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Fethye, son port et sa mer Egée….
A Fethye, de la station de bus, nous reprenons
un bus local pour nous déposer près du port. De la, nous
recherchons une guesthouse à budget réduit avec vue sur
la mer…après plusieurs tentative, nous finissons dans une chambre
dominant le port et la mer encaissée dans une petite vallée…Nous
découvrons ce soir les rues commerçante près du port
ainsi que les nombreux bateaux réservés principalement à
la location touristique. Nous achèterons pour notre première
soirée sur ces lieux, de la feta, des tomates et des olives noires
avec une bouteille de vin rouge de Pamukkale et dînerons tranquillement
en amoureux sur la terrasse de notre chambre….Finalement, nous prendrons
un dernier verre à la terrasse animée de Banana Café.
Le lendemain matin, nous recherchons les meilleurs
opportunités de découvertes des lieux. Nous comparons alors
les prix des compagnies maritimes pour aller visiter Rhodes, l île
grecque non loin des terres turques, ainsi que les tarifs pour un tour
de bateau sur les douze îles voisines, spécialités
de Fethye.
L après-midi, nous le passerons sur la côte à Oludeniz,
petit village touristique éloigné de 10 km environ. Un mini-bus
local nous dépose face à la mer, là où de
nombreux parapentes atterrissent. Du fait de la promiscuité touristique
trop élevée, nous nous évadons dans les eaux de la
mer Egée. Celle-ci est très salée et avec étonnement,
nous n aurons pas besoin de beaucoup de mouvements pour nous maintenir
à la surface. Chaude, elle nous ne rafraîchira pas du climat
extérieur…
C'est par une sangria que nous supprimons finalement le goût du
sel…
Le soir, de retour sur Fethye, nous réservons
deux place en bateau express pour Rhodes, le lendemain matin. Un restaurant
clôturera la soirée : Thierry appréciera les excellents
calamars alors que dans le bassin à nos côtés, des
canards commencent leur nuit…
Journée grecque à Rhodes…
A 6h30 le réveil nous rappelle notre programme…A
7h30 nous sommes devant l agence de voyage pour présenter nos passeports
puisque les formalités douanières doivent être réalisées
avant le départ de notre 'overcraft'ferry.
La lenteur administrative retardera notre départ…1h30 de trajet
sur mer agitée et nous voici à Rhodes. L'île grecque
est propre, historique, belle…Estelle vexera une vendeuse en lui demandant
si réellement toutes les îles grecques étaient passées
à l Euro…
Nous visitons le château principal malgré
les nombreux touristes ainsi que les ruelles de la ville. Toutes sont
formées de maisons en pierre comme dans nos petits bourgs de provence.
Plantes rampantes aux murs, fleurs de couleur rose-bordeau…nous ressentons
l ambiance paisible qui coule sous les portes des familles grecques…Dans
une place cachée, un petit chat couché sur un mur près
d'un biberon attire notre attention…Nous découvrons alors un petit
restaurant où nous dégusterons du Rézina, vin local
blanc légèrement sucré avec un goût de résine,
accompagné d une salade grecque aux belles olives noires….Estelle
se remémore alors ses vacances passées avec Titziana à
Amorgos, deux années plus tôt…
A notre retour en ferry à 17h00, de fortes
vagues obligeront le capitaine à ralentir et nous arriverons tardivement
à 19h15 à Fethye. Pendant le trajet, de nombreuses personnes
durent courir aux toilettes pour mal de mer…Un nouveau coup de tampon
sur notre passeport et nous revoici en Turquie….
Le soir, nous dînons dans un restaurant en terrasse, d une salade
turque cette fois-ci…
Journée relaxante à la visite des
douze îles voisines en bateau…
Une nouvelle journée nous appelle : la visite
bien connue des douze îles avoisinantes…Nous sommes un peu mitigés
quant à cette expédition : nous avons peur que cette activité
soit uniquement touristique et donc étouffante à nos yeux…Dans
un bateau à moteur et à voile, nous serons 40 personnes,
dont de nombreuses familles. A l avant du bateau, nous profitons de bains
de soleil tout en contemplant les côtes et en découvrant
les îles….De nombreux ancrages nous permettent de nager dans une
eau claire, limpide et chaude….un repas barbecue-salade aura lieu après
un ancrage difficile du fait d un fort vent….
