que le bus est bloqué
sur l île de Bali à l'embarcadère du ferry suite à une mer agitée et pour
une durée indéterminée.Il nous propose alors de nous acheminer à Solo
par véhicule privé pour quelques rupiahs de plus..
Deux
chauffeurs se relaient pendant les sept heures de route alors que nous
dormons sur des fauteuils individuels à l'arrière du véhicule. Nous arrivons
en pleine nuit dans un hôtel de notre choix, difficile à localiser car
situé dans un quartier piétonnier inaccessible en voiture.
Ballades
et rencontres dans les rues de Solo.
Solo
est avec sa sour Yogyakarta, le centre de la culture javanaise. Nous restons
dans la ville quelques jours : nous visitons Kraton Surakarta et
Kraton Mangkunegaran. Ce sont des complexes qui renferment plusieurs bâtisses
aux grandes salles carrelées, comprenant de vastes espaces intérieurs
comme extérieurs et une richesse de meubles d'époque.
Lors
du déclin du royaume de Mataram, ce palace fut construit suite au mouvement
de la famille royale.
Solo
est une ville agréable, un peu en comparaison à nos villes provinciales
historiques, avec rues piétonnes, petites boutiques, marché et maisons
anciennes. Le taxi est ici le tricycle, ce qui nous change des mules de
Lombok ou des scooters de Bali.
Dans
un internet, nous faisons connaissance de Malkan, le propriétaire. Lorsque
nous lui annonçons que nous allons assister à un spectacle de danse dans
une école spécialisée, il nous propose de nous y emmener. Il nous dépose
à l'entrée de l'école en nous donnant rendez-vous au lendemain soir pour
un dîner typiquement local..
Nous
assistons à une représentation de danse de haut niveau qui met en compétition
plusieurs groupes de l'école notés par des juges. Habillés et peints pour
représenter les dieux tels que Rama, le Dieu créateur et Vishna, le Dieu
de la fertilité, etc...Un orchestre d'homme et de femmes rythme les scènes
dramatiques.
De
retour dans les rues piétonnes de notre guesthouse, nous croisons les
habitués nocturnes comme ce groupe d'hommes jouant à une machine à sous
posée sous un abri à même le sol. Compte tenu du peu de touristes dans
ce quartier et de notre présence régulière, nous avons droit à un 'See
you tomorrow, have a good night.'.
A
l'hôtel, avant de se coucher, Yann sauvera une souris se trouvant dans
le trou des toilettes turques !. On vous passe les détails..
La
journée suivante, nous visitons à 36 km (mais 3h00 de bus !). le
temple de Candi Sukuh datant du XVème siècle. C'est un des derniers temples
hindous construits sur l'île de Java. Situé sur le flanc d une montagne,
il est curieusement de style inca. Sur le site, sur la première terrasse,
une entrée en pierre, puis un jardin vert avant d'accéder au dernier niveau
à un temple en escaliers.
Le
soir, avec Malkan, comme prévu, nous dînons dans un restaurant typique :
ce sont des tapis posés sous des bâches à même le sol et accolés à quelques
bassines et cuisines basiques extérieure.Nous mangeons avec les mains
et les pieds croisés, assis sur le tapis.Nous finissons la nuit dans un
bar discothèque de luxe ou se produit un groupe de musique. Après une
pause, un des guitaristes fera son retour sur scène en titubant et sera
alors l'attraction de la foule attendant la prochaine chute !.
Après
cette soirée agréable, Malkan nous raccompagne a notre guesthouse avec
son imposante voiture noire aux vitres teintées..
En
route pour Yogyakarta..et le fameux temple de Prambanan
En
1h00 de train, nous sommes a Yogyakarta le lendemain. Cité la plus populaire
en Indonésie, nous découvrons une ville très historique à grande activité de vendeurs de rues.
Rapidement nous
partons pour Prambanan situé à 17 km à l'est de Yogya. Prambanan est le
plus grand complexe de temples hindous sur l'île de Java après Borobudur.
