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Coincé
entre la Cordillère des Andes et lOcéan Pacifique, le Chili est
lun des plus beaux pays dAmérique du Sud.
La longue bande de terre qui va des lacs de sel du désert dAtacama
au rocher noir du Cap Horn varie à souhait les contrastes (salines, lacs,
volcans), sans oublier son patrimoine architectural et la densité de sa
faune.
ITINERAIRE
(25 jours) : Vallée de la Lune - Santiago
- Valparaiso - Punta Arenas - Puerto Natales
"VALPARAISO AVEC SYLVIE ET CYRILLE"
Sylvie, Cyrille
et Markov
Après l'escale
d'une semaine en Argentine, où nous avons quitté nos amis
Suédois Lina et Peter, nous retrouvons Santiago le samedi suivant
à l'aube. Dans notre pied à terre habituel, nous nous effondrons
sur nos lits superposés avant de nous lever pour accueillir Sylvie
et Cyrille, un couple d'amis d'Estelle venus nous rejoindre pour une partie
de leurs vacances...
Après
un après-midi à arpenter les rues de la ville, nous prenons
ensemble le métro puis le taxi car nous sommes invités chez
Markov, un ami de Sylvie, marié à Andréa, une Chilienne.
La soirée se déroule agréablement autour de petits
encas et d'excellents vins chiliens... Les bavardages touchent le mode
de vie au Chili, l'histoire, les voyages, la nostalgie du temps d'étudiants
pour Sylvie et Markov et puis
le fabuleux projet de Markov qui ouvrira
les portes de sa propre Chocolatine (boulangerie française aux
airs de Provence) en mars 2003 pour diffuser une bonne odeur de pain frais
dans un quartier chic de Santiago! Fatigués, nous rentrons à notre chambre tard dans la nuit, Markov nous donnant rendez-vous au mardi
suivant pour une visite des caves chiliennes...
La 4ème Compagnie Pompes France de Santiago nous accueille POMPE
FRANCE
Au retour, le taxi
nous arrête devant une caserne de pompier. C'est une aubaine pour
Cyrille (pompier à Paris) car nous sommes devant les Pompes France.
Nous aurons droit à une visite guidée de la caserne. On nous
montrera des photos (dont la photo de Jacques Chirac encadrée sur
un mur) et des textes français (dont la Marseillaise en mural aussi).
Cyrille discutera avec Hernan et Luis Claviere, le directeur qu'il aura
croisé dans les casernes de Paris quelques années auparavant
! Anécdote : Les Pompiers de la Jeanne d'Arc, navire de marine
sur lequel Yann a effectué son service militaire, viennent dans
la caserne de la 4eme Compagnie Pompe France de Santiago ici à
chaque escale au port de Valparaiso,. Avant de les quitter, les pompiers
nous incitent à passer la soirée Telethon de vendredi en
leur compagnie
Les jours passent
Le lendemain, après
un réveil tardif, nous allons, comme avant tout pique-nique, faire
nos courses au marché où se trouve de bons fromages, de
bons pains et de bonnes bouteilles de vin rouge
Puis, nous allons
alors pique-niquer au Parque Forestal. Ensuite Sylvie et Cyrille partent
découvrir le Cerro San Cristobal. Quant à nous, nous prenons
le métro pour rejoindre le Stade Olympique en banlieue sud-est
où on nous laissera entrer jusque sur son terrain. Yann foulera
d'ailleurs le gazon du terrain de football, geste symbolique ! Nous rédigeons
alors couchés sur l'herbe, le stade à nos côtés...Nous
retrouvons ensuite Sylvie et Cyrille pour une soirée dans les rues
piétonnes de la capitale, habitude nocturne...
Le jour suivant, après
avoir réservé à la compagnie de bus quatre places
pour Valparaiso pour le lendemain, nous déjeunons dans un foodgarden,
espace fermé où des stands culinaires variés entourent
une vaste place centrale de tables et chaises... Le midi, c'est le rendez-vous
des employés du quartier ; le week-end et le soir, celui des jeunes
Puis,
Yann partira faire les magasins alors qu'Estelle aidera Sylvie et Cyrille
dans leur réservation d'avion et leur demande d'information à
l'office de tourisme...Ensuite, alors que nos deux amis partent se promener
au Cerro Sant Lucia, nous nous installons dans un parc pour poursuivre
nos rédactions...Le soir, nous dînons dans le quartier du
marché avant de boire un pisco sour et des bières dans un
pub. La, Yann passera une partie de sa soirée devant le juke box
!
Visite du vignoble du Chili
Comme convenu en ce
mardi matin, nous rejoignons Markov à une sortie de métro
pour visiter ensemble le fameux vignoble de Concha y Toro, au village
de Pirque, vingt kilomètres plus au sud dans les terres chiliennes.
