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Coincé
entre la Cordillère des Andes et lOcéan Pacifique, le Chili est
lun des plus beaux pays dAmérique du Sud.
La longue bande de terre qui va des lacs de sel du désert dAtacama
au rocher noir du Cap Horn varie à souhait les contrastes (salines, lacs,
volcans), sans oublier son patrimoine architectural et la densité de sa
faune.
ITINERAIRE
(25 jours) : Vallée de la Lune - Santiago - Valparaiso
- Punta Arenas - Puerto Natales
"TORRES DEL PAINE"

Préparatifs
à Puerto Natales...
Après treize
jours passés sur la Terre de Feu côté Argentine, nous
faisons une escale obligatoire d'une nuit à Punta Arenas pour nous
rendre à Puerto Natales. Nous apprendrons alors pendant ce transit
que la vitre du magasin avait été brisée lors d'une
dispute d'un couple...
Puerto
Natales est le point de départ des treks. Sur la route qui nous
y mène, les paysages sont composés de toundra à perte
de vue ; les rares arbres sont pliés par le vent ; la nature est
vierge de toute présence humaine. A peine arrivés, nous
nous empressons d'organiser les quatre jours de trek à Torres del
Paine, en libre. Tels des escargots, nous avons maintenant notre maison
et pouvons ainsi poser notre tente où bon nous semble. Reste à
dégoter une carte détaillée des sentiers et de la
nourriture. Noël arrivant, nous devons aussi, ce jour même,
expédier les cadeaux de Noël en France. Le coût du timbre
en Argentine étant de 1,8 euro, nous attendions notre retour au
Chili pour bénéficier de meilleurs tarifs. En fin de journée,
par hasard, nous rencontrons Matt et Carlie, deux anglais rencontrés
pendant notre séjour à Ushuaia (cf. récit Argentine).
Nous dînons alors tous les quatre et ensuite les accompagnons au
port puisqu'ils partent en croisière dans les fjords chiliens jusqu'à Puerto Montt.
De retour à
l'hôtel, nous préparons les sacs pour les quatre jours de
trek en optant pour les sacs à dos à faible volume, au risque
d'être sous équipés, mais en bonne situation (poids
minimal) pour apprécier ce magnifique parc ; d'autant que nous
avons prévu de couvrir plus de 20 kilomètres par jour.
Nous nous affranchissons
de l'entrée au Parc national avant de le pénétrer...
Il est 7h00 du matin et un bus au pied de l'hôtel nous attend. Entourés
de randonneurs, nous nous rendons vite compte que la plupart des gens
sont équipés de lourds sacs à dos. Quant à
nous, nous avons décidé de partir avec le minimum qui rentre
ainsi dans nos deux petits sacs à dos avec en débord 3 sacs
plastiques et la tente. Nous mettons 3h30 pour atteindre le Parc National
Torres del Paine. Estelle pendant le trajet récupérera quelques
heures de sommeil alors que Yann fera la connaissance de Carolina, sa
voisine, travaillant en tant que garde dans le parc. Arrivés au
parc, nous devons nous affranchir de 12 euros l'entrée. Nous sommes
alors à Guarderia Laguna Amarga et avons décidé de
réaliser le trek en sens inverse de l'habituel chemin, sous le
conseil de notre hébergeuse, afin d'éviter le départ
groupé des randonneurs à l'entrée. Nous prenons ainsi
un second bus pour rejoindre Posada Rio Serrano. A peine entrés
dans ce parc, face à nous, s'élève los Torres del
Paine, trois montagnes en forme de tours, qui font parties d'une chaîne
formée il y a douze millions d'années environ et qui ont
donné leur nom au parc. Le plus haut des sommets culmine à
2 900 mètres d'altitude mais nous n'apercevons que des masses sombres
enneigées pour cause de mauvais temps.
En bus, nous pénétrons dans une partie du parc et apercevons
quelques bribes du paysage qui nous attend : steppe, forêt, montagnes
et lacs, dont le lago Nordenskjöld qui se trouve au pied des Tres
Torres del Paine ; les nombreux lacs présents dans le parc sont
apparus suite à la formation des montagnes.
