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C'est l'un des plus
petits pays d'Amérique du Sud et aussi l'un des moins visité. Le
paysage, composé de prairies et de collines entrecoupées de ruisseaux
et de rivières, abrite boeufs et moutons. La
population d'origine italienne et espagnole, est regroupée pour
moitié dans la capitale Montevideo. Voyager dans ce pays, c'est
un peu faire un saut dans le passé malgré une protection
sociale et des plages enviables sur tout le continent.
ITINÉRAIRE
(5 jours) : Montevideo - Colonia - Buenos Aires - Santiago de Chili
"VOYAGE DANS LE TEMPS"

Montevideo
Je me réveille.une
fois de plus dans un bus. Je jette un oeil par la fenêtre et j'aperçois
un panneau qui signale la proximité de Punta Del Este. Je sais alors que
nous sommes tout proche de Montevideo car voici douze ans j'ai fais le
voyage entre ces deux villes a l'arriere d'un pick up. Punta Del Este
est la ville cotiere la plus cotée d'Uruguay et attire la haute bourgeoisie
sud americaine. Casinos, hotels et boutiques de luxe font le bonheur des
visiteurs aises. Punta Del Este est un peu a l'image de certaines villes
de la cote d'Azur. D'ailleurs l'ancien maire de Nice, Jacques Médecin
avait choisi cette ville lors de sa fuite voici dix ans.
Alors que nous
ne sommes plus qu'a une cinquantaine de kms de la capitale, notre hotesse
distribue le petit déjeuner. Elle n'a jamais souri depuis notre
départ et Jorge prend un certain plaisir a lui demander sans cesse quelque
chose.
Nous voici au
terminal international de Montevideo. Jorge doit prendre un bateau pour
rejoindre directement Buenos Aires, il me rappelle de le contacter dès
mon arrivée dans la capitale Argentine.
Il
est 9h00 du matin et j'arpente les rues de Montevideo a la recherche d'un
logement bon marche. J'ai l'adresse d'une auberge de jeunesse qui se trouve
non loin du centre et de la fameuse plaza independencia.
Ayant fait escale
dans cette ville douze ans plutôt, je reconnais quelques endroits et tout
de suite je suis étonné du peu de monde dans les rues. Je
traverse l'avenue de Julio, principale artère de Montevideo, quasi déserte
elle aussi.
La ville est pourtant
imposante, tout comme une capitale sud-américaine. Ses immeubles de style
espagnol, hauts et solides sont bien sombres.
Un
peu d'histoire....
L'Uruguay
est l'une des plus petites républiques d'Amérique de Sud. Elle est bordée
au nord par le Brésil, au sud-est par l'Atlantique et est séparée de l'Argentine
à l'ouest et au sud par le fleuve Uruguay, qui rejoint l'estuaire du Rio
de la Plata. Le paysage est composé de prairies et de collines entrecoupées
de ruisseaux et de rivière. La cote est bordée de plage. La
majeure partie de sa surface est destinée à
'élevage d'ovins et de bovins. Montevideo, le point le plus méridional du pays, compte plus de la moitié
de la population. Environ 90 % de la terre est bonne pour l'agriculture,
mais seuls 12 % sont exploités de cette façon. L'Uruguay est appelé "La
République Orientale" parce que le pays est situé sur la rive est du Rio
de la Plata.
Fondée entre 1724
et 1730, c'est la plus jeune des capitales d'Amérique.
Trois millions
de personnes en Uruguay. 90% de la population vit en ville et la moitié
d'entre elle a Montevideo.
Les trois millions
d'Uruguayens sont essentiellement Blancs, la plupart d'entre eux descendant
des immigrants, italiens, allemands et russes. Les Indiens ont été presque
totalement éliminés au cours des siècles, et l'on compte très peu de Noirs
et de métis. Plus de la moitié de la population vit à Montevideo, le reste
étant concentré le long du Rio de la Plata dans les départements de Colonia,
San José et Maldonado, et le long de l'Uruguay, dans les districts de
Soriano, Salto et Paysandu.
L'espagnol est la langue officielle, mais les gens qui vivent à proximité
de la frontière brésilienne utilisent un grand nombre de mots portugais.
l'Uruguay
est un des rares pays d'Amerique du Sud qui a une economie stable. L'économie
est fondamentalement agricole; les produits à
base de viande et la laine sont les plus importants.
Il y a aussi les produits laitiers qui sont destines à
l'exportation vers les autres pays sud-americains.
Cependant, les secteurs le plus important de l'économie sont les
industries de transformation du pétrole, charbon, produits chimiques,
textiles, biens d'équipements du transport et articles en cuir.
Le pétrole et le charbon sont importes pour la transformation et
pour la consommation interne. Les ressources minérales actuelles
sont peu abondantes et se limitent à
des matériaux de construction, minéraux
industriels et un peu d'or. Après avoir traverse une période
économique délicate au début des années 90,
le gouvernement uruguayen accepta le programme d'austérité
imposé
par le FMI. Depuis, les résultats
économiques
sont bons approchant un indice de croissance d'environ 5%/ Le pays est
membre du MERCOSUR, de l'Association Latino-américaine
d'Intégration
(ALADI) et de la Banque Américaine de Développement.
