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Voyage Grece et Turquie
 

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GRECE - TURQUIE

Fethye, son port et sa mer Egée….

A Fethye, de la station de bus, nous reprenons un bus local pour nous déposer près du port. De la, nous recherchons une guesthouse à budget réduit avec vue sur la mer…après plusieurs tentative, nous finissons dans une chambre dominant le port et la mer encaissée dans une petite vallée…Nous découvrons ce soir les rues commerçante près du port ainsi que les nombreux bateaux réservés principalement à la location touristique. Nous achèterons pour notre première soirée sur ces lieux, de la feta, des tomates et des olives noires avec une bouteille de vin rouge de Pamukkale et dînerons tranquillement en amoureux sur la terrasse de notre chambre….Finalement, nous prendrons un dernier verre à la terrasse animée de Banana Café.

Le lendemain matin, nous recherchons les meilleurs opportunités de découvertes des lieux. Nous comparons alors les prix des compagnies maritimes pour aller visiter Rhodes, l île grecque non loin des terres turques, ainsi que les tarifs pour un tour de bateau sur les douze îles voisines, spécialités de Fethye.
L après-midi, nous le passerons sur la côte à Oludeniz, petit village touristique éloigné de 10 km environ. Un mini-bus local nous dépose face à la mer, là où de nombreux parapentes atterrissent. Du fait de la promiscuité touristique trop élevée, nous nous évadons dans les eaux de la mer Egée. Celle-ci est très salée et avec étonnement, nous n aurons pas besoin de beaucoup de mouvements pour nous maintenir à la surface. Chaude, elle nous ne rafraîchira pas du climat extérieur…
C'est par une sangria que nous supprimons finalement le goût du sel…

Le soir, de retour sur Fethye, nous réservons deux place en bateau express pour Rhodes, le lendemain matin. Un restaurant clôturera la soirée : Thierry appréciera les excellents calamars alors que dans le bassin à nos côtés, des canards commencent leur nuit…

Journée grecque à Rhodes…

A 6h30 le réveil nous rappelle notre programme…A 7h30 nous sommes devant l agence de voyage pour présenter nos passeports puisque les formalités douanières doivent être réalisées avant le départ de notre 'overcraft'ferry.
La lenteur administrative retardera notre départ…1h30 de trajet sur mer agitée et nous voici à Rhodes. L'île grecque est propre, historique, belle…Estelle vexera une vendeuse en lui demandant si réellement toutes les îles grecques étaient passées à l Euro…

Nous visitons le château principal malgré les nombreux touristes ainsi que les ruelles de la ville. Toutes sont formées de maisons en pierre comme dans nos petits bourgs de provence. Plantes rampantes aux murs, fleurs de couleur rose-bordeau…nous ressentons l ambiance paisible qui coule sous les portes des familles grecques…Dans une place cachée, un petit chat couché sur un mur près d'un biberon attire notre attention…Nous découvrons alors un petit restaurant où nous dégusterons du Rézina, vin local blanc légèrement sucré avec un goût de résine, accompagné d une salade grecque aux belles olives noires….Estelle se remémore alors ses vacances passées avec Titziana à Amorgos, deux années plus tôt…

A notre retour en ferry à 17h00, de fortes vagues obligeront le capitaine à ralentir et nous arriverons tardivement à 19h15 à Fethye. Pendant le trajet, de nombreuses personnes durent courir aux toilettes pour mal de mer…Un nouveau coup de tampon sur notre passeport et nous revoici en Turquie….
Le soir, nous dînons dans un restaurant en terrasse, d une salade turque cette fois-ci…

Journée relaxante à la visite des douze îles voisines en bateau…

Une nouvelle journée nous appelle : la visite bien connue des douze îles avoisinantes…Nous sommes un peu mitigés quant à cette expédition : nous avons peur que cette activité soit uniquement touristique et donc étouffante à nos yeux…Dans un bateau à moteur et à voile, nous serons 40 personnes, dont de nombreuses familles. A l avant du bateau, nous profitons de bains de soleil tout en contemplant les côtes et en découvrant les îles….De nombreux ancrages nous permettent de nager dans une eau claire, limpide et chaude….un repas barbecue-salade aura lieu après un ancrage difficile du fait d un fort vent….
De retour à 18h00, nous nous promenons et réalisons notre petit marché puis négocions une moto 600 XT Yamaha bleue pour le lendemain.
Le soir, nous profitons de notre terrasse personnel pour prendre un agréable dîner composé d'olives, tomates et feta….

