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CAPITALE :Port-Vila
SUPERFICIE :12200 km2
POPULATION : 192910 hab.
DEVISE :Vatu
LANGUE :Bichlamar, français, anglais
RELIGION :Christianisme

CARNET DE VOYAGE AUX ILES VANUATU
(16ème étape)


Composées d'îles volcaniques et de forêts luxuriantes, l'archipel de Vanuatu est le siège d'oiseaux tropicaux.L'archipel de Vanuatu regroupe 83 îles. La population est composée de 94 % de Mélanésiens, de 4 % de Polynésiens, de 1 % d'Européens et de 1 % de Gilbertiens.

ITINERAIRE (12 jours) : Port Vila - Paunangisu

"RETOUR AUX SOURCES"

Un peu d'Histoire.
Nous revenons des îles Vanuatu plus connues sous leur ancien nom Nouvelles Hébrides lorsqu'elles appartenaient à un condominium entre la France et l'Angleterre. Depuis 1980, date de leur indépendance, les îles prirent le nom de Vanuatu Islands.
Port VillaElles se situent près de la Nouvelle Calédonie et au nord-est de l'Australie. L'île d'Efate est composée de 50.000 habitants soit ¼ de la population de Vanuatu Islands. Elle est la troisième plus large île de Vanuatu (73 km de long et 37 km de large). Son pic le plus élevé, le Mont MacDonald est à 647 mètres d'altitude.
Efate fut découverte en 1774 par James Cook lors de sa seconde expédition dans le Pacifique. D'autres explorateurs tels que Pedro Fernandez de Quiros en 1686 (Portugais au service de l'Espagne) ou Louis Antoine Bougainville, le Français, en 1766, découvrirent réciproquement Banks Islands, et Maewo et Pentecost Santo.
En 1860, les Européens majoritairement anglais, s'installèrent et développèrent la production de coton. En 1870, les francais s'implantèrent, profitant de la baisse du coton. A l'époque du condominium, la répartition de la population était de 2.000 Français, 1.000 Anglais, 65.000 Islanders.
En 1940, La France étant sous occupation allemande, les Anglais reprirent le contrôle de Efate au niveau administratif. Deux ans plus tard, les Etats-Unis installèrent alors leurs bases militaires.
En 1970, Efate fut le centre du mouvement de l'indépendance de Vanuatu. Incapables de gérer communément ces révoltes, Français comme Anglais furent devancés par le pouvoir local, aidé des soldats de la Papouasie - Nouvelle-Guinée. Les dernières révoltes pour l'indépendance eurent lieu en 1980 sur les îles voisines à Santo et Tanna, alors que Efate resta calme. On apprit alors que la France joua sur deux scènes, aidant ainsi secrètement les sécessionnistes.! Depuis 1980 les îles Vanuatu doivent ainsi subvenir elles mêmes à leur besoin, isolées et coupées de tout aide européenne.
Notre première nuit à Port Vila.
Après 3h20 de vol depuis Sydney, nous atteignons Port Vila. Sur la piste de nuit, à la sortie de l'avion, la chaleur nous coupe le souffle. A la recherche d'informations, nous parlons français ne sachant trop quelle langue est majoritairement parlée ici. Finalement, l'anglais semble être là aussi le langage le plus compris. Un taxi nous dépose ensuite à un hôtel où ne trouvant pas de propriétaire (il est plus de minuit.), nous décidons de dormir sur la terrasse. C'était sans compter les moustiques qui nous obligeront à nous replier dans la salle à manger en milieu de nuit ! C'est ainsi que nous trouverons les propriétaires une heure plus tard. Nous finirons la nuit dans un bon lit spacieux avec ventilation et moustiquaire !


A la découverte de la capitale.
En peu de temps nous ferons le tour de Port Vila. Port Vila, capitale de Vanuatu, est composée d'une rue principale au bord de l'océan Pacifique, sans grand charme et sans couleur. Nous nous rendons sur l'île Iririki pour louer un Hobbit 4. Nous ferons le tour de cette île ; Yann à la barre saura contrer les vents pour ainsi ne pas dessaler !