Ses principaux partenaires commerciaux sont l'Espagne, l'Argentine, le
Brésil,
l'Allemagne et les Etats-Unis.
Ou
se trouve la population !!....
Je
trouve enfin l'auberge de jeunesse, l'intérieur est spacieux, sombre
et il ne semble pas y avoir beaucoup de voyageurs. Je dépose mon
sac dans un dortoir et ressort aussitôt pour me rendre sur le port
en longeant les remparts qui se trouvent non loin de mon point de chute.
Une fois sur place
je m'aperçois rapidement que ce port n'a pas l'activité
digne de sa taille et de son passé.
Un peu plus loin,
une petite rue ou s'agitent du monde, attire ma curiosité. Cette
foule qui semble être composée de touristes fait le bohneur
des petits restaurants et commerces installes dans cette rue. Pourquoi
tant de monde ici ?
A proximité,
j'aperçois un énorme bateau de croisière, sans doute
la raison de cette foule.
Sur la plaza constitucion
, a lieu une brocante. Les objets exposes sont les mêmes que chez
nous. Pieces de monnaie, vaisselle, vieux jouets...mais ils proviennent
du pays ou des voisins sud américains. Sur cette place se trouve
"la ilglesia Matriz", plus vieille église de la ville que je visite.
Toujours ce calme et ce silence une fois a l'intérieur d'une église.
Non loin de Matriz
et toujours sur la place, le Cabildo. C'est un musée/archive ou
l'on peut voir de nombreux objets retraçant l'histoire de la ville
et du pays.
La ville fondée
en 1726 par l'Espagne est une réponse a la ville de Colonia, 150
kms plus a l'ouest et portugaise a l'époque.
Le héros
national est le général Artigas qui s'est battu contre l'espagne.
Après le siège du dictateur argentin Rosas entre 1838 et
1851, le port de Montevideo prend une place importante et beaucoup d'émigrants
arrivent d'Espagne et d'Italie début 20e.
Nombreux objets
fiançais figurent derrière les vitrines du musée.
J'emprunte
ensuite une des rares rues piétonnes de la ville. C'est pour ainsi
dire d'ailleurs les deux seuls endroits ou règne une animation.
Dans celle-ci, un jeune étudiant a la tenue soignée,
joue de la guitare pendant que son amie tient la caisse. Quelques dizaines
de personnes semblent s'être donné rendez-vous dans cette
rue pour flâner devant les quelques boutiques ou discuter, assis
sur un banc.
Le ciel s'assombrit
et je continue de remonter cette rue pour aboutir sur la Plaza Independencia.
La plus importante place de la ville abrite la statue du heros Artigas.
Le vent se leve et s'engouffre ou sort des petites rues qui donnent sur
cette place.
La pluie ne saurait
tarder et certains se hatent deja de trouver un abri ou rentrer chez eux.
J'ai a peine le temps de traverser cette place qu'une violente averse
s'abat sur Montevideo et finit de vider les rues deja bien vides. Seul
sur son cheval de pierre, le General Artigas reste insensible , grand
soldat qu'il a ete.
Je rejoins une
des arcades de la place, sous lesquelles se sont deja refugiees quelques
personnes.
Maria
la Colombienne...
De retour a l'auberge,
je rencontre Maria qui se prepare a manger dans la cuisine commune. Elle
est Colombienne et a quitte son pays il y a quelques semaines. Tout d'abord
je crois mal comprendre son histoire, mais c'est malheureusement ça,
Maria est en fuite avec son fils de dix ans apres qu'un groupe arme ait
fait irruption dans son village natal en Colombie et tue plusieurs personnes
dont ses proches ! Elle recherche un endroit ou travailler et etre a l'abris.
Première
soirée à Montévidéo
Le soir je marche
sur l'avenue 18 de Julio et recherche desesperement un endroit anime.
On m'indique finalement un centre commercial a quelques kilometres. Je
saute dans un bus qui m'y emmene en filant sur les larges avenues. Dans
ce petit shopping de trois etages circulaires, une foule deambule devant
les magasins encore ouverts a 21h00. Seule distraction dans cet
endroit, le cinema qui propose trois films. Je me decide pour "Barco Phantasma".
Un film fantastique que j'oublierai rapidement.
N'ayant pas sommeil
a la sortie du cinema, je remonte a pied les avenues jusqu'a mon
quartier, meme si il est deconseille dans les guides touristiques d'errer
dans cette ville la nuit. De toute facon il ni y a personne dehors ! En
fermant les yeux quelques secondes, on pourrait se croire dans la nature
avec ce silence.
Thérèse...la
suèdoise..
Ce matin je rencontre
Therese dans l'auberge de jeunesse. C e n'est pas la premiere fois que
je la vois. J'ai discute avec elle quelques minutes dans la guesthouse
de Rio avant de partir. Elle m'avait d'ailleurs donne quelques renseignements
sur Santa Catarina au Bresil.
