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Le
pays dispose d'une nature à l'état sauvage et également d'une des sept
merveilles naturelles du monde :
les Chutes Victoria. Les 19 parcs nationaux sont de réels sanctuaires
de la vie
sauvage,et représentent la plus vaste étendue réservée à la vie
sauvage en Afrique.
ITINERAIRE (7 jours) : Chipata - Lusaka - Livingstone - Chutes Victoria
"SUR LES TRACES
DE LIVINGSTONE"
Chipata
Dans
les locaux militaires, à la frontière entre le Malawi et
la Zambie, nous attendons notre visa de 25 US dollars pris sur place en
dernière minute.
Nous
sollicitons une famille d'Anglais pour nous installer derrière
leur pick-up et ainsi atteindre Chipata, première ville zambienne
après la frontière.
De
là nous rejoignons la gare routière où un bus pour
Lusaka, distante de 800 kilomètres, et en instance de départ.
Le bus étant complet, on nous en refuse l'accès. Mais devant
notre insistance, le contrôleur, finalement, nous acceptera sur
le large emplacement du boîtier de vitesse. Nous sommes sept à
être positionnés là où normalement il n'y a
personne ! Pendant ces sept heures de bus, les rares pauses ne seront
pas suffisantes pour dégourdir nos muscles endoloris. La nuit ne
nous laisse entrevoir de la Zambie que ses feux de forêts nombreux,
ainsi que vélos et Africains se mettant au fossé pour nous
laisser place. En guise de distraction, nous visualisons la cassette des
derniers championnats du monde de boxe 2002 avec Mike Tyson.
Lusaka
Au final, une lueur blanche à l'horizon nous rappelle que nous
arrivons dans la plus grande ville de Zambie, Lusaka.
Le lendemain matin, nous partons à la découverte de la capitale
: les boulevards sont clairs, animés, facilement identifiables
et surdimensionnés par rapport à la circulation. C'est la
ville la plus moderne que nous visitons depuis notre début de parcours.
Pubs, fast food, buildings, gare et marchés donnent du mouvement
à ses rues.
Malgré le côté plaisant, le seul intérêt
culturel reste le musée national : peintures de qualité
et variées, sculptures expressives de l'art africain. A l'étage,
expositions relatives à l'histoire et aux traditions : La Rhodésie
du Nord (actuelle Zambie), a été découverte par des
explorateurs portugais dans les années 1790. A cette époque,
le marché de l'esclave bat son plein. Dans les années 1850,
David Livingstone, à la recherche de sa route pour l'intérieur
de l'Afrique, espère pouvoir introduire le christianisme afin de
combattre ces horreurs. A partir de 1924, le gouvernement anglais à la main mise sur le pays. Ce n'est qu'en 1964, que la Rhodésie
du Nord deviendra indépendante et prendra le nom de Zambie. 
Le musée présente les trois républiques et met en
valeur, bien évidemment, le gouvernement de Chiluba au pouvoir.
Après
quelques jours à la capitale, nous décidons de rejoindre
Livingstone par le train. A notre surprise, nous bénéficions
d'une cabine de deux couchettes, peu hygiéniques mais existantes
! Notre voisin, un Egyptien aux murs un peu floues, nous glisse
dans la conversation qu'il aime l'Afrique pour ses diamants et le troc...
Le train se met en route, les locaux sur le quai tapent les mains des
voyageurs en guise d'au revoir. Puis, subitement, une main agrippe les
lunettes de vue sur le visage d'Estelle : première "agression",
premier vol !
Il est apparemment très diffiçile de trouver le sommeil
dans les trains africains : de fortes secousses nous basculent d'un côté et de l'autre de la couchette.
Linvingstone
A
8h00, le lendemain matin, nous arrivons à destination.
Nous
pénétrons dans Livingstone, capitale touristique du pays.
La ville doit son nom au célèbre Docteur qui a découvert
les fameuses chutes situées à dix kilomètres de la
ville et que nous sommes impatients de découvrir. Le premier quartier
que nous traversons pour atteindre l'artère principale, est composé
de maisons de types coloniales reposant sur de grands terrains. Nous emboîtons
ensuite le pas sur l'avenue principale bordée de palmiers qui nous
fait penser à une ville d'anciens pionniers. Nous apprécions
déjà cette ville qui nous semble paisible.
Le temps de déposer nos sacs à la guesthouse et nous nous
empressons de rejoindre les Chutes Victoria appelées localement
Mosi-ou-Tunya.
Après
nous être acquittés de dix US dollars, nous pénétrons
dans le parc : à l'entrée aucune chute à l'horizon, mais au loin un grondement se fait entendre. On aperçoit
un nuage semblant faire corps avec la forêt. Les petits sentiers
aménagés nous mènent au plus près du précipice. L'eau est prestigieuse dans sa chute de 90 mètres. Sur 1,7
kilomètres d'étendue, la vue humidifiée, offre un
espace de contemplation impressionnant. La sensation de puissance présente
ici est difficilement exprimable par des mots. La rivière Zambezi
sépare les deux pays Zimbabwe et Zambie et à cet endroit
ce sont des tonnes d'eau qui tombent littéralement dans ce gouffre.