De retour à 18h00, nous nous promenons et réalisons notre
petit marché puis négocions une moto 600 XT Yamaha bleue
pour le lendemain.
Le soir, nous profitons de notre terrasse personnel pour prendre un agréable
dîner composé d'olives, tomates et feta….
A la découverte du sud ouest de la Turquie
…en moto…
Nous partons dans un premier temps visiter la Butterfly
Valley, réputée pour ses paysages verdoyants encaissés
dans une vallée…Hélas, au fur et à mesure de notre
avancée, la seule route devient bientôt inaccessible pour
un deux roues à cause de la couche épaisse de gravillons…Nous
arriverons tout juste au village de la vallée, Faralya avant de
faire un demi-tour, direction cette fois-ci, Saklikent Gorge. A Tlos,
petit bourg perdu dans l intérieur des terres, nous visitons les
ruines d un temple, ses arènes, l Acropolis et le Théâtre.
Alors que nous poursuivons notre route vers le
sud, un jeune garçon vend ses figues au bord de l' accotement et
nous lui en prendrons un kilo. La police interviendra alors en klaxonnant
; l adolescent n ayant pas le droit à la vente ainsi….La route
est faite de graviers posés sur du goudron et notre avancée
est lente…
Nous atteignons en début d après
midi, Saklikent Valley : des chutes d'eaux importantes occasionnent des
cours d eaux vives, laissant place à un rafting de non-initié.
Nous nous baignons alors seuls dans cette eau glacée avant d entamer
un fish-and-chips au niveau du cours.
Encore plus au sud à Leeton, site classé
par l Unesco, nous découvrons des ruines des deux côtés
de la rue, une ancienne église, des temples et un théâtre.
Nous recherchons en vain le site de Xanthos aussi réputé
pour ses ruines historiques. Suite à une mauvaise direction, nous
arrivons à Patara, enclave près de la mer développé
aujourd'hui comme lieu de villégiature. Le droit d'accès
au bord de mer étant payant, nous le refusons et rebroussons chemin
pour nous diriger finalement vers Kalkan.
Kalkan est un beau village de pêcheurs très typique tout
au sud ouest de la Turquie, très paisible. Après une ballade
sur le port, nous faisons une halte dans un café en terrasse.
A 19h00, le temps nous rappelle à l ordre et nous oblige à
reprendre la nationale en direction de Fethye. De nuit, sur une route
au sol irrégulier, nous bataillons contre de nombreux insectes….
A Fethye, nous nous renseignons sur les horaires de bus pour un départ
le lendemain matin vers Hierapolis-Pamukkale.
A la gare routière, nous achetons notre repas du soir, un Gozleme,
sorte de crêpe fourrée aux fromage frais et aux herbes….fatigués,
ce dernier pique-nique sur notre terrasse de chambre fera bien l'affaire
!.
Découverte de la blanche et lumineuse
Pamukkale
A 9h00 ce matin, un bus nous transporte à
Pamukkale, plus précisément Denizli, en 5h00.
Trois jeunes locaux discutent avec nous pendant le trajet, nous expliquant
les lieux à découvrir et les meilleurs moments…L un d entre
eux appellera Thierry, 'The Style Man'….