Therese
est une suedoise de 26 ans qui etudie dans la ville de Conception au Chili.
Elle profite de ses vacances pour decouvrir un peu plus l'Amerique du
Sud. J'apprends que tout comme moi elle doit se rendre a Colonia apres
Montevideo. Nous programmons alors de nous y rendre ensemble.
Nous sommes dimanche
et le temps est au beau fixe, ca tombe bien j'ai prevu de faire un grand
tour de la ville a pied. De nouveau sur l'avenue 18 de Julio, Je passe
devant une rue dans laquelle se deroule une feria. C'est encore un genre
de brocante, mais cette fois ci une centaine de stands sont installes
et la foule presente rend le deplacement difficile dans cette rue.
Nostalgie...
L'ensoleillement
redonne un peu de vie a cette ville. Les immeubles d'architecture espagnole
paraissent moins sombres malgre un manque certain d'entretien. Il ni y
a pas de buldings modernes mis a part un ou deux sur la plaza independencia.
Les vieilles voitures
sont nombreuses et il est courant de voir des modeles des annees 40/50.
Les Uruguayens ne sont pas pour autant plus collectionneurs que d'autres
!
Malgre cette absence
d'activite et cette atmosphere quelque peu triste, il y a quelque chose
de seduisant et d'attirant dans cette ville. Ce cadre est nostalgique,
on ressent un passe charge et finalement il est agreable de visiter cette
ville sans une foule de gens dans la rue. Un peu comme Paris au mois d'Aout.
Apres 2h00 de
marche, je penetre dans le parc Jose Battlle y Ordonez. A la maniere du
bois de Boulogne on y trouve pres, foret, lac, fete forraine et meme un
stade centenaire. La aussi le manque d'entretien saute aux yeux.
J'approche de
cette fete forraine, incroyable ! les maneges datent bien de 50 ans. Le
circuit de voitures affiche des modeles tres vieux, la stucture usee des
stands est en bois et les peintures sont depassees. La plupart des maneges,
vides, auraient leurs places dans un musee europeen. Encore une fois il
y a quelques chose de nostalgique.
Le
stade centenaire...
J'arrive au fameux
stade. Un commissariat se trouve dans les murs de cette imposante
infrastructure sportive. Un policier m'informe qu'il est impossible
de visiter le stade le dimanche. A quelques dizaines de metres se trouve
une sculpture representant le Baron P. de Coubertin.
Il faut savoir
que ce stade a connu son heure de gloire au debut du siecle dernier lorsque
l'Uruguay organisa la premiere coupe du monde de foot en 1930..qu'elle
remporta. L'equipe la gagnera de nouveau en 1950.
Je longe la tribune
Colombes. Celle ci a ete baptisee ainsi en hommage au stade de Colombes
qui connaissait egalement son heure de gloire a cette epoque.
Le
zoo....
Un peu plus loin
se trouve le zoo de la ville, je decide de le visiter et surtout de me
rendre rapidement aux toilettes a l'interieur. L'envie pressante m'a fait
oublier que j'ai horreur de ces lieux. Dix minutes plus tard, apres avoir
vu l'elephant dans sa fosse, le tigre qui ne rugit plus, les singes excites
par les visiteurs qui frappent aux cages et quelques reptiles a l'etroit
au milieu d'une vegetation synthetique, je quitte cette ambiance morbide
et m'assieds quelques minutes sur un banc a l'exterieur du zoo. Un vieil
homme pauvre et use est assis non loin de moi. Je croise son regard un
court instant, ils me rappelle ceux que j'ai croise derriere les grilles
dix minutes plutot.
J'arrive ensuite
dans un quartier residentiel de la ville qui ressemble a notre 16e arrondissement
de Paris pres du Bois de Boulogne. Ce quartier donne egalement sur l'avenue
qui longe la cote. Ici ce n'est plus le centre ville de Montevideo. Les
immeubles sont plus recents, les murs propres, les voitures modernes.
Les plus fortunés doivent vivre ici !
Un
peu d'animation...
Je penetre dans
un centre commercial. Dans une des allees, une femme m'interpelle, et
me demande comment je vais !? elle me demande ensuite si je suis le francais
qui etait dans le bus Florianopolis/Montevideo deux jours plutot.
A l'exterieur,
sur la plage, se deroule un match de volley qui rassemble plusieurs dizaines
de personnes sur des tribunes assemblees a cette occasion.
Malgre la chaleur
et ses nombreux petits immeubles cotiers, la plage est malgre tout peu
frequentee. Surtout si je la compare aux plages bresiliennes !
Je longe cette
cote et arrive pres d'un theatre en plein air. Il y a beaucoup de monde
dans cette zone et il semble qu'un spectacle se prepare. On me confirme
que danses et chansons sont au programme ce soir.