A la découverte du sud ouest de la Turquie …en moto…

Nous partons dans un premier temps visiter la Butterfly Valley, réputée pour ses paysages verdoyants encaissés dans une vallée…Hélas, au fur et à mesure de notre avancée, la seule route devient bientôt inaccessible pour un deux roues à cause de la couche épaisse de gravillons…Nous arriverons tout juste au village de la vallée, Faralya avant de faire un demi-tour, direction cette fois-ci, Saklikent Gorge. A Tlos, petit bourg perdu dans l intérieur des terres, nous visitons les ruines d un temple, ses arènes, l Acropolis et le Théâtre.

Alors que nous poursuivons notre route vers le sud, un jeune garçon vend ses figues au bord de l' accotement et nous lui en prendrons un kilo. La police interviendra alors en klaxonnant ; l adolescent n ayant pas le droit à la vente ainsi….La route est faite de graviers posés sur du goudron et notre avancée est lente…

Nous atteignons en début d après midi, Saklikent Valley : des chutes d'eaux importantes occasionnent des cours d eaux vives, laissant place à un rafting de non-initié. Nous nous baignons alors seuls dans cette eau glacée avant d entamer un fish-and-chips au niveau du cours.

Encore plus au sud à Leeton, site classé par l Unesco, nous découvrons des ruines des deux côtés de la rue, une ancienne église, des temples et un théâtre.
Nous recherchons en vain le site de Xanthos aussi réputé pour ses ruines historiques. Suite à une mauvaise direction, nous arrivons à Patara, enclave près de la mer développé aujourd'hui comme lieu de villégiature. Le droit d'accès au bord de mer étant payant, nous le refusons et rebroussons chemin pour nous diriger finalement vers Kalkan.
Kalkan est un beau village de pêcheurs très typique tout au sud ouest de la Turquie, très paisible. Après une ballade sur le port, nous faisons une halte dans un café en terrasse.
A 19h00, le temps nous rappelle à l ordre et nous oblige à reprendre la nationale en direction de Fethye. De nuit, sur une route au sol irrégulier, nous bataillons contre de nombreux insectes….
A Fethye, nous nous renseignons sur les horaires de bus pour un départ le lendemain matin vers Hierapolis-Pamukkale.
A la gare routière, nous achetons notre repas du soir, un Gozleme, sorte de crêpe fourrée aux fromage frais et aux herbes….fatigués, ce dernier pique-nique sur notre terrasse de chambre fera bien l'affaire !.

Découverte de la blanche et lumineuse Pamukkale

A 9h00 ce matin, un bus nous transporte à Pamukkale, plus précisément Denizli, en 5h00.
Trois jeunes locaux discutent avec nous pendant le trajet, nous expliquant les lieux à découvrir et les meilleurs moments…L un d entre eux appellera Thierry, 'The Style Man'….
A la gare de Denizli, nous refusons toutes les propositions des locaux pour nous emmener à Pamukkale, situé à 18km, et en profitons pour déjeuner d un excellent shish kekab…dans le pays, à la différence de la France, les kebabs sont sans sauce et sans frite et donc plus sains…

Puis un bus local nous déposera dans la rue de notre guesthouse de notre choix à Pamukkale…La première guesthouse ne nous offrant pas des prix satisfaisants, nous allons rendre visite à sa voisine….A Melrose pension, c est une famille qui nous accueille agréablement…

Nous avons l après-midi pour profiter de la ville et le lendemain. Nous décidons dors et déjà de réserver notre bus pour le lendemain soir auprès d un vieil homme qui nous offrira le thé nous remerciant de lui faire confiance (ces seuls clients sont les locaux, son lieu de travail est une petite cabane en coin de ruelle avec une inscription des transports écrits en gros à la main sur un panneau extérieur…).
Nous achetons ce soir là un pendentif en coquillage à la mère d Estelle qui, durant nos dernières conversations téléphoniques, n aura pas cessé de nous mettre en garde contre les coquillages et les cailloux interdit à l exportation, suite à un fait d actualité sûrement très diffusé aux journaux de 20heures…Nous avons l'impression dès notre première visite, que ce village, avec ses trentaines d hôtels incomplets, est le résultat même d un village qui aujourd'hui ne vit plus que du tourisme et qui donc se meurt….on sent la tristesse sur les visages que nous croisons….