Il
faut savoir que ce parc a été classé Réserve
de la Biosphère de l'UNESCO en 1978 et figure sans doute comme
le plus beau parc du Chili. Au sommet des multiples collines que nous
traversons, des guanacos (espèces de lamas) ne semblent pas être
dérangés par notre présence furtive. Le bus stoppe
alors au Lago Pehöe pour laisser descendre de nombreux trekkeurs
ayant décidé de relier en bateau un autre site qui les rapprochera
du fameux glacier Grey, évitant ainsi les cinq heures de marche
qui nous attendent. A Posada Rio Serrano, nous analysons le parcours et
le relief sur une maquette de l'office. Il est midi quand nous débutons
notre trek sous un fort vent glacial et quelques crachins bretons¨.
Pour notre première étape, nous avons prévu de réaliser
25 kilomètres pour atteindre le camp Albergue Grey, près
du glacier du même nom, soit 9 heures de marche.
Nos premières
heures de trekking sous la pluie...
Nous marchons à travers un paysage désolé, composé
de vallées à hautes herbes et de petites collines. Parfois,
un bosquet nous abrite quelques instants du vent. Ce qui devait arriver,
arriva : dans une plaine, le ciel s'obscurcit rapidement pour venir se
vider juste dans la zone où nous nous situons ! Nous accélérons
alors la cadence dans cette mini-tempête afin d'atteindre le prochain
bosquet... Nous rejoignons celui-ci quinze minutes plus tard, c'est alors
que le ciel s'éclaircit... Nous ferons alors notre première
pause afin de faire sécher nos vêtements. Nous en profitons
pour déjeuner nos premiers sandwichs de saucissons-fromage et croisons
deux randonneurs équipés de gros sacs à dos. On se
pose alors la question de savoir si on a emmené tout le nécessaire.
Nous serons fixés dans quelques jours...
Première vision extraordinaire de ce parc qui nous réchauffe
: le lago Pehöe, que nous dominons maintenant, de couleur bleue fluo
et zigzaguant autour d'îlots verdoyants, le ciel dégagé,
avec en fond le Torres del Paine. Pour renforcer cette image, une plante
d'un rouge vif, le ciruelillo, est présente le long de notre chemin.
Après cinq heures de marche, nous arrivons au camp Albergue Pehöe
où nous nous délassons quelques instants. Nous réalisons
alors que nous n'aurons rencontré que deux personnes pendant cette
première étape. Il est 17h00. Nous remplissons nos gourdes
et repartons rapidement car encore quatre heures de marche nous attendent.
Longue marche vers le Glacier Grey...
Nous
attaquons le W qui est l'appellation du plus beau circuit de la forme
d'un W. A chaque extrémité de branche du W, se trouve un
site naturel unique. Le parc doit sa popularité à ces trois
sites. Le paysage est ici différent : plus vallonné, ce
qui rend notre trek un peu plus physique. Toutefois, aucun signe de pluie,
seules quelques rafales de vent de temps à autre qui courbent les
arbres même les plus robustes. A notre gauche, nous finissons par
dominer le Lago Grey. Ce lac est alimenté par le fameux Glacier
Grey qui se trouve en amont. On est encore à plus de cinq kilomètres
quand déjà nous apercevons quelques signes de celui-ci :
îlots de glace émergeants à la surface bleue-verte
du lac, formant alors un barrage. Sous les rayons de soleil, le lac prend
alors des formes de crèmes blanchâtres, opaques et fluides...
Nous apercevons alors la face de l'énorme glacier : il se distingue
par sa blancheur éclatante et ses reflets bleus dus au contact
de l'eau. Une lueur au-dessus du glacier rend le ciel lumineux. Nous pensons
alors atteindre le campement rapidement car celui-ci se trouve à
proximité de cette montagne de glace. Il nous faudra pourtant arpenter
à plusieurs reprises des collines, pensant à chaque sommet,
découvrir le camp... Il est 20h30 quand nous arrivons à
un croisement nous signalant le campement et également la direction
d'un point de vue. Malgré nos épaules lourdes, nous décidons
avant la nuit de nous rendre en premier lieu à ce mirador.
Premières vues du Glacier Grey...
Sur une crique, nous observons assis, ce mur blanc aux multiples pics
irréguliers et balancés. Le glacier repose sur le sol et
ne flotte pas comme les petits ¨icebergs¨ alentours. Il est pris
entre deux chaînes de montagnes sur cinq kilomètres de largeur
en moyenne et vient butter sur l'île du lac ; d'où deux murs
de glace créés autour de l'île, respectivement de
1 et 3 kilomètres. En perpétuel mouvement, le glacier se
fait entendre par des craquements et sa surface est ainsi formée
de pics. De notre promontoire rocheux, nous n'attendrons pas bien longtemps
avant de voir un petit bloc se décrocher du mur de glace et chuter
avec résonance dans les eaux du lac. Pour fêter cette beauté que nous offre la nature, nous nous servons un pisco on the ...
