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DES AMIS EN INDONÉSIE
 
Un coup de pouce autour du monde
Jérémy Marie
Septembre 2007
Tour du Monde 1976
Martine et Gérard
septembre 1975 - juin 1976

CAPITALE : JAKARTA

LANGUE : INDONESIEN

RELIGION : ISLAM

POPULATION : 207,1 M

SUPERFICIE : 1 900 000 Km²

INDONESIE
(17ème étape)


L'Indonésie se caractérise par ses îles volcaniques largement étalées et changeantes, occupées par l'une des nations les plus diversifiées et les plus exotiques de la terre. 
Malgré cette richesse, si un manque subsiste sur l'île principale de Java, treize mille autres îles ou îlots sauront bien la combler !

ITINERAIRE (30 jours) : Bali - Lumbock - Sumbawa - flores - Java

"D'île en île"

Dur accueil à Bali !

Voyage IndonésieDécouvrez toutes les offres de ce spécialiste du voyage indonésie pour une expérience innoubliable.

Il est 2h20 quand nous atterrissons à Bali en pleine nuit. Peu de passagers sur ce vol. Le personnel de l'aéroport semble nous attendre pour fermer les portes. Yann restera bloqué au guichet de douane, n'ayant pas de billet de continuation prouvant sa sortie du pays. L'agent lui propose alors de l'aider en échange de 50 dollars australien.Yann refuse. L'agent lui impose soit d'acheter un billet dans la compagnie aérienne de l'aéroport, soit de remonter dans l'avion pour Darwin.Yann refuse à nouveau, et demande à appeler le consulat de France.

Après un long moment, le capitaine se joint à la discussion, Estelle ayant réussi à passer la douane et surveillant la scène, légèrement à l'écart, se verra alors elle aussi questionner, mais affirmera avoir son propre billet de continuation. Yann finira dans le bureau du capitaine qui capitulera en lui demandant d'avoir un billet de continuation pour la prochaine fois. Bienvenue à Bali !!! 

Nous sommes les derniers à sortir de l'aéroport. Il est 04h00 du matin quand un chauffeur de taxi très antipathique nous dépose dans un hôtel bon marché situé dans une rue sombre de Kuta. Il fait lourd et humide. La chambre est sommaire avec un lit dans la pièce et une salle de bain repoussante au sol verdâtre glissant. L'eau du robinet sent si fort que nous nous rincerons les dents à l'eau en bouteille. 

Nous sommes toutefois heureux d'avoir trouvé un toit à cette heure tardive. Nous retrouvons les bonnes et mauvaises habitudes du routard après ces quinze jours de confort à Darwin ! C'est sous l'air du ventilateur que nous nous endormons. 

A la découverte de la vie indonésienne.

Au réveil, nous nous rendons compte que nous sommes dans un "immeuble" typique avec la toiture étagée et arrondie comme on pouvait l'imaginer de l'Asie. Le petit déjeuner nous est agréablement servi sur une petite terrasse : crêpe à la banana et fruits, thé local. 

L'Indonésie étant réputée peu chère, nous nous rendons à la Poste afin d'expédier de gros colis. Kuta est une ville très touristique au sud de l'île de Bali avec de nombreuses échoppes colorées le long des rues étroites aux odeurs d'encens. Sur les voies principales comme dans les ruelles, les mobylettes sont reines... et constituent le principal moyen de transport. 

Un homme à l'extérieur de la Poste prépare des colis en découpant des cartons d'emballage Marlboro.Yann y dépose ensuite ses affaires et l'homme sort alors une balance de pesage manuelle ancienne. Il ferme ensuite le carton soigneusement avec la toile de jute qu'il coudra au final. Après toutes ces opérations minutieuses, il est temps de pénétrer dans la poste pour effectuer l'expédition. ! Les 7 kgs partiront par mer et arriveront dans deux mois. Nous déambulons dans les rues fortement semblables et avons comme l'impression que le retour à l'hôtel sera difficile. Nous croisons peu de personnes âgées ; étrangement les magasins et restaurants sont tenus par de très jeune gens. Nous déjeunons dans un restaurant et pour la première fois depuis bien longtemps nous prendrons un dessert : les prix sont bon marché ! C'est le moment de goûter aux spécialités indonésiennes : Sate chicken and Vegetables Currie. 