Sur
notre chemin, Yann semble reconnaître deux voyageurs croisés
un mois plus tôt à bord du ferry de Zanzibar. C'est effectivement
bien ce couple d'Anglais/Américaine, Sheinal et Latina, aussi nous
continuerons tous ensemble la visite de ce site.
Nous
dégotons un petit chemin qui nous mène au cur des
Chutes et au niveau de l'eau. Nous prenons place à l'abri d'un
rocher contre lequel se fracassent les rouleaux. Nous y restons un long
moment.
A
notre retour en ville nous retrouvons Sheinal et Latina à leur
guesthouse. A cette occasion nous rencontrons deux Anglais de Yorkshire,
Christina et John, qui traversent l'Afrique en vélo. Ofra, notre
copine israélienne, est à nouveau présente ! Sheinal,
Latina, Ofra et nous, décidons de réaliser ensemble une
journée de rafting sur la rivière Zambezi.
Rafting sur la rivière Zambezi (Chutes Victoria)
Ce
jour arrivé, un camion récupère les participants.
Au petit-déjeuner, premier briefing sur les mesures de sécurité
et consignes de "navigation". Nous empruntons à nouveau
ce petit chemin qui nous mène au cur des Chutes. Une fois
dans l'eau un nouveau briefing sur les canots! Nous sommes neuf rafts
qui représentent trois agences : dans cette situation la solidarité
passe avant la concurrence commerciale ! C'est, groupés que nous
amorçons les 21 rapides. Quatre kayaks de sécurité,
les "safety", sont là pour récupérer rapidement
les personnes expulsées des canots. Notre guide, Petrus, nous apprend
quelques techniques de base : " forward team, forward please",
"get down on the middle"....
C'est à la deuxième tentative que nous passons le premier rapide,
qui est l'un des plus virulents. En pole position, nous attendons les
suivants dans un esprit de sécurité et de solidarité. Nous assistons au renversement total d'un canot qui ne reprendra pas
la voie, la plupart des embarqués ayant été choqués.
Nous réalisons que nous avons eu finalement de la chance ! Après
chaque rapide, un passage au calme nous permet de nous remettre de nos
émotions et d'apprécier le cadre qui nous entoure. Notre
guide nous présente avant chaque rapide, ses caractéristiques
comme par exemple : " Washing Machine, force 3.5". Lorsqu'on
passe un rapide d'un niveau élevé, la consigne "get
down on the middle" nous impose de nous agenouiller à l'intérieur
du raft et de tenir la corde de sécurité, deuxième
ami après notre guide! Ce qui n'exclut pas la possibilité
d'être éjecté... Ainsi Sheinal tombera le premier
à l'eau, suivi d'Ofra qui restera un long moment la tête
sous l'eau malgré la rapidité des safety à venir
à sa rescousse.
Dans la descente du rapide n° 5 nous apercevons subitement , face
à nous dans la rivière, un visage qui ressemble étrangement
à celui de notre guide. Aussitôt nous nous retournons
et constatons son absence à bord !
Instinctivement,
nous ramons pour le repêcher ...
Aux rapides n° 7 et 9, nous ne sommes pas autorisés à
descendre en canot, les rapides étant jugés trop dangereux
par les compagnies.
Dans la seconde partie des rapides que nous attaquons en début
d'après-midi, nous apercevons quelques crocodiles lézardant
sur les rochers des abords...La journée de rafting se terminera
par la remontée d'une falaise à pied, suivie d'un pique-nique
collectif.
Le
soir à notre retour à la guesthouse, nous échangeons
nos sensations avec un Américain (travaillant en tant que volontaire
dans un petit village de Zambie), Micah et sa sur (venue lui rendre
visite) Jessica, qui partagent notre dortoir et qui auront rafté
ce même jour.
Le lendemain matin nous allons saluer Sheinal et Latina qui partent rejoindre
l'Afrique du Sud en avion. Quant à Ofra, elle se voit dans l'obligation
de retourner à Lusaka, ayant oublié de faire son visa et
ne pouvant le réaliser à la frontière, du fait de
sa nationalité.
La veille de quitter Livingstone, Yann a la lourde tâche de couper
les rastas d'Estelle qui dataient de deux mois...
Puis
nous visitons le musée de Livingstone qui résume l'histoire
de la Zambie ( politique, faune...). Nous trouvons quelques documents
et objets ayant appartenu au Docteur Livingstone. Le lendemain, après
une semaine passée à Livingstone, nous nous apprêtons
à rejoindre la Namibie en mini-bus, quant au petit-déjeuner
deux allemands, Michael et Frédérika (qui travaille à
l'agriculture pour le gouvernement de Namibie) nous proposent de faire
route avec eux jusqu'à un village de Namibie proche de la frontière.
La
Zambie présente des attraits touristiques que nous n'aurons pas
visités (parcs, Copperbelt...) car notre objectif était
d'atteindre les chutes Victoria via Lusaka et Livingstone. Ce petit séjour
à Livingstone aura duré plus longtemps que prévu
du fait de notre état de santé. Mais il aura été
agréable ici, de nous reposer dans un lieu si serein.
Nous repartons avec l'esprit chargé d'histoire et les yeux chargés
d'images grandioses que nous offrent encore les Chutes Victoria.
Prochaine étape la Namibie, tellement différente de ses voisines de
part son désert et ses ethnies : est-elle aussi vraie et africaine
qu'on le préjuge ?
Estelle
et Yann
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