Le soir, nous dînons à notre guesthouse en compagnie de voyageurs du monde…une soirée typique turque spécialement conçue pour les touristes a lieu...Nous nous éclipsons…

Le lendemain matin, à 7h30, nous prenons notre petit déjeuner turc fait comme à l habituel, de tomates et concombres coupés en rondelles, de fromage frais et de miel, ainsi que d olives noires…A 9h00, nous sommes sur le site de Pamukkale, appelé aussi ruines de Hiérapolis.
Nous marchons dans les formations de calcium, pieds nus sur tout le site protégé par l Unesco. Des terrasses en hauteur de la ville sur les collines sont blanches de calcium, et parfois, remplies d eau, même si elles ont tendance à se tarir au fil des décennies…Le site est éblouissant sous le soleil et entre en contraste avec le cadre naturelle de la vallée plutôt sèche et jaunie par le soleil….Une piscine d eau chaude naturelle à l intérieur d un site couvert contient les vestiges de l histoire : nous nous baignons entre les colonnes romaines couchées à nos pieds et les arrivées d eau nous massent le dos. Ce Spa appelé Travertine Pools est très visité et nous nous sauvons avant l heure du déjeuner….

Il nous faudra six heures pour découvrir ce gigantesque site à travers les ruines d un théâtre, d anciens temples, etc.…Les touristes sont nombreux et la descente se fera pour le retour en file indienne, toujours pieds nus…Les locaux restent le long du chemin de Hiérapolis dans les écoulements d eau chaude, les eaux du site ayant pour vertu le rajeunissement…

De retour en milieu d après-midi à la guesthouse, nous nous baignons dans la piscine de la maison et prenons un encas 'assiette de fruits frais, raisins, melons et pastèque'. Des locaux en vacances avec leurs enfants nous offrent une part de cake….Puis, nous nous dirigeons à notre minuscule agence de bus pour 18h. Là, le vieil homme nous fait accompagner par un enfant de dix ans à la grande route pour arrêter le bus local. Celui-ci nous dépose finalement à la gare de Denizli où nous partons pour 12heures de transport de nuit afin d atteindre la Cappadocia au petit matin…
Nous retrouvons dans le bus quatre françaises d origine turques venues en redécouvrir leur pays natal…
La nuit se voudra longue sur un terrain de mauvaise qualité, des arrêts répétitifs pour changement de chauffeur ou vérifications techniques… et un éclairage incessant dans le bus….décidément rien ne vaut les bus d Amérique du sud !…le chauffeur commet une infraction de la route qui lui vaudra d être arrêté par la police…et de négocier un bakchich !.

Une semaine devant nous pour découvrir la Cappadocia…

Une première journée à la découverte de Gorème

A 6h00 ce matin, nous voilà sur la place de Gorème à la recherche d un hôtel….Après plusieurs guesthouses visitées, nous optons pour SOS Pansion, chambre dans une cave de roche blanche très locale. Le changement de climat est net : 17 degré au petit matin…
Gorème est un petit village très typique de roches blanches où les habitations parfois troglodytes ont été construites suite dans des roches en forme de cheminées. Différentes vallées constituent cette région. Les français l appellent la 'Vallée des Phalus'. Ces roches sont la résultante de deux éruptions volcaniques par deux volcans différents, situés à plus de 100 km au sud ouest et au nord est de la Cappadocia ; aujourd'hui, les volcans ne sont plus actifs. Il reste difficile de se représenter l ancienne ère…

Dans l'attente de la libération des premières chambres, nous profitons d un petit déjeuner copieux. A midi, il est temps pour nous d'aller découvrir le musée Open Air. Le Musée est en fait un territoire de roches blanches protégé et entretenu avec à l intérieur des caves, maisons anciennes troglodytes, églises…Nous marchons plus d une heure dans ce site avant d aller visiter une église excentrée où l'homme à l'entrée nous offre une grappe de raisin...Nous discutons avec lui en compagnie de deux australiens d'une soixantaine d'années très intéressants…Sur le chemin, nous achetons quelques CD locaux dont le dernier sorti de Tarkan….

De retour au village, nous prenons un encas dans une pâtisserie et dégustons alors les spécialités turques au miel…

Nous dînerons le soir dans un restaurant de Kebab et discuterons avec les deux serveurs, deux allemands amoureux de la région et venus parfaire leur connaissance de la langue turque.