A l'extrémité d'une ruelle, l'océan bleu nous apparaît. Deux statues de pierre nous invitent à entrer sur une plage comme dans un temple. 

La plage est quasi-déserte ; seuls quelques vendeurs d'artisanat discutent entre eux dans l'attente du touriste. Les hautes vagues de l'océan Indien font le bonheur des surfeurs. Le long de la plage de nombreux cafés sont dans un style moderne et indonésien, tel le fameux Hard Rock Café avec ses façades sculptées de pierre représentant un éléphant sur une vague. Nous errons dans les ruelles dans l'espoir de retrouver notre hôtel.

Un va-et-vient de mobylettes nous frôlant nous oblige à rester vigilants. Finalement, ayant parcouru le maximum de ruelles possibles, l'hôtel se présente face à nous ! 

Quelques us : massage et arack.

Alors que nous nous reposons d'une nuit brève, une femme nous aborde sur le palier de notre chambre, nous proposant des massages. En 50 minutes, massage intégral pour 5 euros ! Estelle se laissera tenter la première ! Mais ne comptez pas vous endormir par ces massages plus que tonifiants ! . Etant situés dans un quartier qui bouge, nous passerons la soirée à faire les bars pour déguster les cocktails à prix si bas. Un groupe de rock, Rythm Voice, se produit et le chanteur prendra une bière à notre table le temps d'une pause. Un barman nous offrira ensuite sa tournée arrosée d'un verre de Arack, alcool de riz local. 

Dimanche matin : Yann a rendez-vous dans notre chambre avec Maria, une locale rencontrée la veille pour un massage intégral ! Yann aura droit au même supplice qu'Estelle la veille ! 

Découverte de la Péninsule de Bali en scooter.

Nous louons ensuite un scooter pour la journée. C'est ainsi noyés dans la cohue que nous nous rendons  sur la Péninsule de Bukit Nusa Dua. Nous ne quitterons en fait jamais vraiment la ville. Nous nous arrêtons pour admirer une statue très blanche et de grande taille représentant un homme sur son char tiré par des chevaux, combattant un autre homme dressé sur ses talons. 

Nous roulons une vingtaine de kilomètres sur une sorte de périphérique longeant des zones commerciales et habitations avant d'entrer à Bukit Hill. Il n'est pas facile de nous repérer du fait des petits et nombreux panneaux d'indications.

Nous entrons dans une sorte de parc où se succèdent à chaque nouveau secteur et au centre de chaque carrefour, des colonnes de pierres noircies surmontées de têtes d'animaux. 

A un rond point, un policier nous arrête. Nous pensons à un contrôle mais en fait il nous demande gentiment s'il peut nous renseigner sur la destination à suivre. ? 

Nusa Dua est réputée pour ses plages. Ici tout est aménagé pour le touriste avec petit centre commercial, restaurant et infrastructure à la plage. Mais l'estivant est étrangement absent. Nous nous laissons tenter par un déjeuner sur la terrasse d'un superbe restaurant où, en nous voyant arriver, la serveuse nous fera un rabais de 50% sur les prix affichés ! 

Nous stationnons ensuite le scooter  près de la plage avec d'autres deux roues.

Alors que nous marchons, à notre gauche une plage publique est fréquentée principalement par les locaux. De l'autre côté, un bord de mer pourvu de chaises longues, douches et toilettes pour les touristes. 

Un bruit nous fait lever les yeux  : un cerf volant rouge et noir vole au-dessus de nos têtes. Nous apercevons alors tout d'abord un homme tirant un fil, puis un peu plus en arrière, deux autres personnes sur ce même toron ; enfin, à l'extrémité de celui-ci, un dernier homme s'occupe du moulinet fixé au sol. Au total, quatre personnes pour contrôler ce cerf-volant qui finalement à proximité du sol, mesurera bien 4 à 5 mètres de long.

On peut régulièrement apercevoir ces lucanes dans le ciel de Bali. Cette activité est pratiquée autant par les plus jeunes que par les moins jeunes. 