Première nuit sous la tente...
Après
ces instants de contemplation, nous descendons au campement Camping Grey
payant (un camping sur deux est payant...). Il est 21h30... Nous installons
notre tente au bord du lac avec vue sur le glacier. Nous apprendrons par
la suite que cet emplacement est interdit mais la tente étant montée,
on nous laissera tranquille pour la nuit. Nous entrons au chaud dans le
seul bar et ne serons pas tentés de consommer vu le prix de la
consommation (1,5 euros le thé !). Estelle apprend ici à
jouer aux échecs... Avant de se coucher, on prend la précaution
de mettre de grosses pierres sur les crochets de la tente, celle-ci commençant
par se déformer avec le vent qui se lève... Couchés,
nous réalisons que nous avons effectivement couvert 25 kilomètres
en 09h00 de marche comme prévu. Malgré le peu de confort
(sans matelas, dans le froid et au fort souffle du vent..), nous sommes
heureux de nous étendre sachant que demain, 10 heures de marche
nous attendent pour 20 kilomètres... Au petit déjeuner,
face aux îlots détachés du glacier et dérivants,
Yann appréciera ses quelques tartines de Manjar, dulche de leche,
et Estelle sa confiture de Ciruella accompagnée d'eau bien fraîche
!
Hors piste : le Glacier Grey à bout de bras...
Ensuite, nous tentons de nous rapprocher au plus près du glacier
en escaladant des collines rocheuses tout en mesurant les risques, jusqu'à
nous trouver sur un versant d'une paroi pratiquement verticale collée
au glacier. De là, nous pouvons apercevoir les entrailles bleutées
de celui-ci ainsi que les pics plus près que jamais. Hors sentier
battu, nous sommes seuls et infiniment petit devant ce géant blanc...
Pour continuer dans le hors piste, nous décidons de longer le lago
Grey et ainsi toucher du bout des doigts les gros glaçons détachés
du glacier et qui se sont égarés, stagnants le long de la
rive. Deux heures plus tard, de retour au camp, nous plions la tente pour
rejoindre le camp Italiano qui se trouve au centre du "W". Au
détour d'un sommet, nous avons conscience que nous quittons définitivement
le glacier et nous restons ainsi quelques secondes à contempler
son immensité, éloignés déjà de plus
de cinq kilomètres.
Prévision du jour : 20 kilomètres, 10 heures de marche pour
atteindre le second campement...Le beau temps nous accompagne durant notre
marche et renforce les couleurs environnantes. Après 4h00 d'avancée,
nous atteignons Albergue Pehöe où nous faisons une pause gâteaux
secs-oranges. Lors de l'étape suivante, nous longeons le Rio del
Frances et passons le Bridge del Frances. Le sentier est de plus en plus
incliné et traverse des forêts. Après 9 heures de
marche, nous atteignons le campement et dormons au bruit du Rio ; une
nouvelle fois, le vent nous accompagnera dans nos songes, tout comme le
pisco quotidien du soir...
Impressionnants paysages...
Au
lendemain, sans bagage, nous grimpons une colline afin de nous rapprocher
du Glacier del Frances à notre gauche et du fameux Cuernos del
Paine à notre droite. Cette dernière montagne, trapue, nous
fait penser à un gâteau marbré, avec ses couches de
couleurs bien délimitées : marron, blanc, marron foncé.
De retour au campement, alors que nous retirons les piquets de la tente,
celle-ci s'envolera quelques mètres plus loin... Voilà comment
notre "maison" a failli nous échapper ! Deux heures plus
tard, à l'auberge Los Cuernos, Julio, le "cuistot" du
refuge, nous fournira du sucre glacé pour la composition de notre
pisco du soir...
Il est 14h00 et il nous reste 07 heures de marche pour accéder
à la dernière branche du "W", soit 20 kilomètres
à pied. Sur notre droite, nous longeons le Lago Nordenskjöld
aux reflets verts. A notre gauche, la Cordillera Paine et ses multiples
pics ; le point culminant se trouve à 3050 mètres et se
nomme le Punta Principal. Pendant notre marche, nous passons à
proximité d'oiseaux qui ne fuient pas pour autant. La végétation
la plus courante est composée d'arbustes dont certains aux fleurs
d'un rouge flamboyant. Nous traversons de temps en temps une végétation
plus riche nous ombrageant des rayons du soleil... Le sentier est vallonné
et des rios noyant une partie du chemin casse notre rythme : nous devrons
traverser ces derniers, par des pas d'équilibre sur les grosses
pierres émergeant de l'eau. Nous marchons sur une plage de galets
nous offrant ainsi une vue de l'environnement au même niveau que
le lac. A un mètre de l'eau, nous pouvons d'ici confirmer sa couleur
verte.