A la gare de Denizli, nous refusons toutes les propositions des locaux
pour nous emmener à Pamukkale, situé à 18km, et en
profitons pour déjeuner d un excellent shish kekab…dans le pays,
à la différence de la France, les kebabs sont sans sauce
et sans frite et donc plus sains…
Puis un bus local nous déposera dans la
rue de notre guesthouse de notre choix à Pamukkale…La première
guesthouse ne nous offrant pas des prix satisfaisants, nous allons rendre
visite à sa voisine….A Melrose pension, c est une famille qui nous
accueille agréablement…
Nous avons l après-midi pour profiter de
la ville et le lendemain. Nous décidons dors et déjà
de réserver notre bus pour le lendemain soir auprès d un
vieil homme qui nous offrira le thé nous remerciant de lui faire
confiance (ces seuls clients sont les locaux, son lieu de travail est
une petite cabane en coin de ruelle avec une inscription des transports
écrits en gros à la main sur un panneau extérieur…).
Nous achetons ce soir là un pendentif en coquillage à la
mère d Estelle qui, durant nos dernières conversations téléphoniques,
n aura pas cessé de nous mettre en garde contre les coquillages
et les cailloux interdit à l exportation, suite à un fait
d actualité sûrement très diffusé aux journaux
de 20heures…Nous avons l'impression dès notre première visite,
que ce village, avec ses trentaines d hôtels incomplets, est le
résultat même d un village qui aujourd'hui ne vit plus que
du tourisme et qui donc se meurt….on sent la tristesse sur les visages
que nous croisons….
Le soir, nous dînons à notre guesthouse
en compagnie de voyageurs du monde…une soirée typique turque spécialement
conçue pour les touristes a lieu...Nous nous éclipsons…
Le lendemain matin, à 7h30, nous prenons
notre petit déjeuner turc fait comme à l habituel, de tomates
et concombres coupés en rondelles, de fromage frais et de miel,
ainsi que d olives noires…A 9h00, nous sommes sur le site de Pamukkale,
appelé aussi ruines de Hiérapolis.
Nous marchons dans les formations de calcium, pieds nus sur tout le site
protégé par l Unesco. Des terrasses en hauteur de la ville
sur les collines sont blanches de calcium, et parfois, remplies d eau,
même si elles ont tendance à se tarir au fil des décennies…Le
site est éblouissant sous le soleil et entre en contraste avec
le cadre naturelle de la vallée plutôt sèche et jaunie
par le soleil….Une piscine d eau chaude naturelle à l intérieur
d un site couvert contient les vestiges de l histoire : nous nous baignons
entre les colonnes romaines couchées à nos pieds et les
arrivées d eau nous massent le dos. Ce Spa appelé Travertine
Pools est très visité et nous nous sauvons avant l heure
du déjeuner….
Il nous faudra six heures pour découvrir
ce gigantesque site à travers les ruines d un théâtre,
d anciens temples, etc.…Les touristes sont nombreux et la descente se
fera pour le retour en file indienne, toujours pieds nus…Les locaux restent
le long du chemin de Hiérapolis dans les écoulements d eau
chaude, les eaux du site ayant pour vertu le rajeunissement…
De retour en milieu d après-midi à
la guesthouse, nous nous baignons dans la piscine de la maison et prenons
un encas 'assiette de fruits frais, raisins, melons et pastèque'.
Des locaux en vacances avec leurs enfants nous offrent une part de cake….Puis,
nous nous dirigeons à notre minuscule agence de bus pour 18h. Là,
le vieil homme nous fait accompagner par un enfant de dix ans à
la grande route pour arrêter le bus local. Celui-ci nous dépose
finalement à la gare de Denizli où nous partons pour 12heures
de transport de nuit afin d atteindre la Cappadocia au petit matin…
Nous retrouvons dans le bus quatre françaises d origine turques
venues en redécouvrir leur pays natal…
La nuit se voudra longue sur un terrain de mauvaise qualité, des
arrêts répétitifs pour changement de chauffeur ou
vérifications techniques… et un éclairage incessant dans
le bus….décidément rien ne vaut les bus d Amérique
du sud !…le chauffeur commet une infraction de la route qui lui vaudra
d être arrêté par la police…et de négocier un
bakchich !.