En pénétrant sur la plage, une femme nous propose une nouvelle fois des massages. Il faut savoir que le massage est sur cette île une tradition et une expérience à vivre absolument. Nous nous baignons dans l'océan Indien : l'eau est chaude aux abords de la plage, voire trop chaude. Yann enterrera ensuite Estelle dans le sable afin de la remodeler ??? 

A notre départ, beaucoup de locaux sont sur le vert afin de discuter des parties de volley.

Nous rechercherons sur l'aire de parking notre mobylette perdue dans une multitude de deux roues. 

Encore plus près des locaux.

Nous roulons sur la Péninsule de Tanjung Benoa qui s'étend sur 4 kilomètres au Nord-Est de Nusa Dua. En fin de route, nous atteignons le village authentique de pêcheurs de Benoa, et admirons son port aux bateaux en bois de différentes couleurs. Alors que nous roulons dans les petites ruelles, les gens nous dévisagent, surpris de voir deux touristes en ce lieu retiré. Sur cet accul où quelques pêcheurs lancent leur ligne, nous voyons ici les premières personnes âgées de Bali qui nous semblaient bien rares à Kuta. 

Sur le chemin du retour, nous faisons une halte dans un restaurant local d'une petite ruelle sombre aujourd'hui encore difficile à resituer. 

Dans la nuit, nous regagnons Kuta en nous laissant guider par le flux de mobylettes et voitures. A Kuta, nous aurons bien du mal à retrouver la rue de notre loueur de scooter.! 

Nous faisons développer quelques pellicules photos dans un des ces nombreux magasins à l'enseigne Kodak ou Fuji. On peut y voir passer un gros appareil de développement actionné par un personnel jeune. Le développement en une heure ne vous coûte que 4 euros la pellicule de 36 ! Nous pourrons admirer le résultat devant un bon cocktail . 

Dans les ruelles se trouvent aussi d'innombrables boutiques qui proposent des copies de programmes pc, jeux playstation, cd musique, vidéos, dvd... entre 1 et 3 euros ! 

Halte culturelle à Denpasar.

Au petit jour, nous prenons notre dernier breakfast sur une terrasse, puis sur l'axe principal, un mini-bus répondant au nom local de Bemo ou Issoussou, nous emmènera à un des terminaux de bus de Denpasar distant de 25 kilomètres.

Comme la veille, nous changeons de ville mais restons toujours dans une sorte d'agglomération sans grande végétation. Nous avançons doucement freinés par une circulation dense. mobylettes et pollution sont bien présentes. 

A Denpasar, nous marchons avec nos gros sacs dans la ville à la recherche de notre hôtel. Nous aurons quelques difficultés à le trouver car les rues cette fois-ci ont été récemment rebaptisées ! Depuis notre chambre d'hôtel spacieuse, équipée de larges baies vitrées donnant sur une terrasse personnelle, nous avons la sensation d'être à l'orée d'une forêt tropicale. 

Denpasar est la capitale de Bali. Elle est composée de multiples rues et avenues, de petites maisons en briques rouges et d'immeubles gris ; elle abrite de nombreux lieux religieux, temples, statues, etc. 

Nous visitons le Museum Negui Propinsi qui ressemble à un temple en plein air à l'intérieur duquel se trouvent des demeures reliées entre elles par des allées et des courtils.

Des portes de pierres surélevées et accessibles par de petites marches donnent accès à chaque jardin. Dans chacun des abris, une pièce regroupe, sous verre, les objets traditionnels (costumes, masques, artisanat d'aujourd'hui et d'hier allant jusqu'aux outils utilisés il y a plusieurs milliers d'années). 

Nous nous dirigeons ensuite vers l'un des plus vieux temples de la ville datant du XIIème siècle, Pura Jagatnatha. Ce lieu renferme un monument en forme de tour en pierres grises haute environ de 10 mètres avec à son sommet un trône en or. Différents esprits sont représentés par une sculpture habillée d'un tissu léger selon les us. A l'entrée, un homme nous drape d'un sarong (sorte de paréo) en guise de jupe et nous fera une visite guidée du site, nous expliquant dans un anglais difficilement compréhensible le déroulement des deux plus grandes cérémonies de l'année (dont l'une se déroule en novembre), l'importance des esprits dans la culture hindoue, les types d'offrandes. Au final, une statue de Garuda, à la tête de dragon (mais qui sur un autre lieu aura un tout autre visage) symbolise l'indépendance de l'Indonésie en 1945 après la défaite des japonais et hollandais.

