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L'Indonésie se caractérise par ses îles volcaniques
largement étalées et changeantes, occupées par l'une
des nations les plus diversifiées et les plus exotiques de la terre.
Malgré cette richesse, si un manque subsiste sur l'île principale
de Java, treize mille autres îles ou îlots sauront bien la
combler !
ITINERAIRE
(30 jours) : Bali - Lumbock - Sumbawa - flores - Java
"D'île en île"
Dur
accueil à Bali !
Il est 2h20 quand
nous atterrissons à Bali en pleine nuit. Peu de passagers sur ce vol.
Le personnel de l'aéroport semble nous attendre pour fermer les portes.
Yann restera bloqué au guichet de douane, n'ayant pas de billet de continuation
prouvant sa sortie du pays. L'agent lui propose alors de l'aider en échange
de 50 dollars australien.Yann refuse. L'agent lui impose soit d'acheter
un billet dans la compagnie aérienne de l'aéroport, soit de remonter dans
l'avion pour Darwin.Yann refuse à nouveau, et demande à appeler le consulat
de France.
Après
un long moment, le capitaine se joint à la discussion, Estelle ayant réussi
à passer la douane et surveillant la scène, légèrement à l'écart, se verra
alors elle aussi questionner, mais affirmera avoir son propre billet de
continuation. Yann finira dans le bureau du capitaine qui capitulera en
lui demandant d'avoir un billet de continuation pour la prochaine fois.
Bienvenue à Bali !!!
Nous
sommes les derniers à sortir de l'aéroport. Il est 04h00 du matin quand
un chauffeur de taxi très antipathique nous dépose dans un hôtel bon marché
situé dans une rue sombre de Kuta. Il fait lourd et humide. La chambre
est sommaire avec un lit dans la pièce et une salle de bain repoussante
au sol verdâtre glissant. L'eau du robinet sent si fort que nous nous
rincerons les dents à l'eau en bouteille.
Nous
sommes toutefois heureux d'avoir trouvé un toit à cette heure tardive.
Nous retrouvons les bonnes et mauvaises habitudes du routard après ces
quinze jours de confort à Darwin ! C'est sous l'air du ventilateur que
nous nous endormons.
A
la découverte de la vie indonésienne.
Au
réveil, nous nous rendons compte que nous sommes dans un "immeuble" typique
avec la toiture étagée et arrondie comme on pouvait l'imaginer de l'Asie.
Le petit déjeuner nous est agréablement servi sur une petite terrasse
: crêpe à la banana et fruits, thé local.
L'Indonésie
étant réputée peu chère, nous nous rendons à la Poste afin d'expédier
de gros colis. Kuta est une ville très touristique au sud de l'île de
Bali avec de nombreuses échoppes colorées le long des rues étroites aux
odeurs d'encens. Sur les voies principales comme dans les ruelles, les
mobylettes sont reines... et constituent le principal moyen de transport.
Un
homme à l'extérieur de la Poste prépare des colis en découpant des cartons
d'emballage Marlboro.Yann y dépose ensuite ses affaires et l'homme sort
alors une balance de pesage manuelle ancienne. Il ferme ensuite le carton
soigneusement avec la toile de jute qu'il coudra au final. Après toutes
ces opérations minutieuses, il est temps de pénétrer dans la poste pour
effectuer l'expédition. ! Les 7 kgs partiront par mer et arriveront
dans deux mois. Nous déambulons dans les rues fortement semblables et
avons comme l'impression que le retour à l'hôtel sera difficile. Nous
croisons peu de personnes âgées ; étrangement les magasins et restaurants
sont tenus par de très jeune gens. Nous déjeunons dans un restaurant et
pour la première fois depuis bien longtemps nous prendrons un dessert
: les prix sont bon marché ! C'est le moment de goûter aux spécialités
indonésiennes : Sate chicken and Vegetables Currie.
A
l'extrémité d'une ruelle, l'océan bleu nous apparaît. Deux statues de
pierre nous invitent à entrer sur une plage comme dans un temple.