Une semaine devant nous pour découvrir la
Cappadocia…
Une première journée à
la découverte de Gorème
A 6h00 ce matin, nous voilà sur la place
de Gorème à la recherche d un hôtel….Après
plusieurs guesthouses visitées, nous optons pour SOS Pansion, chambre
dans une cave de roche blanche très locale. Le changement de climat
est net : 17 degré au petit matin…
Gorème est un petit village très typique de roches blanches
où les habitations parfois troglodytes ont été construites
suite dans des roches en forme de cheminées. Différentes
vallées constituent cette région. Les français l
appellent la 'Vallée des Phalus'. Ces roches sont la résultante
de deux éruptions volcaniques par deux volcans différents,
situés à plus de 100 km au sud ouest et au nord est de la
Cappadocia ; aujourd'hui, les volcans ne sont plus actifs. Il reste difficile
de se représenter l ancienne ère…
Dans l'attente de la libération des premières
chambres, nous profitons d un petit déjeuner copieux. A midi, il
est temps pour nous d'aller découvrir le musée Open Air.
Le Musée est en fait un territoire de roches blanches protégé
et entretenu avec à l intérieur des caves, maisons anciennes
troglodytes, églises…Nous marchons plus d une heure dans ce site
avant d aller visiter une église excentrée où l'homme
à l'entrée nous offre une grappe de raisin...Nous discutons
avec lui en compagnie de deux australiens d'une soixantaine d'années
très intéressants…Sur le chemin, nous achetons quelques
CD locaux dont le dernier sorti de Tarkan….
De retour au village, nous prenons un encas dans
une pâtisserie et dégustons alors les spécialités
turques au miel…
Nous dînerons le soir dans un restaurant
de Kebab et discuterons avec les deux serveurs, deux allemands amoureux
de la région et venus parfaire leur connaissance de la langue turque.
Journée au Festival annuel international
d Hacibektas…
Pour les trois prochains jours, nous avons loué
un scooter et c'est ainsi que nous gagnons Hacibektas à plus de
60 km de Gorème. Ce festival très religieux a lieu en mémoire
au fondateur, leader spirituel de l ordre chrétien, Hacibektas.
Aujourd'hui ce festival qui se veut international attire nombreux turcs
croyant en un dieu chrétien (100 000 personnes sur les trois jours)
et se veut très politique. Il est étonnant de rencontrer
ce type d'évènements dans une société à
90% musulmane….La force de l'ordre est bien présente. Pour ce dernier
jour, le festival est très discret même si quelques prémisses
de manifestations ont lieu. Nous sourions en voyant l activité
des policiers : ils achètent ceinture et autres vêtements
sur le marché local, font leurs emplettes, déjeunent….Dans
le musée, les locaux touchent intensément les monuments
religieux, les murs, les tombes …Dans la salle des fêtes, une pièce
de théâtre se joue, avec si peu de mouvement que nous quittons
rapidement la salle, des danses, chansons et poèmes se succèdent…Dans
une rue, des moutons sont stockées, tous contre un mur tentant
de se cacher de la chaleur…Du dessus du mur, un homme achète un
des moutons quand d autres les achètent en direct et repartent
dans la rue avec leur mouton sous le bras…A Hacibektas, nous achetons
un dessin du Ché sur papyrus ainsi qu une chaînette pour
Estelle…
Du fait du peu d ambiance, un peu déçus car peu compréhensibles
pour nous, étrangers, nous repartons sur Avanos, un petit village
de poterie.
La route que nous empruntons est en construction
(mais il nous semble que c'est souvent dans le pays…) et nous oblige à
manger de la poussière …Avant d atteindre le village d'Avanos,
nous longeons une zone industrielle où se situent des entreprises
de tuiles, parpaings, aglos, briques….La poussière est transportée
par le vent jusqu'aux habitations et donne alors un air gris et triste
à Avanos…La vieille ville reste typique sur les collines et domine
la nouvelle cité. On voit partout la pauvreté ; les maisons
sont anciennes, faites de vieilles pierres, parfois aux toitures plates.