Journée au Festival annuel international d Hacibektas…

Pour les trois prochains jours, nous avons loué un scooter et c'est ainsi que nous gagnons Hacibektas à plus de 60 km de Gorème. Ce festival très religieux a lieu en mémoire au fondateur, leader spirituel de l ordre chrétien, Hacibektas. Aujourd'hui ce festival qui se veut international attire nombreux turcs croyant en un dieu chrétien (100 000 personnes sur les trois jours) et se veut très politique. Il est étonnant de rencontrer ce type d'évènements dans une société à 90% musulmane….La force de l'ordre est bien présente. Pour ce dernier jour, le festival est très discret même si quelques prémisses de manifestations ont lieu. Nous sourions en voyant l activité des policiers : ils achètent ceinture et autres vêtements sur le marché local, font leurs emplettes, déjeunent….Dans le musée, les locaux touchent intensément les monuments religieux, les murs, les tombes …Dans la salle des fêtes, une pièce de théâtre se joue, avec si peu de mouvement que nous quittons rapidement la salle, des danses, chansons et poèmes se succèdent…Dans une rue, des moutons sont stockées, tous contre un mur tentant de se cacher de la chaleur…Du dessus du mur, un homme achète un des moutons quand d autres les achètent en direct et repartent dans la rue avec leur mouton sous le bras…A Hacibektas, nous achetons un dessin du Ché sur papyrus ainsi qu une chaînette pour Estelle…
Du fait du peu d ambiance, un peu déçus car peu compréhensibles pour nous, étrangers, nous repartons sur Avanos, un petit village de poterie.

La route que nous empruntons est en construction (mais il nous semble que c'est souvent dans le pays…) et nous oblige à manger de la poussière …Avant d atteindre le village d'Avanos, nous longeons une zone industrielle où se situent des entreprises de tuiles, parpaings, aglos, briques….La poussière est transportée par le vent jusqu'aux habitations et donne alors un air gris et triste à Avanos…La vieille ville reste typique sur les collines et domine la nouvelle cité. On voit partout la pauvreté ; les maisons sont anciennes, faites de vieilles pierres, parfois aux toitures plates. Assise au lavoir, une vieille femme nous indique un point de vue en hauteur sur la ville où nous prendrons des photos. Dans notre descente, nous la remercions et Estelle lui demande si elle peut la prendre elle-aussi en photo ; elle accepte volontiers et nous invite alors chez elle pour prendre quelques clichés de ses enfants et notamment de son nouveau petit-enfant. Avec sa petite fille d'une vingtaine d année, nous visitons les anciennes habitations de la maison au moment où son grand-père, potier, et sa grand-mère sont venus s installer, après avoir tentés de vivre plus de six mois en Allemagne…
Nous découvrons ensuite la petite fille nouvellement née, deux sœurs et l histoire de cette famille unies malgré les difficultés de vie de tous les jours…
Nous buvons un café au lait avec difficulté car la peau du lait est plus importante que le café…Nous échangeons sur l euro, la vie politique et sociale. La jeune étudiante souhaitant être interprète et voyager, nous nous échangeons nos adresses et promettons de leur envoyer leur photo de famille….Quel accueil imprévu dans un village si triste..

Dans la nuit, nous retournons en scooter à Gorème et à 23h00, recherchons à dîner dans les rues …un seul restaurant sera encore ouvert et nous mangerons des Gozlemes aux fromages et herbes…

Journée dans les anciennes cités souterraines…

Pour cette nouvelle journée, nous décidons de découvrir les anciennes habitations souterraines de la région. Par Neshvir, nous allons à Kaymakli. D une petite route, nous gagnons Ozlüce, un petit village plus au sud où les locaux nous indiquent l entrée des caves. Là, un homme sort de chez lui et nous ouvre l accès à celle-ci… Inutile de préciser que nous sommes les seuls sur les lieux…