Sous un vent fort, nous attaquons la dernière branche du "W"...
Après ces trois dernières heures de marche, nous atteignons
une intersection qui nous permet de rejoindre plus rapidement la dernière
branche du "W". Une demi-heure plus tard, dans notre ascension,
on aperçoit des randonneurs sur un sentier en provenance de l'Hosteria
Los Torres, le point de départ classique du parc. Sur notre chemin,
nous croisons des oies sauvages, et un couple de rapaces que l'on aura
du mal à identifier. Le sentier est de plus en plus ardu, se transformant
en une perpétuelle montée. Nous rejoignons alors le chemin
des autres trekkeurs. Nous entrons alors dans un canyon en le longeant
par l'un de ses versants. En bas, le puissant Rio Ascencio gronde. Un
vent fort se lève et nous assurons nos pas. Soudain une rafale
de vent nous déstabilisera, poussant Estelle au bord du précipice.
Yann s'empressera de regarder si Estelle est toujours de ce monde ! A
un détour, le chemin sera dévié sur la gauche suite
à un affaissement de terrain. Nous restons prudents. Finalement
nous rejoignons le chalet de Chileno où nous prenons notre première
boisson chaude de notre trek. A chaque fois que nous nous enfonçons
dans une branche du "W", la température descend. Cette
pause est ainsi la bienvenue. Sous quelques gouttes de pluie, nous reprenons
notre marche pour cette dernière étape car nous avons décidé de nous rapprocher du Glacier Ventisquero Torres.
Nous longeons le Rio et marchons principalement dans les sous bois, sur
un terrain vallonné.
Fatigués
de la journée, cette dernière étape nous parait interminable.
Nous traversons ce qui semble être une ancienne rivière actuellement
asséchée, large de 100 mètres dont le sol est composé
de galets. Après ces 11 heures de marche (soit 22 kilomètres)
dans la journée, nous installons en fin le camp à Campemento
Torres. Le relief du terrain ne se prête pas vraiment au camping
et nous aurons quelques difficultés à trouver un emplacement
plat. Pour terminer la soirée, nous discutons avec deux Espagnols
de Madrid et nous en profiterons pour faire un échange d'information
puisque nous allons voyager là où ils sont allés
et réciproquement.
Ascension du Glacier Ventisquero Torres....
Le lendemain matin,
pour notre dernière journée, nous sortons de notre tente
à 08 heures pour rapidement nous diriger sur le glacier Ventisquero
Torres avant que d'autres randonneurs ne prennent les meilleures places
du mirador.
Il pleut et vente et nous sortons nos ponchos, gants et bonnets. Nous
escaladons alors cette fameuse rivière asséchée qui
nous permet de nous rendre directement au pied du glacier où se
trouve un lac. L'ascension est rude et sur les galets, nous glissons de
nombreuses fois. Les nuages sont si bas que l'on n'a aucune visibilité
sur la fin du glacier. Nous sommes bien seuls. Des rayons de lumière,
à notre surprise, apparaissent l'instant d'apprécier le
glacier, le vent semblant pousser pour nous ces nuages grisonnants
Comme d'habitude, l'eau du lac est d'une couleur si prononcée qu'elle
amplifie la beauté du site. Mais les conditions climatiques se
dégradent rapidement et nous reprenons alors le chemin en sens
inverse. La descente se veut prudente et nous essuierons malgré tout quelques glissades.
Dans notre phase finale, nous traversons un fleuve mouvemente, chaussures
a la main
De retour au campement, nous plions la tente et effectuons
nos dernières heures de marche pour rejoindre l'Hosteria Las Torres,
2h30 plus loin.
Vu notre avancée sur le planning, nous prenons le temps de déjeuner
à un endroit où nous dominons une partie du parc. Puis,
nous continuons notre descente et arrivons face à un fleuve. Il
y a du courant. Nous avons le choix entre rebrousser chemin en revenant
sur nos pas 500 mètres pour emprunter un pont ou bien traverser
à pied le fleuve dans lequel aucune pierre n'émerge... Il
fait chaud et nous ne nous sommes pas lavés
depuis quatre jours! ...