Assise au lavoir, une vieille femme nous indique un point de vue en hauteur
sur la ville où nous prendrons des photos. Dans notre descente,
nous la remercions et Estelle lui demande si elle peut la prendre elle-aussi
en photo ; elle accepte volontiers et nous invite alors chez elle pour
prendre quelques clichés de ses enfants et notamment de son nouveau
petit-enfant. Avec sa petite fille d'une vingtaine d année, nous
visitons les anciennes habitations de la maison au moment où son
grand-père, potier, et sa grand-mère sont venus s installer,
après avoir tentés de vivre plus de six mois en Allemagne…
Nous découvrons ensuite la petite fille nouvellement née,
deux sœurs et l histoire de cette famille unies malgré les difficultés
de vie de tous les jours…
Nous buvons un café au lait avec difficulté car la peau
du lait est plus importante que le café…Nous échangeons
sur l euro, la vie politique et sociale. La jeune étudiante souhaitant
être interprète et voyager, nous nous échangeons nos
adresses et promettons de leur envoyer leur photo de famille….Quel accueil
imprévu dans un village si triste..
Dans la nuit, nous retournons en scooter à
Gorème et à 23h00, recherchons à dîner dans
les rues …un seul restaurant sera encore ouvert et nous mangerons des
Gozlemes aux fromages et herbes…
Journée dans les anciennes cités
souterraines…
Pour cette nouvelle journée, nous décidons
de découvrir les anciennes habitations souterraines de la région.
Par Neshvir, nous allons à Kaymakli. D une petite route, nous gagnons
Ozlüce, un petit village plus au sud où les locaux nous indiquent
l entrée des caves. Là, un homme sort de chez lui et nous
ouvre l accès à celle-ci… Inutile de préciser que
nous sommes les seuls sur les lieux…
L intérieur de la cave est étonnement
froide, restreint sur peu de niveau. L homme ne comprendra pas un mot
d anglais et saura juste nous dire le coût de l entrée….Les
caves souterraines de la région ont été construites
par les chrétiens et étaient utilisés en guise de
maisons souterraines lors des attaques des musulmans. Les caves longues
parfois de plusieurs dizaines de kilomètres étaient équipées
d une système de ventilation par un trou-cheminée et l accès
aux maisons ne pouvaient être ouvert que de l'intérieur,
le blocage se faisant par une énorme pierre. Des salles de vivre
étaient constamment constituées et toute les pièces
étaient structurées tels l intérieur d'une maison.
L' une des architecture dans le domaine les plus connues est Derinkuyu
avec ses caves sur huit niveaux, son exceptionnelle profondeur. La ville
en elle-même est triste sans activité et seuls des hommes
se promènent dans les rues. Un sentiment d'observations malsain
nous pousse à nous réfugier dans une boulangerie pour le
déjeuner. Là, le patron et le serveur prendront Thierry
pour un turc du show-business…
A 35 km plus au sud, le petit village de Güzelyurt
nous choque par sa pauvreté et ses regards soutenus…alors que nous
nous promenons à pied, une femme mendiera…Le patrimoine est étrangement
utilisé, un ancien temple servant par exemple d'étable pour
ânes, poules et agneaux…
Dans la vallée des monastères, un homme nous interpelle
en criant et Estelle demande alors à Thierry de ne pas s arrêter…Mais
les 'Mister, Mister…' incessants, Thierry stoppera le scooter après
nombreuses tergiversations….En fait, l'entrée de la vallée
est payante et nous faisons demi-tour…
Nous partons finalement au dessus du village pour
l'observer en hauteur…Sur les terrasses des cafés, ce ne sont toujours
que des hommes….