A pied, nous nous promenons aux alentours de la ville et passerons près d'habitations faites de tôle sur des chemins de terre. Un instant, nous nous asseyons sur un trottoir et assistons à un théâtre de rue où sont réunis une centaine de spectateurs.
Puis, recherchant désespérément une ambiance exotique (chemises à fleurs, colliers de coquillages et poissons frais sur le port) et vu le coût élevé de la vie dans la capitale et les prix d'avion exorbitants pour rejoindre les autres îles, nous partons à la recherche d'un bateau. Il existe bien un bateau de marchandises qui fait la navette entre les îles. Pendant deux jours, nous compterons sur cette opportunité. Mais hélas un cyclone rodant au large de la Nouvelle-Calédonie, le bateau repoussera son départ à une date indéterminée.

Nos Premières gorgées de Kava.
Le soir, oubliant cette solution, nous cherchons une place pour boire le Kava ! Cà nous rappelle notre propre rituel, aux odeurs d'anis avant dîner, avec quelques cacahouètes. Tous les soirs, la pause Kava rassemble les hommes autour d'une buvette. Il s'agit d'une préparation à base de racines de plantes qui produit un effet très relaxant et des yeux livides. La tradition veut que l'on avale cette boisson avant dîner et durant le coucher de soleil à certaines occasions seulement. Aujourd'hui, c'est devenue la boisson des hommes pour chaque soir car finalement, à répétition, on en devient dépendant.
Nous la testons accompagnés d'un local.
A la recherche de plus d'authenticité. à Paunangisu
Fuyant Port Vila, nous avons donc décidé de partir vivre dans un village au nord de l'île de Efate à Paunangisu afin d'entrer en contact avec les locaux. Dans le bus local qui nous mène au bord de l'île, un homme nous raconte une récente histoire : deux villages se sont entretués et des actes de cannibalismes ont eu lieu. A la vue de tous ces gens que nous croisons dans les villages traversés et qui nous repèrent parmi les autres personnes dans le bus, tout d'un coup un doute énorme nous envahit. Mais la route se poursuit et le dernier village se présente ; nous tentons notre chance.


Notre installation au village.

PaunangisuPaunangisu se trouve en bord de mer de forêt tropicale. A notre arrivée dans le village de Paunangisu, on nous a fortement conseillé de demander l'autorisation de camper au chef du village car là-bas, on vit encore à l'ancienne époque et il y a encore des tribus avec des chefs qui se battent. Lorsqu'un homme est tué par une autre tribu, la tribu apporte des cadeaux (viande et artisanat) à la famille du décédé pour compatir à la perte de l'homme... Nous avons eu un peu peur de devoir affronter un monde hostile, mais le chef, rapidement près de nous, nous a souhaité la bienvenue et nous a proposé d'installer notre camp près de l'océan Pacifique à proximité de villageois. Paunangisu est composé de 700 personnes réparties dans plusieurs villages. Nous nous retrouverons à participer à la vie d'une cinquantaine de personnes. Nous avons vécu avec la communauté pendant 8 jours.
La première nuit, nous n'avons pas suivi les conseils des villageois, préférant poser notre tente idéalement en bord de mer. Toute la nuit, nous avons prié pour que notre tente ne s'envole pas, car le fameux cyclone Erikan qui sévit dans le Pacifique aura ces effets ici !
Dans le respect des règles, nous participons à la vie de la communauté.
Le rythme de vie est différent et suit le rythme du soleil et de la nuit, très doucement : lever à 5h30 pour les travaux manuels avant qu'il ne fasse trop chaud. Les enfants (ceux dont les parents peuvent payer l'école) vont à l'école jusqu'à 15 ans maximum (école de 8h à 15h30), les autres enfants aident aux tâches journalières qui sont différentes s'ils sont garçons ou filles. Les filles lavent le linge dans les bassines dans la cour intérieure de leur cabane puis aident à la cuisine, vont à la cueillette dans le bush de fruits et légumes et réalisent des sacs et tapis faits de feuilles de bananiers par exemple. Les garçons, quant à eux, participent au nettoyage du jardin et vont à la chasse et à la pêche, mais ne font jamais la lessive, vaisselle ou ménage. En général, les hommes ont la vie belle comparée à celles des femmes qui subissent quelque peu l'autorité des hommes.
Nous avons nettoyé nos affaires sales et les hommes ont été très surpris de voir Yann laver ses propres vêtements... les femmes sont restées à nous regarder pendant le lavage, très curieuses.
Nous sommes reçus par la population comme des membres de leur famille. Fred, le frère du chef du village aura pour consigne de répondre à nos besoins. Il nous ouvrira sa maison, ses toilettes primaires, sa salle de bain située dans un cabanon, et composée d'une bassine vide et d'une bassine d eau. (mieux vaut ne pas avoir les cheveux longs si vous voulez pouvoir totalement les rincer.). Fred nous montrera alors un tonneau en fer rempli d'eau de pluie ; ce qui nous permettra de remplir nos bouteilles quotidiennement.