La
plage est quasi-déserte ; seuls quelques vendeurs d'artisanat discutent
entre eux dans l'attente du touriste. Les hautes vagues de l'océan Indien
font le bonheur des surfeurs. Le long de la plage de nombreux cafés sont
dans un style moderne et indonésien, tel le fameux Hard Rock Café avec
ses façades sculptées de pierre représentant un éléphant sur une vague.
Nous errons dans les ruelles dans l'espoir de retrouver notre hôtel.
Un
va-et-vient de mobylettes nous frôlant nous oblige à rester vigilants.
Finalement, ayant parcouru le maximum de ruelles possibles, l'hôtel se
présente face à nous !
Quelques us : massage et arack.
Alors
que nous nous reposons d'une nuit brève, une femme nous aborde sur le
palier de notre chambre, nous proposant des massages. En 50 minutes, massage
intégral pour 5 euros ! Estelle se laissera tenter la première ! Mais
ne comptez pas vous endormir par ces massages plus que tonifiants ! .
Etant situés dans un quartier qui bouge, nous passerons la soirée à faire
les bars pour déguster les cocktails à prix si bas. Un groupe de rock,
Rythm Voice, se produit et le chanteur prendra une bière à notre table
le temps d'une pause. Un barman nous offrira ensuite sa tournée arrosée
d'un verre de Arack, alcool de riz local.
Dimanche
matin : Yann a rendez-vous dans notre chambre avec Maria, une locale rencontrée
la veille pour un massage intégral ! Yann aura droit au même supplice
qu'Estelle la veille !
Découverte de la Péninsule de Bali en scooter.
Nous
louons ensuite un scooter pour la journée. C'est ainsi noyés dans la cohue
que nous nous rendons sur la Péninsule de Bukit Nusa Dua. Nous ne
quitterons en fait jamais vraiment la ville. Nous nous arrêtons pour admirer
une statue très blanche et de grande taille représentant un homme sur
son char tiré par des chevaux, combattant un autre homme dressé sur ses
talons.
Nous
roulons une vingtaine de kilomètres sur une sorte de périphérique longeant
des zones commerciales et habitations avant d'entrer à Bukit Hill. Il
n'est pas facile de nous repérer du fait des petits et nombreux panneaux
d'indications.
Nous
entrons dans une sorte de parc où se succèdent à chaque nouveau secteur
et au centre de chaque carrefour, des colonnes de pierres noircies surmontées
de têtes d'animaux.
A
un rond point, un policier nous arrête. Nous pensons à un contrôle mais
en fait il nous demande gentiment s'il peut nous renseigner sur la destination
à suivre. ?
Nusa
Dua est réputée pour ses plages. Ici tout est aménagé pour le touriste
avec petit centre commercial, restaurant et infrastructure à la plage.
Mais l'estivant est étrangement absent. Nous nous laissons tenter par
un déjeuner sur la terrasse d'un superbe restaurant où, en nous voyant
arriver, la serveuse nous fera un rabais de 50% sur les prix affichés
!
Nous
stationnons ensuite le scooter près de la plage avec d'autres deux
roues.
Alors
que nous marchons, à notre gauche une plage publique est fréquentée principalement
par les locaux. De l'autre côté, un bord de mer pourvu de chaises longues,
douches et toilettes pour les touristes.
Un
bruit nous fait lever les yeux : un cerf volant rouge et noir vole
au-dessus de nos têtes. Nous apercevons alors tout d'abord un homme tirant
un fil, puis un peu plus en arrière, deux autres personnes sur ce même
toron ; enfin, à l'extrémité de celui-ci, un dernier homme s'occupe du
moulinet fixé au sol. Au total, quatre personnes pour contrôler ce cerf-volant
qui finalement à proximité du sol, mesurera bien 4 à 5 mètres de long.
On
peut régulièrement apercevoir ces lucanes dans le ciel de Bali. Cette
activité est pratiquée autant par les plus jeunes que par les moins jeunes.
En
pénétrant sur la plage, une femme nous propose une nouvelle fois des massages.
Il faut savoir que le massage est sur cette île une tradition et une expérience
à vivre absolument. Nous nous baignons dans l'océan Indien : l'eau est
chaude aux abords de la plage, voire trop chaude. Yann enterrera ensuite
Estelle dans le sable afin de la remodeler ???