Le soleil se couche
et je dois rentre afin de prevenir Thérèse que j'ai deux
tickets de bus pour Colonia, depart demain matin a 6h00 ! Je lui laisse
finalement un message et retourne au spectacle. Une fois a l'entrée, on
m'invite a escalader une petite coline afin d'assister au spectacle..avec
une meilleure vue.
Je rentre finalement
a l'auberge a 2h00 du matin. J'ai du mal a me lever a 5h30 et le bus ne
nous attendra pas.
Une fois au terminal,
nous prenons un petit dejeuner qui sera pour moi a base de Manjar. Je
recupere un peu de sommeil pendant le trajet qui dure 3h00....c'est à dire rapide !
Colonia (Uruguay)
17/02/03...
A
Colonia, Therese me propose alors de passer voir une amie qu'elle a rencontre
au Bresil et qui habite Colonia. Sa maison serait a deux minutes ! Effectivement
quelques minutes plus tard nous nous trouvons a l'adresse indiquee, face
a une tres belle et ancienne maison de couleur bordeaux. Pas la peine
de sonner, Florencia, son amie, nous precedait dans la rue et nous invite
a rentrer.
Florencia
et sa famille..
Florencia
a 23 ans et etudie la sociologie. Elle nous presente sa mere qui travaille
dans une ecole. Son frere qui a l'intention d'etre prof. comme Florencia,
mais en histoire. Avec son bouc, ses lunettes et fumant la pipe on lui
donne facilement plus de 25 ans.
La
mere de Florencia nous propose alors de rester dejeuner. Elle nous propose
aussi de nous faire une petite visite de Colonia en voiture car elle doit
aller chercher son autre fille qui dispute une partie de tennis. Durant
cette sortie je m'apercois que tout comme Montevideo, Colonia a ses beaux
jours derriere elle. De nombreux sites sont a l'abandon et fermes. Toutefois
la pauvrete est moins presente et la proximite de Buenos Aires qui est
a quelques heures de bateau ne doit pas y etre etrangere.
Nous
longeons une arene de corrida, fermee elle aussi, mais cette fois ci apres
que le gouvernement ait interdit cette activite dans le pays.
De
retour a la maison, Therese et moi avons juste le temps d'aller chercher
une bouteille de vin et quelques patisseries.au dulce de leche. Entre
temps le pere de famille est rentre de son travail pour dejeuner chez
lui. Il s'apercoit donc qu'une suedoise et un francais vont faire partie
du repas aujourd'hui.
Nous
nous connaissons depuis une heure a peine et deja l'ambiance est familiale.
Au
cours du repas, la famille nous fait part de la crise qui touche le pays
depuis plusieurs annees. Cette crise est liee en grande partie aux problemes
economiques du voisin Argentin. Ils attendent des jours meilleurs meme
s'ils reconnaissent ne pas etre les plus touches.
Ils
nous parlent egalement de la position de l'Uruguay sur la scene internationnale.
Celle-ci est souvent neutre car le pays ne semble pas avoir un grand pouvoir.
L'Uruguay semble etre oublie de tous et donc a l'abris de represaille
ou autres problemes.
Découverte
de Colonia....
Nous
partons a la decouverte de cette petite ville historique et authentique
avec comme guide Florencia.
Colonia
est a 3h00 de Buenos Aires par mer. Cette position strategique va faire
de Colonia, portugais a l'epoque, le fournisseur principal de contrebande
apres le decret de l'Espagne interdisant toutes importations ou exportations
directes depuis Buenos Aires (voir histoire Argentine). En 1762
et apres plusieurs annees de conflits et beaucoup de batailles, Colonia
est aux mains de l'Espagne.
Le
vieux quartier en bord de mer est magnifique. Les rues a l'ombre des platanes
sont toutes pavees, les petites maisons coloniales de pierres sont entretenues.
Les quelques commerces ont su respecte aussi cet heritage. Forteresses
et remparts bordent la cote de ce quartier.
Nous
allons ensuite visiter le vieux theatre Bastion Del Carmen. Florencia
nous fera decouvrir ses sous-sols et plusieurs passages secrets interdits
au public.
Au
pied du Faro (phare), nous assistons au coucher de soleil sur le Rio de
la Plata.
Nous
projetons avec Therese de prendre le ferry de 5h00 demain matin, qui nous
emmenera a Buenos Aires. Florencia nous propose aussitot de dormir
quelques heures dans un appartement qu'ils possedent a deux pas du ferry.
De
retour a la maison historique de florencia, nous sommes presentes aux
amis du fils. Ceuc ci tout comme lui font des etudes dans l'optique d'etre
proffesseurs. Les jeunes etudiants discutent dans le jardin tels des philosophes.
A ce moment je repense aux intellectuels qui ont prepare les revoltes
contre l'Espagne 200 ans plutot.
Sur
ce continent de nombreux pays sont encore sous controle de dictateurs
soutenu par l'armee. Peut-etre que l'on fait plus confiance au soldat
qui s'est battu a l'epoque pour libere le pays qu'aux bureaucrates souvent
accuse ce corruption.