L intérieur de la cave est étonnement froide, restreint sur peu de niveau. L homme ne comprendra pas un mot d anglais et saura juste nous dire le coût de l entrée….Les caves souterraines de la région ont été construites par les chrétiens et étaient utilisés en guise de maisons souterraines lors des attaques des musulmans. Les caves longues parfois de plusieurs dizaines de kilomètres étaient équipées d une système de ventilation par un trou-cheminée et l accès aux maisons ne pouvaient être ouvert que de l'intérieur, le blocage se faisant par une énorme pierre. Des salles de vivre étaient constamment constituées et toute les pièces étaient structurées tels l intérieur d'une maison.
L' une des architecture dans le domaine les plus connues est Derinkuyu avec ses caves sur huit niveaux, son exceptionnelle profondeur. La ville en elle-même est triste sans activité et seuls des hommes se promènent dans les rues. Un sentiment d'observations malsain nous pousse à nous réfugier dans une boulangerie pour le déjeuner. Là, le patron et le serveur prendront Thierry pour un turc du show-business…

A 35 km plus au sud, le petit village de Güzelyurt nous choque par sa pauvreté et ses regards soutenus…alors que nous nous promenons à pied, une femme mendiera…Le patrimoine est étrangement utilisé, un ancien temple servant par exemple d'étable pour ânes, poules et agneaux…
Dans la vallée des monastères, un homme nous interpelle en criant et Estelle demande alors à Thierry de ne pas s arrêter…Mais les 'Mister, Mister…' incessants, Thierry stoppera le scooter après nombreuses tergiversations….En fait, l'entrée de la vallée est payante et nous faisons demi-tour…

Nous partons finalement au dessus du village pour l'observer en hauteur…Sur les terrasses des cafés, ce ne sont toujours que des hommes….
Nous partons ensuite découvrir une église dominant les environs et un lac, perchée sur un rocher, seule dans la nature ; un lac avec barrage sépare le village de l église. Celle-ci est ouverte sur l extérieur et très dangereuse dans ses fondations usées. Quelques tentatives de restauration ont du être entreprises, mais des trous, des effritements de mur et cassure de plafond, ainsi que le manque de parapets restent inquiétantes…

Environ cent kilomètres nous séparent de Goréme ; A Kaymakli, nous buvons un verre dans un bar où Estelle sera la seule femme…les hommes la regardent comme si elle était bionique…puis, nous décidons de prendre des petits chemins en passant par Mazikoy, Ayvali et nous devrons slalomer entre les troupeaux de vaches, les trous au sol, la végétation à terre….
Nous faisons un détour pour visiter Mustafapasa, petit village de pierre très typique lui aussi sur les hauteurs d une vallée. Le touriste est ici respectueux, classe mais simple. Nous visitons les ruines et prenons un thé au coucher du soleil.
Nous rentrons en scooter par Ürgup de nuit, et les hôtels ici, se sont accaparés les lieux avec leurs décorations de guirlandes extérieures et les lumières. Discothèques, pubs sont présentes le long des rues….Nous fuyons ce spectacle pour retrouver Gorème et son calme…
Ce soir là, pour nous remettre de notre longue route, nous dégustons un plat traditionnel de viande et légumes pimentés pour finir par un superbe pudding, gâteau favori de Thierry !. Le collyre sera notre remède quotidien après ces journées de scooter sans casque…

Découverte des vallées de Cappadocia

Pour cette nouvelle journée, nous partons découvrir les environs de Goréme encerclé de vallées qui ont chacune leur caractéristique. Tout d'abord, après un réveil tardif, de notre guesthouse, Nous gagnons Urchisar, un village français des restaurants aux menus et noms français aux journaux français vendus dans la rue…C'est ici que se retrouvent les touristes français…Nous déjeunons dans un restaurant qui a très bien mis en valeur le naturel des grottes, avec une fantastique vue sur la vallée…
En scooter nous gagnons la Vallée Rose proche du village de Cavusin. Nous entrons dans des ruines avant d accéder derrière celles-ci à une vallée de roches roses où deux grosses cheminées pointues se retrouvent seules au fond du val.
Par manque d'essence, nous décidons de rejoindre une station du côté d Ürgup et passons ensuite par la Devrent Valley. Sur la route, des jeunes regroupés en voiture pointent des drapeaux du pays, peut être pour soutenir un match de football. Sur les sites de Zelve et de Pasabagi, les touristes affluent mais nous laissent heureusement apprécier ces superbes sites toujours de roches à couleurs variées.
Nous rechercherons Aktepe, petit village inconnu, et en vain, retournerons dans la fraîcheur de la soirée sur Goréme.
Là, nous négocions les trois prochains jours de location de mobylette à un tarif très avantageux de 10 euros par jour.
Au marché de Goréme, nous achetons des tomates et des olives, puis du fromage frais ainsi que les yaourts typiques de Turquie pour un repas sur notre lit…