A
notre départ, beaucoup de locaux sont sur le vert afin de discuter des
parties de volley.
Nous
rechercherons sur l'aire de parking notre mobylette perdue dans une multitude
de deux roues.
Encore
plus près des locaux.
Nous
roulons sur la Péninsule de Tanjung Benoa qui s'étend sur 4 kilomètres
au Nord-Est de Nusa Dua. En fin de route, nous atteignons le village authentique
de pêcheurs de Benoa, et admirons son port aux bateaux en bois de différentes
couleurs. Alors que nous roulons dans les petites ruelles, les gens nous
dévisagent, surpris de voir deux touristes en ce lieu retiré. Sur cet
accul où quelques pêcheurs lancent leur ligne, nous voyons ici les premières
personnes âgées de Bali qui nous semblaient bien rares à Kuta.
Sur
le chemin du retour, nous faisons une halte dans un restaurant local d'une
petite ruelle sombre aujourd'hui encore difficile à resituer.
Dans
la nuit, nous regagnons Kuta en nous laissant guider par le flux de mobylettes
et voitures. A Kuta, nous aurons bien du mal à retrouver la rue de notre
loueur de scooter.!
Nous
faisons développer quelques pellicules photos dans un des ces nombreux
magasins à l'enseigne Kodak ou Fuji. On peut y voir passer un gros appareil
de développement actionné par un personnel jeune. Le développement en
une heure ne vous coûte que 4 euros la pellicule de 36 ! Nous pourrons
admirer le résultat devant un bon cocktail .
Dans
les ruelles se trouvent aussi d'innombrables boutiques qui proposent des
copies de programmes pc, jeux playstation, cd musique, vidéos, dvd...
entre 1 et 3 euros !
Halte
culturelle à Denpasar.
Au
petit jour, nous prenons notre dernier breakfast sur une terrasse, puis
sur l'axe principal, un mini-bus répondant au nom local de Bemo ou Issoussou,
nous emmènera à un des terminaux de bus de Denpasar distant de 25 kilomètres.
Comme
la veille, nous changeons de ville mais restons toujours dans une sorte
d'agglomération sans grande végétation. Nous avançons doucement freinés
par une circulation dense. mobylettes et pollution sont bien présentes.
A
Denpasar, nous marchons avec nos gros sacs dans la ville à la recherche
de notre hôtel. Nous aurons quelques difficultés à le trouver car les
rues cette fois-ci ont été récemment rebaptisées ! Depuis notre chambre
d'hôtel spacieuse, équipée de larges baies vitrées donnant sur une terrasse
personnelle, nous avons la sensation d'être à l'orée d'une forêt tropicale.
Denpasar
est la capitale de Bali. Elle est composée de multiples rues et avenues,
de petites maisons en briques rouges et d'immeubles gris ; elle abrite
de nombreux lieux religieux, temples, statues, etc.
Nous
visitons le Museum Negui Propinsi qui ressemble à un temple
en plein air à l'intérieur duquel se trouvent des demeures reliées entre
elles par des allées et des courtils.
Des
portes de pierres surélevées et accessibles par de petites marches donnent
accès à chaque jardin. Dans chacun des abris, une pièce regroupe, sous
verre, les objets traditionnels (costumes, masques, artisanat d'aujourd'hui
et d'hier allant jusqu'aux outils utilisés il y a plusieurs milliers d'années).
Nous
nous dirigeons ensuite vers l'un des plus vieux temples de la ville datant
du XIIème siècle, Pura Jagatnatha. Ce lieu renferme
un monument en forme de tour en pierres grises haute environ de 10 mètres
avec à son sommet un trône en or. Différents esprits sont représentés
par une sculpture habillée d'un tissu léger selon les us. A l'entrée,
un homme nous drape d'un sarong (sorte de paréo) en guise de jupe et nous
fera une visite guidée du site, nous expliquant dans un anglais difficilement
compréhensible le déroulement des deux plus grandes cérémonies de l'année
(dont l'une se déroule en novembre), l'importance des esprits dans la
culture hindoue, les types d'offrandes. Au final, une statue de Garuda,
à la tête de dragon (mais qui sur un autre lieu aura un tout autre visage)
symbolise l'indépendance de l'Indonésie en 1945 après la défaite des japonais
et hollandais.