Nous
allons ensuite avec Therese assiste au coucher de soleil, assis au pied
du Pharo (phare).
Puis
nous passerons une partie de la nuit a discuter en compagnie de Florencia,
sur le square anime de la petite ville.
Départ
en ferry...
A
3h00, Therese me reveille dans l'appartement familial. Nous longeons une
derniere fois les trottoirs de Colonia. Nous passons devant la maison
de Florencia et deposons dicretement le jeu de clefs dans la boite aux
lettres.
Une
file d'attente au ferry nous indique que nous ne serons pas les seuls
a traverser le Rio de la Plata ce matin.
En
montant sur ce bateau, nous passons un poste de douane. Le passage de
frontiere le plus facile de puis le debut du Tour du monde.
Nous nous installons tout d'abord sur deux fauteuils etrangement libres autour d'une table dans une salle pleine a craquer. Quelques temps
plus tard, la television au dessus de nos tetes s'allume et je me rend
compte alors que Bruce Willis ne parle pas dans ses films mais hurle !
Nous quittons donc nos deux fauteuils et rejoignons une petite salle vide
aux cloisons de verre. Quelques voyageurs sont deja couches sur la moquette
qui recouvre le sol. Nous en faisons de meme et rejoignons rapidement
a notre tour les bras de morphee.
Buenos Aires
(Argentine) 18/02/03...
A
7h30, ce n'est pas Therese qui me reveille mais un passager craignant
que l'on nous oublie alors que nous sommes amares a l'un des quais de
Buenos Aire depuis un bon moment. Zut j'ai loupe le lever de soleil sur
cette ville de puis le Rio de la Plata.
Je
debarque a Buenos Aires pour la deuxieme fois mais cette fois ci par la
mer tel un immigre italien ou espagnol du debut du siecle dernier.
Je
me rappelle des vers chantés par Carlos Cardel,
Mon
Buenos Aires chéri, lorsque je te reverrai,
je n'aurai plus de peine et d'oubli.
Je trouve un petit hotel dans le centre
a proximite des deux rues pietonnes, tandis que Therese se rend dans le
quartier de la Boca ou elle a l'adresse d'une guesthouse recemment ouverte.
Guesthouse
et backpackers sont plutot rares sur ce continent compte tenu des bas
prix pratiques par les hotels.
L'hotel
n'est pas des plus modernes, mais il est authentique et rappelle le glorieux
passe de Buenos Aires.
De
plus le couple sexagenaire est tres sympathique.
Ayant
un peu de sommeil de retard je m'endors 2h00. Au reveil je pars reserver
une place de bus BA/Santiago dans une de ses nombreuses compagnies du
terminal international de B.A. J'ai alors devant moi quatre jours pour
apprecier encore une fois cette ville.
Aujourd'hui
il fait tres beau et je decide de me rendre dans le parc 3 de Februaro.
Cet immense parc donne l'impression d'etre dans le bois de Boulogne.
Le
soir je vais flaner dans les deux rues pietonnes. Quelque soit l'heure
ou le jour, il y a toujours de l'animation dans ces deux rues. Je vais
voir "Nocia Bianca" avec A Pacino et R Williams. Une reprise je crois
!?
Ce
matin, plus matinal, je me retrouve rapidement dans les rues de la capitale.
Je me rappelle alors de Jorge rencontre dans le bus Florianopolis/Montevideo
qui m'a laisse son numero de telephone, je l'appelle et nous nous fixons
un rendez vous dans la journee. je retrouve ensuite Therese dans
un de ces tres beaux café de Buenos Aires, pour y prendre le petit dejeuner
ensemble. Beaucoup de cafés historiques de la ville sont classes et beneficient
d'une aide financiere de la ville. Mon petit dejeuner sera a base de dulce
de leche bien sur.
Je
vais ensuite visiter le musee national qui se trouve dans le quartier
de San Telmo. Beaucoup d'objets et peintures retracent l'histoire du pays.
Une salle est dediee aux soldats argentins morts au combat durant la guerre
des Malouines.
On
peut egalement y voir la façade et l'interieur de la maison du heros national,
le general San Martin lorsque celui ci a fini ses jours a Boulogne sur
Mer (voir histoire Argentine).
Je
marche a present dans San Telmo. Visiter ce quartier, c'est remonter
le temps. Parcourir ses ruelles aux trottoirs etroits, aux anciennes maisons,
aux cafes pleins de nostalgie, permet de revenir au Buenos Aires d'hier,
lorsque la ville n'etait qu'un gros village.. Il est etroitement lie a
l'histoire de la ville puisque c'etait le passage oblige depuis le centre
(Place Mayo) et le port.. Jusqu'a la fin du XIX siecle, cet ancien quartier
fut habite par les familles les plus notoires de Buenos Aires., mais en
1871 une epidemie de fievre jaune s'abattit sur la ville, les familles
de ce quartier emigrerent alors vers le nord, l'ouest et plus specialement
dans le quartier Recoleta. Une fois l'epidemie passee, les grandes residences
furent louees par quart aux immigres qui arrivaient alors en masse dans
le pays. Actuellement, le quartier est reconnu comme le reduit historique
de la ville et on y trouve de nombreux restaurants, centres nocturnes
pour ecouter et danser le tango. Une multitude d'antiquaires et de galleries
d'art. On peut acquerir des objets anciens qui vont des sculptures et
de l'argenterie aux livres ou disques en passant par de vieilles affiches,
monnaie, instruments de musique.