Nous partons ensuite découvrir une église dominant les environs
et un lac, perchée sur un rocher, seule dans la nature ; un lac
avec barrage sépare le village de l église. Celle-ci est
ouverte sur l extérieur et très dangereuse dans ses fondations
usées. Quelques tentatives de restauration ont du être entreprises,
mais des trous, des effritements de mur et cassure de plafond, ainsi que
le manque de parapets restent inquiétantes…
Environ cent kilomètres nous séparent
de Goréme ; A Kaymakli, nous buvons un verre dans un bar où
Estelle sera la seule femme…les hommes la regardent comme si elle était
bionique…puis, nous décidons de prendre des petits chemins en passant
par Mazikoy, Ayvali et nous devrons slalomer entre les troupeaux de vaches,
les trous au sol, la végétation à terre….
Nous faisons un détour pour visiter Mustafapasa, petit village
de pierre très typique lui aussi sur les hauteurs d une vallée.
Le touriste est ici respectueux, classe mais simple. Nous visitons les
ruines et prenons un thé au coucher du soleil.
Nous rentrons en scooter par Ürgup de nuit, et les hôtels ici,
se sont accaparés les lieux avec leurs décorations de guirlandes
extérieures et les lumières. Discothèques, pubs sont
présentes le long des rues….Nous fuyons ce spectacle pour retrouver
Gorème et son calme…
Ce soir là, pour nous remettre de notre longue route, nous dégustons
un plat traditionnel de viande et légumes pimentés pour
finir par un superbe pudding, gâteau favori de Thierry !. Le collyre
sera notre remède quotidien après ces journées de
scooter sans casque…
Découverte des vallées de Cappadocia
Pour cette nouvelle journée, nous partons
découvrir les environs de Goréme encerclé de vallées
qui ont chacune leur caractéristique. Tout d'abord, après
un réveil tardif, de notre guesthouse, Nous gagnons Urchisar, un
village français des restaurants aux menus et noms français
aux journaux français vendus dans la rue…C'est ici que se retrouvent
les touristes français…Nous déjeunons dans un restaurant
qui a très bien mis en valeur le naturel des grottes, avec une
fantastique vue sur la vallée…
En scooter nous gagnons la Vallée Rose proche du village de Cavusin.
Nous entrons dans des ruines avant d accéder derrière celles-ci
à une vallée de roches roses où deux grosses cheminées
pointues se retrouvent seules au fond du val.
Par manque d'essence, nous décidons de rejoindre une station du
côté d Ürgup et passons ensuite par la Devrent Valley.
Sur la route, des jeunes regroupés en voiture pointent des drapeaux
du pays, peut être pour soutenir un match de football. Sur les sites
de Zelve et de Pasabagi, les touristes affluent mais nous laissent heureusement
apprécier ces superbes sites toujours de roches à couleurs
variées.
Nous rechercherons Aktepe, petit village inconnu, et en vain, retournerons
dans la fraîcheur de la soirée sur Goréme.
Là, nous négocions les trois prochains jours de location
de mobylette à un tarif très avantageux de 10 euros par
jour.
Au marché de Goréme, nous achetons des tomates et des olives,
puis du fromage frais ainsi que les yaourts typiques de Turquie pour un
repas sur notre lit…
Ballade en barque au Sultan Marshes Birds Paradise
Nous avons 90 kilomètres à réaliser
en scooter pour atteindre 'The Sultan Marshes Birds Paradise', un lieu
protégé entre lacs et plaines où se retrouvent flamants
roses, cigognes, et autres trois cent espèces d'oiseaux.