Cueillettes de fruits et préparation des repas.
Nous avons participé aux tâches journalières, aidant à la cueillette de naos (fruits se rapprochant de nos pommes sans pour autant en être) dans les arbres fruitiers, triant les fruits pour la vente aux marchés locaux et rapportant les fruits du bush au village, dans des sacs en équilibre sur nos têtes. C'est un art que de pêcher, cueillir ou aller à la chasse, cuisiner et aussi faire des tapis ou des sacs, des bracelets de coquillages.
Nous avons mangé avec des familles chaque jour et aidé à la préparation de repas : manioc en légumes avec une sorte de chou-fleur local, poisson ou porc, fruits fraîchement cueillis (papaya). Les gens mangent un seul plat, complété par des fruits ramassés en journée. Il nous arrivait d'acheter des boîtes de thon et du pain local, produits qu'ils n'avaient pas les moyens de s'offrir et, parents comme enfants, se jetaient sur cette nourriture qui pour nous est si banale en France !
Les enfants nous ont rapidement adoptés.
Au retour de l'école, les enfants s'empressaient de nous rejoindre alors que ceux qui ne pouvaient se payer l'école passaient une grande partie de la journée avec nous.Ils nous apportaient des fruits tels que des bananes, pamplemousses, naos, noix de coco de trois sortes, sortes d'amandes, avocats ; ici tous les fruits et légumes sont deux à trois fois plus gros qu'en France. Les enfants ne connaissent pas les sucreries ou chocolats car n'ont pas les moyens de s'en acheter. Aussi, ils vont à la cueillette et pêcher, se faisant cuire à leur retour poissons et crustacés (crabes, coquillages...) produits de leur pêche.
A leur hameçon, ils accrochent un crustacé qu'ils ont fait préalablement sortir de sa coquille en sifflant. Ils peuvent passer des heures à pêcher et ne revenir qu'avec 2 ou 3 poissons : cela s'appelle la patience maximale que nous ne connaissons pas dans notre société. A chaque fois, ils nous faisaient déguster fièrement leur "récolte" même si à côté de nous, ils étaient affamés !
Les enfants nous ont emmenés pique-niquer sur l'île voisine en suivant les horaires de la marée, à pied, l'eau jusqu'aux genoux.
Tous blacks, surpris de notre couleur blanche, ils n'ont pas cessé de nous toucher les cheveux et la peau, rigolant, très timides et toujours très souriants. Ici, si un enfant fait une bêtise, les autres enfants le disputent. La discipline est de rigueur entre eux et ils ne connaissent pas la désobéissance. Dès que les mères appellent leurs enfants, ils reviennent tous très vite pour travailler, souvent ils doivent garder leur frères et sours, veiller sur eux. La vie en communauté a des valeurs très fortes de respect et d'écoute que nous avons tendance à oublier en Europe.

De 13h à 16h30, c'est l'heure de la sieste et les hommes et femmes se reposent sur des tapis artisanaux sous des baobabs. Pas la peine de les déranger à ce moment de la journée, aussi nous partions alors jouer avec les enfants tentant d'apprendre leur langue locale, le Bishlama fortement lié à l'anglais. Ici, tous les enfants dès leur plus jeune âge apprennent l'anglais à l'école du village et le parlent bien mieux que nous !!
Un samedi soir à Paunangisu.
Un samedi soir, nous sommes invités à la fête du village, organisée pour collecter des fonds afin de reconstruire une des quatre églises du village. Sur une estrade abritée, un homme semble tout d'abord parler de Dieu. Les gens, principalement femmes et enfants (les hommes étant au Kava.), sont assis sur de longs bancs en bois, écoutant la parole divine ! Dans une cahute derrière, des femmes servent à dîner, plat de viande et riz que nous apprécierons. L'ambiance se met progressivement aux rires et à la musique. Un homme annonce les chanteurs qui se présentent, hommes et femmes, qui participent activement, individuellement ou en groupe, jeunes ou âgés ! Le public est bon joueur, moqueur, souriant, s'exclamant d'admiration.Le groupe s'enchaînent pour le plaisir des locaux, tous courageux de s'afficher ainsi devant leur voisin !
Le présentateur nous dédicace une chanson très douce interprétée par la femme la plus âgée du public qui nous demandera de venir danser sur ses paroles. Les femmes de l'assemblée se joignent à nous, et c'est un grand succès !