Ces
vieilles boutiques sont pleines a craquer, surement un signe de la recente
crise.
Retrouvailles
avec Jorge...
Il
est bientot 17h00 et je dois retrouver Jorge. Apres avoir rapidement remonter
la tres longue rue pietonne Florida, je parviens a mon hotel. Jorge est
deja la. Il est sur son 31 ! costume cravate et imper sur l'avant bras,
il est deja comme a son habitude en pleine conversation avec le proprietaire.
Ce que l'on remarque tout de suite dans le caractere de Jorge, c'est sa
facilite a rentrer en contact et a discuter.et facilite est un faible
mot.
Jorge
a du mal a couper court a la discussion avec le patron de l'hotel qui
nous suit. plus nous nous rapprochons du pas de la porte et plus les echanges
sont rapides comme deux vieux amis qui allaient se quitter alors que 20
minutes plutot ils ne se connaissaient pas.
Une
fois dehors, Jorge me propose de me faire visiter son quartier, La Recoletta.
Ce n'est pas le plus ancien, mais surement le plus chic.
Pour
s'y rendre nous passons devant le ministere des parcs nationaux. Jorge
se rappelle alors qu'il a une affaire professionelle en cours avec eux.
Nous nous retrouvons alors dans un bureau de cet immeuble imposant. Apres
s'etre presente a l'un des employes, celui ci va prevenir alors une charmante
jeune fille de notre presence qui se dirige aussitot vers nous. Apres
quelques mots echanges concernant son affaire, Jorge me presente alors
a elle et lui indique que je suis francais, je realise un tour du monde
et j'ai ecrit un article sur le parc national de la Terre de Feu. La jeune
fille s'interresse et me demande plus d'informations a propos de cet article.
Tout
en lui repondant, je croise le regard de Jorge qui semble plus satisfait
du contact qu'il vient d'etablir entre elle et moi que par son affaire.
Je
realise alors que j'ai du lui parler furtivement de cet article durant
le trajet de bus voici une semaine. Sacre Jorge !
Je
laisse finalement a la jeune fille mes coordonnees et l'adresse du site
web ou est present l'article.
De
nouveau dans les rues de Recoletta, nous longeons d'imposantes batisses
a l'architecture europeennne et plus precisement parisienne. Sous certaine
entrees d'immeuble en arcades se trouve une enorme porte en fer forge.
Les fenetres sont tres hautes. Ce quartier qui date de la fin XIX habrite
aussi plusieurs parcs.
Devant
une de ces énormes portes, deux gardes en civils surveillent les entrées
dans le bâtiment. Jorge s'avance alors vers l'un d'eux, se presente, présente
son ami francais qui fait un tour du monde (moi), et demande d'entrer
dans cette enceinte. La réponse du garde est evidemment positive et nous
voila dans un hall de cet immeuble qui appartient apparement au
gouvernement. Dans une des cours, il me montre du doigt une sculpture
qui ressemble a une figure de proue. Il me precise que la tete, absente,
se trouve au musee du Louvre a Paris.
En
ressortant de l'immeuble, Jorge echange quelques mots avec l'un des gardes
et aborde le sujet delicat de l'entente avec le voisin Chilien. Il prend
meme position en bon argentin qu'il est ! aie..le garde lui informe qu'il
est chilien ! Jorge se rattrappe habilement et tout comme le proprietaire
de l'hotel tentera de prolonger la discussion avec Jorge.
Nous
voila repartis en direction de l'hotel le plus luxueux de B.A. Jorge se
presente a l'accueil et s'informe de la presence d'un ami qui a une suite
dans l'hotel ! Je commence a me sentir un peu mal a l'aise avec mon jean
et mes basket. L'ami n'est pas la ! Nous faisons tout de meme une petite
visite de ce palace ou les couloirs sont recouverts de tapis rouges, les
murs de toiles reputees et de miroirs, les plafonds retiennent d'emormes
lustres...
Jorge
me raconte quelques histoires personnelles le concernant lors de
receptions dans les grandes salles de cet hotel.
Un
peu plus tard nous nous retrouvons dans une rue bordee de boutiques de
luxe et de cafes mondains.
Parfums
et grands couturiers francais sont presents. Tout en ayant un doute, je
lui parle de la caracteristique des carres de soie Hermes qui seraient
tous uniques. Nous passons justement devant la boutique Hermes et il me
propose avec un son sourire malin d'aller chercher la reponse a l'interieur.
Auparavant il me precise qu'il n'interviendra pas car il est francais
comme moi et ne parle pas espagnol !