Sur le chemin, Estelle se fait piquer par une sorte de frelon sur la cuisse,
obligeant d atteindre une pharmacie au plus vite. A Yeshilhisar, un pharmacien
ne parlant pas anglais nous remet un produit que nous avions déjà
acquis deux jours plutôt pour faire face à des coups de soleil….un
doute s installe…nous tentons alors une autre pharmacie et la femme comprenant
le mot 'Insects' nous confirmera l intérêt de la pommade…
Nous reprenons la route où le long sont présents des tuyaux
d'arrosage pour rafraîchir les véhicules qui ralentissent
pour se positionner sous le jet…dans les champs, de nombreux tuyaux arrosent
aussi des plantations de pommes de terre et des tournesols…
A Ovacifligi, nous entrons dans le parc naturel
près des deux lacs Yay et Egri. Nous discutons avec le responsable
de la pension pour réaliser une promenade en barque à la
recherche des oiseaux….Même si ce ne fut pas la bonne saison, nous
avons pu observer des hérons, flamands, canards, martin pêcheurs
d un superbe bleu, et de nombreuses grenouilles sautant dans l eau au
bruit de la barque. Nous avancions dans le silence, par un petit canal,
entourés par de hautes herbes et des roseaux jusqu'à poser
pied sur une terre longeant le premier lac. Souvent , notre regard croisait
un serpent des eaux, tout noir, que le guide réussit à capturer
pour nous le montrer…Sous le soleil couchant, l atmosphère est
devenue mystérieuse et secrète..
Le soir, le cuisinier qui est en fait le jeune frère du propriétaire,
nous concocta un kebab au barbecue agrémenté d un fromage
frais très agréable à déguster. Le cuisinier
travaille en général à l étranger mais dans
la conjoncture actuelle, attend une période plus faste pour repartir
pourquoi pas en Hollande. Nous discutons un bon moment avec lui avant
d'aller nous reposer.
Randonnée dans l'Ihlara Valley
Après avoir fait nos adieux à nos
hôtes, nous roulons en scooter au petit matin en direction de Nigde,
ville très au sud de la Cappadocia. Sur la route, nous faisons
un petit détour pour découvrir un monastère réputé.
Là, des sœurs en robes noires, chrétiennes turques, sont
en visite. Des peintures anciennes mettent en valeur Marie et Jésus
dans une couleur noire-ocre et dans la pénombre des pièces
intérieures. Des pièces souterraines ont là aussi
été creusées pour se protéger des destructions
musulmanes de l époque….
A Nigde, nous mangeons un kebab sur une terrasse.
La ville n'attire aucun touriste et les gens ne parlant pas anglais, il
nous est difficile de passer inaperçu et de nous faire comprendre….les
regards étant lourds à soutenir, nous décidons de
rebrousser chemin en direction d'Ihlara Valley, éloignée
de 80 km.
A Ihlara, la première pension nous satisfait
peu car manquant de propreté compte tenu du prix…Un peu plus en
hauteur de la rue, un hôtel de locaux nous permet de nous poser
pour la nuit en prenant soin de retourner les draps sales pour dorlir
dans des plus propres….
Nous prenons au petit soir suffisamment de renseignements pour notre trek
du lendemain dans la vallée et dinons turc. Le village est très
pauvre, les enfants errent en mendiant, les vaches de retour des pâturages
traînent seules dans les rues d Ihlara. Quelques adolescents jouent
au football sur la place principale.
A l aube du lendemain, un bus local desservant
les villages alentours nous déposent à Sélime situé
à 16 kms du village et c est par l'intérieur de la vallée
que nous reviendrons.
L entrée de la vallée est payante…nous attendons l'ouverture
des portes à 8h00…
Enfoncés dans le canyon, nous suivons la
rivière par un petit chemin forestier parfois inondé. La
nature s'éveille et nous laisse apercevoir des rapaces, martins
pêcheurs, oiseaux variés et grenouille…Le soleil apparaît
progressivemment dans le canyon. Des locaux travaillent déjà
dans les champs de culture accompagnés d'ânes.
Après deux heures de marche, nous marchons dans les ruelles du
petit village de Belissima qui est à mi-chemin entre Sélime
et Ihlara. Très pauvre, le village est minuscule, et les maisons
sont faites de pierres et de pailles assemblées dans la construction…Nous
poursuivons notre route dans la vallée des églises et discuterons
avec un local qui nous offrira généreusement des mûres
fraîchement cueillies. Sur cette dernière partie de randonnées,
les touristes commencent à apparaître, ne réalisant
en général que ce tronçon plus historique. La randonnée
se sera réalisée pour notre part dans la plus grande solitude
et le plus grand calme nous permettant ainsi d'apprécier au maximum
du paysage et de la vie à l'intérieur du canyon.