Un des sites abrite cinq temples : un par divinité hindoue réputée :
Rama, Shiva, Vishnu, Garuda..le plus grand temple Shiva mesure 47 mètres
de haut. Ils sont chacun de forme conique en pierre grisée avec un balcon
circulaire extérieur accessible par escalier. Dans la pièce centrale est
abritée la statue de la divinité dans l'obscurité. Aucune installation
électrique dans les temples ce qui accentue le coté mystérieux au regard
des statues.
Ce superbe site
fut abandonné après le déclin du vieux royaume de Mataram. Le soir, nous
assistons à un spectacle de Son et Lumière sur le légendaire conte du
Ramayana tentant de retracer l histoire de Rama et de Sita sa femme :
l'expulsion du 'prince' Rama dans la forêt après un complot contre sa
personne, l'enlèvement de Sita sa femme par Rashvana et la délivrance
de Sita par Lakshmana, la preuve de la pureté de Sita qui se donne au
feu, et enfin le secours apporté par le Dieu du feu..C'est un grand défi
que de tenter de mettre en spectacle cette légende hindoue.Les acteurs
sont de piètres qualités, peu coordonnés et motivés, peu convaincants.Nous
repartons déçus surtout en comparaison à l école de danse mais restons
contents de ce spectacle vécu dans une sorte d'arène avec en fond de tableau,
ce temple historique illuminé.
Au lendemain,
nous partons avec nos petits sacs à dos au petit village de Borobudur
pour y vivre deux jours de découverte.
Borobur :
son temple et son Festival International, BIF.
Ce n'est pas un
hasard si nous avons choisi ce moment pour nous y rendre car c'est le
dernier jour du Festival annuel International de Borobudur. Nous
sommes à la cérémonie de clôture ; C'est un genre d'exposition sous
de grands stands couverts de belles bâches blanches tendues, situé au
pied du temple. C'est un peu comme nos foires françaises avec ses petites
échoppes entourant la scène et des centaines de sièges alignés face à
celle-ci en pleine nature. Cette année, les pays à l'honneur sont la Malaisie
et Singapour. Nous sommes vite repérés dans la rangée des sièges et une
hôtesse vient nous placer dans une zone ou nous bénéficierons d un repas
alors que nous n'avons pas payé.Spectacles, danses des deux pays puis
discours du gouverneur de Java qui poussera même la chansonnette !.
Un groupe américain de Jazz changera le rythme de la soirée avant de reprendre
dans l'exotisme.Nous dormirons dans les rares hôtels de Borobudur et avant
le levé du soleil, nous serons sur les pierres du temple de Borobudur,
dans une brume habituelle à cette heure matinale.
Le site de Borobudur,
situé à 42 km de Yogya est un des plus grands monuments bouddhistes d
Asie du Sud Est. . La construction est le résultat de plus de cents ans
de travail de paysans embauchés par un riche inconnu.Les successeurs des
paysans perdirent de ce fait leur savoir faire de la culture des terres
et durent s'exiler dans les villes délaissant ce site au fil du temps.
Borobudur fut alors caché progressivement par une dense végétation après
le déclin du Bouddhisme. Il fut redécouvert en 1814 par Raffles.
Composé de six
étages, nous attendons au plus haut niveau que la brume se disperse progressivement
alors que le soleil rougit. Des cloches en pierre, espacées, laissent
entrevoir dans chacune d'elle, un bouddha assis ; parfois la tête
est manquante, nombreux voleurs les ayant caché dans des collections secrètes.
Chaque couloir,
chaque coin, chaque fresque, chaque pierre, chaque escalier est unique.
Nous partons chacun à la découverte de ce site, ce qui nous prendra des
heures avant de nous retrouver au pied de cet exceptionnel monument .