Nous
voila dans la boutique, la vendeuse ne met pas longtemps a reconnaitre
mon accent et me repondra parfois en francais avec un accent qui la fera
bien rire. Pour ceux que ca interresse, les carres de soie Hermes sont
bien uniques !
...L'eglise
Nuestra Senora Del Pilar a ete construite en 1732, l'histoire raconte
qu'elle fut le refuge des indiens infideles au gouvernement. En bon croyant..Jorge
se signe a l'entrée et a la sortie de l'eglise.
A
proximite de l'eglise, le cimetiere ou repose Evita.
Nous
allons ensuite dans un grand café mondain, ou je prendrai un café accompagne.de
dulce de leche.
Il
est presque 21h00 et je dois retrouver Therese ! Jorge m'accompagne a
une station de bus. Une accolade, je quitte mon copain Jorge. C'est vraiment
un drole de personnage, un jeune homme de 70 ans qui prend plaisir a entrer
en contact avec les gens. Plus la prise de contact parait difficile et
plus cela lui plait. Mon bus demarre et Jorge s'eloigne sur le trottoir
en me faisant signe.
Mon
bus file maintenant a bonne vitesse sur la plus large avenue du monde,
l'avenida de Julio.
Je
retrouve Therese et nous filons dans un bar a tango. Le groupe qui s'y
produit sera plutot a tendance jazz.
Nous
passons une partie de la nuit dans cette bonne ambiance, a boire de la
biere et a se refaire le monde. Le patron que nous aurons bien fait rire
nous offrira un poster de son bar !
Je
me retrouve a 5h00 du matin dans un taxi qui me ramene a l'hotel, les
rues sont vides et calmes. Les oiseaux commencent a chanter. J'ai alors
conscience que ce sont les derniers moments dans cette ville si attachante.
Les places se succedent, les lumieres des lampadaires defilent au dessus
du taxi.
Le
chauffeur n'ayant pas de monnaie et moi non plus, il passera plus de temps
a trouver un commerce pour faire la monnaie qu'a me ramener a l'hotel.
Ballade à San Telmo...
Ce
matin j'ai prepare mon sac que je laisse dans une petite piece de l'hotel.
Je
parcours une derniere fois le quartier de San Telmo, Therese vient de
craquer sur un vieil accordeon fabrique au debut du siecle dernier dans
cette ville. Le prix n'est pas eleve et l'accordeon est l'instrument par
excellence du tango !
J'apprends
par un mail d'Estelle qu'il y a un probleme de reservation sur le vol
qui nous doit nous emmener a Auckland dans quelques jours. J'ai peut-etre
le temps de voir quelqu'un a l'agence Quantas avant de partir ! J'arrive
malheureusement 5 minutes a pres la fermeture !
Il
me reste une heure pour rejoindre le terminal de bus. Je passe prendre
mon sac a l'hotel. La femme du proprietaire me prend dans ses bras et
m'embrasse. Je fais ensuite de nouveau des adieux, cette fois ci a ma
gentille copine suedoise Therese.
Départ
pour Santiago...
Mon
bus sort du terminal a 20h00, ma voisine n'est pas tres bavarde et du
coup je me concentre sur le televiseur qui diffuse "Blade II". Pas besoin
de traduire !
Arrivee
a 10h00 a Mendoza, ville etape avant Santiago. Nous avons juste le temps
de changer de bus.
Je
m'endors aussitot installe. A mon reveil le bus est arrete sur le bas
cote de la route dans une zone desertique de la Cordillere des Andes.
J'apercois par la fenetre une partie des passagers qui sont sortis et
qui discutent a l'exterieur.
Panne
dans le desert...
Je
sors a mon tour, le capot arriere du bus est ouvert ! pas bon signe !
Je me renseigne..une courroie a casse.
J'en
profite pour faire connaissance avec mon voisin et quelques passagers
dont un jeune couple d'etudiants chiliens.
Nous
parlerons entre autre, du cas Pinochet. L'avis de la population du Chili
est vraiment partage sur l'ancien dictateur. Certains l'on subit, d'autres
en pensent du bien et disent qu'il est à l'origine de la très
bonne santé économique du pays.
Malgre
cette situation sous cette chaleur, les paysages restent sublimes. Les
montagnes sont multicolores, du rouge au vert, avec les sommets blancs
de neige.
Nous
attendons maintenant depuis plus d'une heure, qu'arrive un bus de Mendoza
de la meme compagnie. Notre ancien bus va rester la plus longtemps que
nous.
De
nouveau installe, mon voisin a place sa petite fille Camilla a mes cotes.
Elle a 8 ans, est assez timide mais a le visage tres expressif. Elle me
prete un premier livre, Frankestein ! apres avoir relu l'histoire
d'un des premiers clones litteraires, Camilla me propose de changer d'epoque
et de domaine en me pretant cette fois ci "les trois mousquetaires".
Son
pere me presente ensuite la famille...sur son camescope, la maman et les
freres de Camilla sont restes a la maison. Le petit ecran affiche des
scenes recentes de ski au sud du Chili, la ou ils habitent.