Nous
traversons ensuite le Puputan Square où des enfants jouent
au football. Le parc si calme prend dans le chaos de la ville, toute sa
valeur. Le long du parc se situe la figure héroïque en pierre de Catur
Mukha rendant ainsi hommage à la bataille suicidaire des Indonésiens
face aux Hollandais au début du XXème siècle.
Nous
flânons dans le marché de Pasar Badung. A l'entrée se trouve
un parking de scooters identique aux parkings de voitures dans nos zones
commerciales. Les odeurs des épices et piments se mêlent à celles des
poissons et fleurs colorées. Le marché, composé d'une partie couverte
et d'une autre en plein air, est imposant et vivant.
Nous
dînons près du fleuve Sungai Badung dans un restaurant typiquement indonésien
et où figurent sur la carte, des plats à base de grenouilles, crabes,
pigeons, etc.
Nous
nous promenons ensuite jusqu'au shopping, centre hébergeant un cinéma
avec de nouveau, un imposant parking de scooter ; de petits commerces
entourent un escalier central hors d'usage ; au second étage, nous accédons
à la salle d'attente du cinéma à l'odeur de cigarettes où sont présents
beaucoup de jeunes à la situation aisée.
Nous
repassons par le marché de Pasar Badung mais cette fois-ci par ses stands
qui longent le fleuve. Dans une petite ruelle sur le chemin du retour,
nous passons devant un temple où répète un groupe de musiciens folkloriques
qui nous rappellera alors la samba brésilienne mais au son plus dramatique.
Notre
parcours pour Lombok .
Malgré
le confort de notre spacieuse chambre, la nuit restera difficile sous
le bruit incessant des mobylettes passant dans la rue principale. Nous
quittons nos hôtes agréables et honnêtes pour rejoindre Ubung Terminal
et ainsi trouver un bus pour nous conduire au port de Padangbai où un
ferry relie Bali à l'île de Lombok.
Nous
attendons quatre heures que le bus enfin complet, quitte le terminal de
Denpasar ! Cette expectative nous rappelle alors l'heure africaine sauf
qu'ici, ce sont des musulmans drapés qui se joignent à nous. Nous voyons
alors nos premières rizières, carrés d'eau parcellés d'où de grandes feuilles
vertes émergent. Des buffles guidés par leur maître travaillent la terre.
Des cultures de riz en terrasses, d'un vert vif, sont visibles sur les
collines.
Nous
passerons 1h30 entassés dans le bemo pour réaliser 50 kilomètres.
A
Padangbai sur le port, nous retrouvons l'agressivité des vendeurs et des
« hébergeurs » nous déconseillant de prendre le ferry à cette
heure tardive pour des raisons de difficultés de logement à notre arrivée
sur l'île voisine.
Nous
patienterons près de petits stands où s'accumulent jus de fruits, eaux,
paquets de gâteaux, chips locales et cigarettes. Ces marchands, tout comme
ce gros village, semblent vivre du transit des voyageurs empruntant les
ferries qui font la liaison entre l'île de Bali et celle de Lombok.
Assis
sur des bancs alignés, les passagers attendent face à une télévision surélevée.
Nous sommes les seuls touristes étrangers.
A
18h00, le ferry débarque piétons, deux roues et camions. C'est dans cet
amas de tôle rouillée que nous prenons place. Nous nous installons dans
sa partie centrale couverte. Nous jouons aux cartes pendant que d'autres
dorment, regardent la télévision brouillée ou discutent. Une femme masse
son mari. Il y aura un va-et-vient incessant autour de nous, le temps
nécessaire aux personnes d'assouvir leur curiosité en nous écoutant parler
français et en nous observant jouer.
Assis
derrière nous, un jeune d'une dizaine d'années proposera à Yann une cigarette.
Ne connaissant pas l'anglais, il ne pourra pas converser avec nous, mais
restera en notre compagnie le temps du voyage, très discret.
A
23h00, le bruit du moteur ralentissant et la corne de brume résonnant,
nous atteignons le port de Lembak sur l'île de Lombok.
A
suivre..!!
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