Nous traversons ensuite le Puputan Square où des enfants jouent au football. Le parc si calme prend dans le chaos de la ville, toute sa valeur. Le long du parc se situe la figure héroïque en pierre de Catur Mukha rendant ainsi hommage à la bataille suicidaire des Indonésiens face aux Hollandais au début du XXème siècle.

Nous flânons dans le marché de Pasar Badung. A l'entrée se trouve un parking de scooters identique aux parkings de voitures dans nos zones commerciales. Les odeurs des épices et piments se mêlent à celles des poissons et fleurs colorées. Le marché, composé d'une partie couverte et d'une autre en plein air, est imposant et vivant.

Nous dînons près du fleuve Sungai Badung dans un restaurant typiquement indonésien et où figurent sur la carte, des plats à base de grenouilles, crabes, pigeons, etc.

Nous nous promenons ensuite jusqu'au shopping, centre hébergeant un cinéma avec de nouveau, un imposant parking de scooter ; de petits commerces entourent un escalier central hors d'usage ; au second étage, nous accédons à la salle d'attente du cinéma à l'odeur de cigarettes où sont présents beaucoup de jeunes à la situation aisée.

Nous repassons par le marché de Pasar Badung mais cette fois-ci par ses stands qui longent le fleuve. Dans une petite ruelle sur le chemin du retour, nous passons devant un temple où répète un groupe de musiciens folkloriques qui nous rappellera alors la samba brésilienne mais au son plus dramatique.

Notre parcours pour Lombok .

Malgré le confort de notre spacieuse chambre, la nuit restera difficile sous le bruit incessant des mobylettes passant dans la rue principale. Nous quittons nos hôtes agréables et honnêtes pour rejoindre Ubung Terminal et ainsi trouver un bus pour nous conduire au port de Padangbai où un ferry relie Bali à l'île de Lombok.

Nous attendons quatre heures que le bus enfin complet, quitte le terminal de Denpasar ! Cette expectative nous rappelle alors l'heure africaine sauf qu'ici, ce sont des musulmans drapés qui se joignent à nous. Nous voyons alors nos premières rizières, carrés d'eau parcellés d'où de grandes feuilles vertes émergent. Des buffles guidés par leur maître travaillent la terre. Des cultures de riz en terrasses, d'un vert vif, sont visibles sur les collines.

Nous passerons 1h30 entassés dans le bemo pour réaliser 50 kilomètres.

A Padangbai sur le port, nous retrouvons l'agressivité des vendeurs et des « hébergeurs » nous déconseillant de prendre le ferry à cette heure tardive pour des raisons de difficultés de logement à notre arrivée sur l'île voisine.

Nous patienterons près de petits stands où s'accumulent jus de fruits, eaux, paquets de gâteaux, chips locales et cigarettes. Ces marchands, tout comme ce gros village, semblent vivre du transit des voyageurs empruntant les ferries qui font la liaison entre l'île de Bali et celle de Lombok.

Assis sur des bancs alignés, les passagers attendent face à une télévision surélevée. Nous sommes les seuls touristes étrangers.

A 18h00, le ferry débarque piétons, deux roues et camions. C'est dans cet amas de tôle rouillée que nous prenons place. Nous nous installons dans sa partie centrale couverte. Nous jouons aux cartes pendant que d'autres dorment, regardent la télévision brouillée ou discutent. Une femme masse son mari. Il y aura un va-et-vient incessant autour de nous, le temps nécessaire aux personnes d'assouvir leur curiosité en nous écoutant parler français et en nous observant jouer.

Assis derrière nous, un jeune d'une dizaine d'années proposera à Yann une cigarette. Ne connaissant pas l'anglais, il ne pourra pas converser avec nous, mais restera en notre compagnie le temps du voyage, très discret.

A 23h00, le bruit du moteur ralentissant et la corne de brume résonnant, nous atteignons le port de Lembak sur l'île de Lombok. 

A suivre..!!