Ballade en barque au Sultan Marshes Birds Paradise

Nous avons 90 kilomètres à réaliser en scooter pour atteindre 'The Sultan Marshes Birds Paradise', un lieu protégé entre lacs et plaines où se retrouvent flamants roses, cigognes, et autres trois cent espèces d'oiseaux.
Sur le chemin, Estelle se fait piquer par une sorte de frelon sur la cuisse, obligeant d atteindre une pharmacie au plus vite. A Yeshilhisar, un pharmacien ne parlant pas anglais nous remet un produit que nous avions déjà acquis deux jours plutôt pour faire face à des coups de soleil….un doute s installe…nous tentons alors une autre pharmacie et la femme comprenant le mot 'Insects' nous confirmera l intérêt de la pommade…
Nous reprenons la route où le long sont présents des tuyaux d'arrosage pour rafraîchir les véhicules qui ralentissent pour se positionner sous le jet…dans les champs, de nombreux tuyaux arrosent aussi des plantations de pommes de terre et des tournesols…

A Ovacifligi, nous entrons dans le parc naturel près des deux lacs Yay et Egri. Nous discutons avec le responsable de la pension pour réaliser une promenade en barque à la recherche des oiseaux….Même si ce ne fut pas la bonne saison, nous avons pu observer des hérons, flamands, canards, martin pêcheurs d un superbe bleu, et de nombreuses grenouilles sautant dans l eau au bruit de la barque. Nous avancions dans le silence, par un petit canal, entourés par de hautes herbes et des roseaux jusqu'à poser pied sur une terre longeant le premier lac. Souvent , notre regard croisait un serpent des eaux, tout noir, que le guide réussit à capturer pour nous le montrer…Sous le soleil couchant, l atmosphère est devenue mystérieuse et secrète..
Le soir, le cuisinier qui est en fait le jeune frère du propriétaire, nous concocta un kebab au barbecue agrémenté d un fromage frais très agréable à déguster. Le cuisinier travaille en général à l étranger mais dans la conjoncture actuelle, attend une période plus faste pour repartir pourquoi pas en Hollande. Nous discutons un bon moment avec lui avant d'aller nous reposer.

Randonnée dans l'Ihlara Valley

Après avoir fait nos adieux à nos hôtes, nous roulons en scooter au petit matin en direction de Nigde, ville très au sud de la Cappadocia. Sur la route, nous faisons un petit détour pour découvrir un monastère réputé. Là, des sœurs en robes noires, chrétiennes turques, sont en visite. Des peintures anciennes mettent en valeur Marie et Jésus dans une couleur noire-ocre et dans la pénombre des pièces intérieures. Des pièces souterraines ont là aussi été creusées pour se protéger des destructions musulmanes de l époque….

A Nigde, nous mangeons un kebab sur une terrasse. La ville n'attire aucun touriste et les gens ne parlant pas anglais, il nous est difficile de passer inaperçu et de nous faire comprendre….les regards étant lourds à soutenir, nous décidons de rebrousser chemin en direction d'Ihlara Valley, éloignée de 80 km.

A Ihlara, la première pension nous satisfait peu car manquant de propreté compte tenu du prix…Un peu plus en hauteur de la rue, un hôtel de locaux nous permet de nous poser pour la nuit en prenant soin de retourner les draps sales pour dorlir dans des plus propres….
Nous prenons au petit soir suffisamment de renseignements pour notre trek du lendemain dans la vallée et dinons turc. Le village est très pauvre, les enfants errent en mendiant, les vaches de retour des pâturages traînent seules dans les rues d Ihlara. Quelques adolescents jouent au football sur la place principale.

A l aube du lendemain, un bus local desservant les villages alentours nous déposent à Sélime situé à 16 kms du village et c est par l'intérieur de la vallée que nous reviendrons.
L entrée de la vallée est payante…nous attendons l'ouverture des portes à 8h00…

Enfoncés dans le canyon, nous suivons la rivière par un petit chemin forestier parfois inondé. La nature s'éveille et nous laisse apercevoir des rapaces, martins pêcheurs, oiseaux variés et grenouille…Le soleil apparaît progressivemment dans le canyon. Des locaux travaillent déjà dans les champs de culture accompagnés d'ânes.
Après deux heures de marche, nous marchons dans les ruelles du petit village de Belissima qui est à mi-chemin entre Sélime et Ihlara. Très pauvre, le village est minuscule, et les maisons sont faites de pierres et de pailles assemblées dans la construction…Nous poursuivons notre route dans la vallée des églises et discuterons avec un local qui nous offrira généreusement des mûres fraîchement cueillies. Sur cette dernière partie de randonnées, les touristes commencent à apparaître, ne réalisant en général que ce tronçon plus historique. La randonnée se sera réalisée pour notre part dans la plus grande solitude et le plus grand calme nous permettant ainsi d'apprécier au maximum du paysage et de la vie à l'intérieur du canyon.