Nelly,
un rang plus loin, est une femme de 50 ans qui a choisi de vivre a Santiago
pour la proximite de la mer, des montagnes et du climat tempere.
La
bonne humeur regne dans ce bus malgre les trois heures de retard !
La
route serpente entre les hautes montagnes de la cordillere. Le stewart
me montre quelque chose du doigt par la fenetre, c'est l'Aconcagua. Cette
fois ci le temps est degage, et la plus haute montagne du continent americain
se devoile de toute sa hauteur.
Nous
arrivons a la frontiere. Le passage au Chili a cet endroit est des plus
stricts. Nous devons sortir du bus avec nos affaires et defiler devant
des policiers. Je sympathise avec une suedoise. Celle ci craint pour les
nombreux paquets de cigarettes presents dans son sac. Nous passons finalement
sans probleme.
Santiago de
Chili (Chili) 21/02/03...
Nous
arrivons a Santiago a 21h30 au lieu de 17h00.
Les
passagers saluent et remercient le chauffeur malgre 4h30 de retard.
Je
salue a mon tour mes compagnons d'un jour. Ca rapproche 24h00 dans un
bus !
Le
temps de changer quelques devises et j'ai juste le temps d'attrapper le
dernier metro dans la station dix metres plus bas.
Je
descends a la station Santa Anna. Il me faut dix minutes ensuite pour
rejoindre l'Indiana Hotel. La femme de permanence cette nuit me reconnait.
Elle me donne une chambre d'une personne pour le prix d'une place en dortoir.
Je
file ensuite prendre des nouvelles de notre vol fixe demain soir.
J'apprend
par un mail, qu'Estelle a contacte notre fournisseur de world ticket,
qui a lui meme contacte personnellement Quantas et que tout est tout est
arrange. Good job Bibiche.
Je
vais voir pour la deuxieme fois "le seigneur des anneaux". Quand on aime
on ne compte pas, et puis deux fois ne sont pas de trop pour comprendre
une v.o en anglais sous titree en espagnol.
Derniere
journee en Amerique du Sud...snif....
Derniere
journee en Amerique du Sud !!! Je me suis leve de bohneur et je me ballade
dans les rues pietonnes. Il fait chaud et il y a beaucoup de monde dehors
ce Samedi. Devant une boulangerie je ne peux pas resister au manjar qui
me fait signe !
Un
concert spectacle se prepare sur la Plaza de Armas. Je monte une derniere
fois sur le mont Cello, d'ou la vue sur une partie de Santiago est des
plus belles.
Je
recherche quelques livres a acheter sur la ville, mais il semble que les
librairies soient fermees le Samedi.
De
nouveau sur la Plaza de Armas, je trouve difficilement une place sur un
des nombreux bancs de cette place.
Une
derniere fois encore je fais partie de cette ville. Les peintres....les
joueurs d'echec...
En
rentrant a l'hotel je passe a la caserne, mais les amis pompiers de la
permanence de nuit ne sont pas la. Je reste cependant discuter avec l'un
des pompiers presents, et je laisse finalement un message aux autres.
Je
rencontre a l'hotel un couple d'Australiens qui doit se rendre tout comme
moi a l'aeroport ce soir. Nous faisons finalement la route ensemble dans
un taxi.
Aeroport
internationnal Maipu.....
A
l'aeroport internationnal Maipu, il y a foule.
Dans
la file d'attente d'enregistrement des bagages, je m'apercois que beaucoup
de regards sont diriges vers un voyageur isole au guichet 1ere classe.
Deux jeunes filles s'en approche pour se faire prendre en photo a ses
cotes. Il me semble avoir déjà vu cet homme mais je ne peux pas mettre
de nom sur ce visage. Je me renseigne, c'est le chanteur d'INXS.
Mes
bagages sont maintenant enregistres, impossible de faire demi tour et
encore moins lorsque je serai dans la zone d'embarcation.
Apres
cinq mois passes sur ce continent, j'ai l'impression de quitter une terre
que je connais depuis toujours et qui va me manquer....jusqu'a la prochaine
fois.
La
population si amicale, la nature si genereuse et les villes si attirantes,
vont me manquer. Mais de nouvelles aventures m'attendent. A commencer
par les retrouvailles avec Estelle. Dans un couloir de la zone d'embarcation,
je l'apercois au milieu du va et vien de voyageurs. Elle est facilement
reconnaissable, elle tient du bout de bras notre tente bleue. Quelques
heures auparavant elle etait encore a Rio. Elle me cherche du regard en
tournant sur elle meme. Amuse, je laisse une minute s'ecouler avant de
m'avancer. Ca y'est on s'est retrouve, apres de gros baisers, nous filons
prendre un verre et nous raconter cette quinzaine chacun de notre
cote.
Nous
continuons d'arroser nos retrouvailles dans l'airbus A340 de la compagnie
Lan Chile, équipée des derniers gadgets electroniques et
qui nous emmene a Auckland en Nouvelle Zelande ou nous allons encore découvrir.
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