Quelques personnes, plus loin sur l'autre rive, attendent de savoir qu'elle
décision nous allons prendre. On vous laisse deviner..... Chaussures
à la main et pantalon retroussé jusqu'aux cuisses, nous
mettons nos doigts de pieds dans l'eau glacée provenant d'un glacier
en amont. Le courant nous déstabilise, obligeant à l'un
de tenir l'autre dans son mouvement. La seconde difficulté est
le froid qui commence à geler nos jambes... c'est le pantalon mouillé
que nous arrivons à l'Hosteria las Torres. Là, nous subirons
une forte averse de pluie et devrons rester à l'extérieur
d'un hôtel où seule l'entrée est réservée
à la clientèle... Après une heure d'attente, nous
reprenons notre bus pour Puerto Natales.
Il existe plusieurs moyens de visiter le parc Torres del Paine car les
bus pénètrent jusqu'aux principales auberges et le bateau
vous permet de vous rapprocher du glacier. Toutefois, le meilleur moyen
de rentrer en rapport avec le Parc est de le parcourir à pied.
C'est ici la découverte de la Patagonie en concentré : on
ne peut pas rester insensible à ce cadre splendide et mystérieux.
Du fait de l'isolement que nous avons éprouvé, le besoin
de communiquer nous a fait rentrer en contact avec la nature... Ici la
solitude se marie à merveille avec le paysage.
Pendant ces quatre
jours de trek, nous avons réalisé 82 kilomètres de
marche en 34 heures
La cerise sur le gâteau
reste l'apparition du Glacier Grey à nos yeux, de part son immensité,
son union avec les terres avoisinantes et ses couleurs bleutées
au soleil...
De retour mouvementé
à Puerto Natales....
Après ces quatre jours de Trek à Torres del Paine, de retour
à Puerto Natales, nous retrouvons l'hôtel de départ.
A cette veille de réveillon, un vent impressionnant en ville nous
rappelle notre tempête de décembre 1999. Dans le confort
de nos lits, nous pensions passer une nuit fortifiante, mais par manque
de chance, un homme de forte corpulence ronflera toute la nuit dans le
dortoir ! Yann, au-dessus du lit superposé, remuera les barres
pour le réveiller, mais en vain...Yann finira alors dans la banquette
de la salle à manger. Estelle, imperturbable avec ses boules quies,
résistera !
Le lendemain matin, nous partons pour El Calafate en Argentine pour rejoindre
le Parc national Los Glaciares, son fameux glacier Perito Moreno, et ainsi
continuer sur notre lancée des parcs, glaciers et nature... Nous
saluons définitivement Matiás, fils des propriétaires
de l'hôtel, sourd et muet, qui passera Noël seul à s'occuper
de la guesthouse.
En route
pour l'Argentine...
Sur le trajet pour Calafate en Argentine, nous passons la frontière
dans les steppes de la Patagonie où seuls des guanacos donnent
du mouvement à ce lieu. Nous quittons alors définitivement
le Chili.
Rétrospective et continuité...
Après ce mois passé au Chili, nous pouvons dire, par l'absence
de population indienne, que les traditions des indiens sont inexistantes.
Dans cette société à l'européenne, la pauvreté
est moins présente que chez nous. Et comme dit Charles Aznavour
: ¨la misère est moins pénible au soleil¨. Sans
avoir été influencés par l'accueil des Pompes France
qui nous ont reçus comme une famille, la population chilienne est
sans contexte des plus accueillantes. Les plusieurs milliers de kilomètres
parcourus dans le pays nous ont permis d'apprécier la richesse
de la nature chilienne si variée : désert, glaciers, côtes
océaniques, chaînes de montagnes, steppes...

Nous quittons à
regret ce pays mais sommes toutefois impatients de visiter les terres
de son ¨frère ennemi¨, l'Argentine. Allons-nous réussir
à passer Noël au pied du Perito Moreno, le plus gros glacier
du monde, sachant que l'on quitte le Chili ce 24 décembre, sans
la moindre réservation, ni les moindres modalités d'accès
à son parc...?
La nature sera-t-elle aussi belle et diversifiée qu'au Chili, l'Argentine
étant aussi étendu que ce dernier ?
Aurons-nous une vision aussi critique de l'Argentine que les chiliens
?
Et surtout finalement, comment va nous apparaître la crise
qui a touché le pays il y a peu de temps ?
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