Retour à Goréme par l'Old Silkroad….
A 13h30, après 5h30 de marche, nous retrouvons
notre pension et la quitterons rapidement par Agzikaranan pour rejoindre
la vieille route du commerce 'Old Silkroad'. Nous déjeunons dans
un village doutant de notre bonne direction : au pied d'une rivière,
nos poissons grilleront sur le barbecue et les poivrons et pommes de terre
finirons dans un four extérieur de boulanger alors qu'une musique
douce romancent notre pause. Seuls quelques locaux sont attablés
et pour nous remercier de nous être arrêter ici, le serveur
très souriant nous offrira le thé en fin de déjeuner…
Nous gagnons alors en scooter la route principale
d'Ankara en direction de Nevshir. Cette route, répondant au nom
de 'Old Silkroad' a été la première route des grands
commerces internationaux de la Turquie grâce aux 'caravanes' encore
représentées sur cette nationale.
Nevshir est une grande ville pauvre et grise. Un château domine
la ville et nous nous y rendons. Là, nous découvrons des
enfants aux habits en lambeaux jouant dangereusement sur les donjons.
Alors que les ruelles transpirent la tristesse, un terrain de football
en synthétique est superbement entretenu… Il fait frais et nous
nous empressons sous un temps nuageux de regagner Gorème. Nous
dinerons cette fois-ci dans un restaurant où des chanteurs locaux
animent la terrasse. Thierry par gourmandise, ne pourra s'empêcher
de finir par un pudding au riz traditionnel..
Escalade dans la vallée des pigeons
Pour notre dernier jour en Cappadocia, nous partons à pied visiter la vallée des pigeons, formée de cheminées
avec grottes et décidons d'escalader les roches jusqu'à
atteindre une route surplombant Goréme. Nous entrons dans la vallée
chargée de vignes dont nous dégusterons quelques grappes
de raisins blancs bien sucrées….De gros calibres de citrouilles
et potirons poussent sur les terres voisines. Nous grimpons à pied
un versant de la vallée et du fait d'un terrain pentu et glissant,
au final, Thierry sera obligé d'enlever son pantalon et de le tendre
dans la vide à Estelle afin de la tirer jusqu'au sommet….Pendant
cette grimpette, Thierry perdra son T-Shirt et comme il n'est pas dans
les habitudes du pays de se promener le torse nu, nous redescendons par
une route dans la vallée afin de le récupérer…
Nous finissons la journée sur le gazon d'un bar extérieur
à écrire nos newsletter tout en dégustant une superbe
salade de fruits au yaourth turc.
C'est par un bus de nuit que nous rejoignons au
lendemain matin Istanbul pour une journée de visite avant de nous
envoler pour la France…
Dernier jour en Turquie, dernier moment du Tour
Du Monde….
A Istanbul, nous visitons pour cette dernière
journée Aya Sofia, une mosquée qui reste superbe malgré
sa restauration en cours. Anciennement église, elle fut confisquée
par les musulmans et transformée en mosquée. Par un couloir
en pierre, nous accédons au premier étage : les murs ici,
sont ornés de dessins en mosaïques représentant Jésus
et Marie.
Nous finirons notre ballade par le 'Grand Bazar'
qui est en fait un grand espace clos renfermant de petites échoppes.
C'est un véritable labyrinthe et nous nous perdrons plusieurs fois.
La vente est spécialisée généralement par
allée et l'on peut y trouver des milliers de tapis, du narguilé,
et tout l'artisanat turc souhaité. Nous faisons nos achats de cadeaux
et souvenirs pour notre retour en France….
Au lendemain matin, un avion de bonne heure nous
fait quitter le dernier pays parcouru dans ce tour du monde. Une escale
par Londres et en fin de journée, nous posons les pieds à
CDG….Estelle a du mal à accepter que quelque soit l'entourage,
les gens parlent français et parlera peu ce soir là….
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