De retour à Yogya,
nous serons surpris qu'un local nous parle en français sans accent et
avec un riche vocabulaire. Son métier : garer les voitures de deux
restaurants. Il nous propose de passer une soirée ensemble : grâce
à lui, nous découvrons la cuisine de Sumatra..parce que nous ne saurons
jamais vraiment ce que nous avons mangé, nous préférons celle de Java.. !
Nous nous rendons
le lendemain au sud de la ville afin de visiter le Taman Sari, comprenant
des canaux, une piscine et un palace, des galeries souterraines construits
en même temps que le Kraton Palace entre 1758 et 1765. Nous demandons
alors notre chemin à un homme qui se proposera d'être notre guide et nous
fera passer tout d'abord par un marché aux oiseaux, serpents, chiens et
chats, rats, tous utilisés dans la base culinaire pour des fins médicinales..
Les galeries souterraines
sont de vrais labyrinthes et la présence de notre guide se révèle bien
utile.
Triste
nuit dans le train pour Jakarta.
Nous prenons alors
le train de nuit 'Bisnes Class', ce qui signifie troisième classe, pour
atteindre Jakarta au petit matin.
Dans la nuit,
alors qu' Estelle dort pourtant la tête sur son petit sac à dos, un voleur
réussira à lui arracher, sautant aussitôt du train en début de course !..Passeport,
carte bleue, billets d'avions tour du monde, permis de conduire international,
carnet de vaccination, appareil photo reflex, et discman font maintenant
partis du passé. La haine !!..
Ainsi la première
journée à Jakarta se révèlera administrative à la recherche d'un commissariat
de police où l'on parle l'anglais et la rédaction de documents à l'ambassade
de France qui saura nous accueillir avec professionnalisme et chaleur. Nous
gardons encore aujourd'hui un très bon souvenir en particulier de Monsieur
Guisset et d Eric de la sécurité qui nous ont fortement soutenus.
A Jakarta, ville
grise, insalubre et polluée, les tricycles à pédales ont laissé place
à des tricycles motorisés. Les larges avenues, fluides la journée, sont
encombrées aux heures de pointe et de nombreuses personnes sont équipées
de masques à gaz pour se protéger de la pollution dans les rues..Les rats
et les odeurs d égouts dans certains quartiers ont de quoi vous faire
fuir..D'énormes shoppings se trouvent à proximité de bidons-villes. La
pauvreté visible dans les rues contraste avec les Mercedes et BMW entassées
le soir au bas des shoppings.Il n est pas difficile de s'apercevoir que
la ville n a pas été construite sur des plans d'urbanisme tellement c
'est l'anarchie. Nous sommes dans le monde de la copie de CD, informatique,
vidéos..
La seule visite
que nous ferons sera celle du port aux bateaux de pêche alignés. Mais
la majeure partie du temps, nous le passerons entre l Ambassade de France
et la Police en patientant par des films au cinéma (Taxi, Phone Booth.).
Pour les besoins financiers d'Estelle, Yann deviendra son banquier vue
la difficulté par Mastercard de réagir en temps et en heure.
Finalement Estelle
obtiendra un passeport d'urgence qui ne lui laisse que 6 mois de validité
et nous devons quitter le pays le même jour pour accéder à Singapour dans
la légalité (l'Asie exige un passeport valide de plus de 6 mois..).
Et
finalement..
Nous garderons
de l'Indonésie ses paysages étonnants et la diversité culturelle et religieuse
de chaque île. La gentillesse de la population reculée dans les campagnes
et en dehors de tout intérêt commercial..
Pas de récit de Singapour et de Thailande, mais nous avons de
Singapour l'image d'une ville hyper moderne, carrefour économique de l'Asie.
Comment une ville aussi 'High-Tech' aurait-elle pu pousser si près de
villes aussi mal structurées ??
Estelle est rejointe par son prince charmant à Bangkock, après quelques jours dans le nord de la Thailande, ils s'envolent pour la Turquie et la Grèce. 
Quand à Yann, il s'enfonce un peu plus dans l'Asie, direction le Cambodge afin de découvrir Anghkor. 
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