Retour à Goréme par l'Old Silkroad….

A 13h30, après 5h30 de marche, nous retrouvons notre pension et la quitterons rapidement par Agzikaranan pour rejoindre la vieille route du commerce 'Old Silkroad'. Nous déjeunons dans un village doutant de notre bonne direction : au pied d'une rivière, nos poissons grilleront sur le barbecue et les poivrons et pommes de terre finirons dans un four extérieur de boulanger alors qu'une musique douce romancent notre pause. Seuls quelques locaux sont attablés et pour nous remercier de nous être arrêter ici, le serveur très souriant nous offrira le thé en fin de déjeuner…

Nous gagnons alors en scooter la route principale d'Ankara en direction de Nevshir. Cette route, répondant au nom de 'Old Silkroad' a été la première route des grands commerces internationaux de la Turquie grâce aux 'caravanes' encore représentées sur cette nationale.
Nevshir est une grande ville pauvre et grise. Un château domine la ville et nous nous y rendons. Là, nous découvrons des enfants aux habits en lambeaux jouant dangereusement sur les donjons. Alors que les ruelles transpirent la tristesse, un terrain de football en synthétique est superbement entretenu… Il fait frais et nous nous empressons sous un temps nuageux de regagner Gorème. Nous dinerons cette fois-ci dans un restaurant où des chanteurs locaux animent la terrasse. Thierry par gourmandise, ne pourra s'empêcher de finir par un pudding au riz traditionnel..

Escalade dans la vallée des pigeons

Pour notre dernier jour en Cappadocia, nous partons à pied visiter la vallée des pigeons, formée de cheminées avec grottes et décidons d'escalader les roches jusqu'à atteindre une route surplombant Goréme. Nous entrons dans la vallée chargée de vignes dont nous dégusterons quelques grappes de raisins blancs bien sucrées….De gros calibres de citrouilles et potirons poussent sur les terres voisines. Nous grimpons à pied un versant de la vallée et du fait d'un terrain pentu et glissant, au final, Thierry sera obligé d'enlever son pantalon et de le tendre dans la vide à Estelle afin de la tirer jusqu'au sommet….Pendant cette grimpette, Thierry perdra son T-Shirt et comme il n'est pas dans les habitudes du pays de se promener le torse nu, nous redescendons par une route dans la vallée afin de le récupérer…
Nous finissons la journée sur le gazon d'un bar extérieur à écrire nos newsletter tout en dégustant une superbe salade de fruits au yaourth turc.

C'est par un bus de nuit que nous rejoignons au lendemain matin Istanbul pour une journée de visite avant de nous envoler pour la France…

Dernier jour en Turquie, dernier moment du Tour Du Monde….

A Istanbul, nous visitons pour cette dernière journée Aya Sofia, une mosquée qui reste superbe malgré sa restauration en cours. Anciennement église, elle fut confisquée par les musulmans et transformée en mosquée. Par un couloir en pierre, nous accédons au premier étage : les murs ici, sont ornés de dessins en mosaïques représentant Jésus et Marie.

Nous finirons notre ballade par le 'Grand Bazar' qui est en fait un grand espace clos renfermant de petites échoppes. C'est un véritable labyrinthe et nous nous perdrons plusieurs fois. La vente est spécialisée généralement par allée et l'on peut y trouver des milliers de tapis, du narguilé, et tout l'artisanat turc souhaité. Nous faisons nos achats de cadeaux et souvenirs pour notre retour en France….

Au lendemain matin, un avion de bonne heure nous fait quitter le dernier pays parcouru dans ce tour du monde. Une escale par Londres et en fin de journée, nous posons les pieds à CDG….Estelle a du mal à accepter que quelque soit l'entourage, les gens parlent français et parlera peu ce soir là….



 

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