C'est dimanche, jour de la messe.

MesseLe lendemain, nous sommes invités à l'église par le chef du village. Sous le bruit des cloches, nous pénétrons dans l'église, rejoignant les enfants qui finissent leur messe pour poursuivre avec la nôtre. Estelle prend place sur les bancs de gauche proches des femmes ; quant à Yann, ce sera sur les bancs de droite avec les hommes !
En attendant l'arrivée du curé, les femmes lancent successivement un air de musique immédiatement repris par des voix féminines et celles des enfants. En deux rangées de quatre personnes, des hommes et femmes se positionnent assis à gauche et à droite de l'estrade du curé. L'un d'entre eux est le chef du village. Il fait alors un discours d'entrée et nous présente. Ce n'est qu'après que le curé prend la parole pour des discours religieux. En milieu de messe, les enfants sont invités à quitter les lieux.
Pour cette occasion, les femmes ont mis leur plus belle tenue.
Après deux heures de messe, nous nous retrouvons tous dehors, à nous serrer la main.
Après-midi bibliothèque avec les enfants.
Comme chaque dimanche après-midi, les enfants se rendent à la bibliothèque afin d'emprunter un livre pour la semaine qui arrive. Nous les suivons. Nous apprenons alors par une charte relative à la vie au village, la répartition des rôles entre hommes, femmes et enfants, du lundi au dimanche. Les femmes ont pour tâche le ménage, les repas, s'occuper des enfants, lavage, aider à l'église, réaliser des tapis pour la vente au marché de Port Vila. Le rôle des hommes est le jardinage, le nettoyage extérieur, l'aide à l'église et, étrangement. temps libre pour le kava ! Celui des jeunes filles et des jeunes hommes est basé sur l'école de 8h à 15h30, église un soir par semaine, sport, aide aux tâches d'adultes selon le sexe.
Ainsi la répartition des tâches selon le sexe est de rigueur. Nous prenons connaissance de la structure hiérarchique : n'est affiché officiellement qu'un seul chef (alors qu'officiellement, il semblerait exister un rival), deux assistants et secrétaires, les responsables de pôle (Water supply, Food supply, Church, Education, Health). Environ douze personnes sont inscrites nominativement avec leur titre. Il y a une réunion mensuelle inter communautés et d'autres internes au village afin de vérifier la bonne exécution des travaux et définir les projets.
Les espoirs de la communauté.
Les hommes ont été très fiers de nous dire que leur chef avait vendu l'île voisine à un Américain pour faire un hôtel. En compensation, ils auront le droit d'aller sur l'île et espèrent bien trouver du travail avec le tourisme. Mais au risque que dans quelques années, le village perde sa gentillesse et son écoute, dénaturé par l'argent apporté par le touriste. Très pauvres, ils vivent de produits uniquement locaux et naturels ; ainsi en travaillant pour les blancs, ils espèrent bien accéder à une vie plus matérielle et plus facile...
C'est l'heure du départ.
A 6h00 du matin au village, une partie des habitants sont présents pour notre départ en nous disant qu'ils regarderont le ciel pour voir l'avion passer à l'heure où le soleil sera au-dessus de leur tête.
Nous nous éloignons tristement du village à l'arrière d'un pick up en faisant de grands signes d'adieux. Certains habitants et enfants sont postés pour nous le long de la route. D'autres que nous n'aurons pas le souvenir d'avoir rencontré, nous feront également de grands signes.
Le chef du village fait arrêter la camionnette pour nous saluer, nous remercier de notre visite et de notre participation, nous précisant que nous serons toujours les bienvenus et que la communauté se souviendra toujours de nous. C'est très émouvant...


Nous avons rencontré ici les gens les plus chaleureux de notre tour du monde.


Mais l'aventure se poursuit vers les routes de la Tasmanie : Quelles nature et population allons-nous découvrir ?


Le tigre de Tasmanie a-t-il réellement disparu ??

Vous avez apprécié ce carnet ? merci...

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