Concha
y Toro est la maison et la marque la plus connue du Chili. Elle exploite
une dizaine de vignobles autour de Santiago et dans d'autres vallées
du pays. Nous payons l'entrée comprenant l'explication du vignoble,
une visite des caves, la dégustation de trois vins et une visite
du parc. Nous assistons ainsi à une vidéo présentant
le vignoble, très performant dans sa publicité commerciale
à l'export... Nous dégustons un vin blanc agréable
au palais avant de descendre visiter les cuves puis les caves. Nous dégustons
alors deux vins rouges et découvrons le Casillero del Diablo. Pour
terminer, sous un crachin nous découvrons un immense parc composé
de grandes étendues vertes, d'arbres gigantesques, de lacs artificiels
et d'une demeure... Enchantés de cette visite agréable organisée
par Markov, nous entrons sous la pluie au centre ville pour un déjeuner.
Ballades
L'après-midi,
tous deux, nous partons nous promener au Cerro Santa Lucia alors que Cyrille
et Sylvie quadrilleront la ville. Agréable mont au milieu de la
ville, nous atteignons son sommet en passant par des petits escaliers
et des places où amoureux se prélassent. Nous observons
ainsi la ville d'une vue panoramique. Nous nous asseyons sur un banc prenant
le temps d'apprécier ce lieu et nous dirigeons ensuite aux fontaines...Le
soir, avec Sylvie et Cyrille, nous déambulons comme à notre
habitude au cur de la ville...
A nous la côte Pacifique !
Tôt le lendemain
matin, dans le bus qui nous mène à Valparaiso, nous étudions
tous deux notre grammaire espagnole, laissant Sylvie et Cyrille dans une
somnolence partielle... A notre arrivée, nous surplombons une partie
de la ville et en arrière plan, l'océan Pacifique.A Valparaiso,
nous happons un micro-minibus, pour Viña del Mar où nous
comptons trouver un pied à terre pour les jours à venir.Après
recherche, nous sélectionnons un hôtel où nous nous
déchargeons de nos sacs... Yann sera ravi de pouvoir caresser un
Akita Inu, chien japonais qu'il affectionne... Nous partirons ensuite
visiter Valparaiso en rejoignant la ville par micro...
Visite de Valparaiso...
Valparaiso
doit nom à Juan de Saavedra. Espagnol, il fut le compagnon d'aventures
de Diego de Almagro (découvreur du Chili) qu'il retrouva d'ailleurs
ici. Il baptisa Valparaiso en référence à son village
natal et non pour le côté paradisiaque de ce lieu...La ville
a une histoire forte suite aux nombreux naufrages, guerres, attaques de
pirates, raz de marée, tremblements de terre... Au XIXe siècle,
la ville connut son euphorie. Puis, par la baisse d'activité de
son port due principalement à l'ouverture du canal de Panama, elle
déclina progressivement. L'espoir aujourd'hui pour le Chili de
redevenir une force repose sur l'ambition du pays d'être à
terme, le "Tigre" du continent sud-américain.
Nous marchons jusqu'à atteindre l'ascensor Artilleria et nous retrouvons
ainsi rapidement au sommet du mont Cerro Artilleria. Cet " ascensor
" construit en 1893 est l'un des plus longs parcours (175m) par ce
mode d'acheminement. Nous prenons le temps d'apprécier la vue sur
le port et ses collines avant de visiter le Museo Naval y Maritime, installé
dans un ancien palais doté d'une immense cour intérieure.
Ce musée relate des évènements de la marine de guerre
chilienne de 1818 à 1880, de l'Esmeralda, bateau de guerre... Le
décor est superbe, les explications claires et la présentation
créative.
Histoire
incongrue
Nous quittons les
lieux pour rejoindre la place centrale, Plaza Sotomayor, nerf de la cité
où fut construite la ville. Proche du port, elle est entourée
de l'Académie navale, de la grande poste, du palais de justice,
et de la gare. A son centre, le monument de la guerre du Pacifique. Quelques
rues plus loin, nous mangeons des empanadas aux mariscos (chaussons fourrés
aux fruits de mer) dans un restaurant à l'aspect insalubre. Sylvie
aura d'ailleurs remarqué un détail que seule une femme aura
le réflexe de voir... et que nous ne nous permettrons pas d'écrire
ici... Elle fit bien rire la tablée ! Nous partons ensuite à
la découverte de recoins, grignotant des cerises, fruits d'époque
en vente à de nombreux coins de rues... Sur notre avancée,
nous notons le mélange de grands immeubles aux maisonnées
colorées, vieillies par le vent, le soleil et le temps. Dans cette
ville aux nombreux chiens errants, aux vieux funiculaires brinquebalants,
aux bâtisses anciennes, belles mais laissées à l'abandon,
on comprend alors que la ville a du vécu, sur le port comme dans
ses rues en hauteur...
Nous
partons alors visiter la maison de Pablo Neruda, célèbre
poète chilien, longtemps diplomate pour son pays dans des contrées
lointaines (Asie, France... ) et à plusieurs reprises exilé...
Sa maison est située dans les hauteurs de la ville. De l'extérieur,
la maison reste sans grand attrait. Une fois à l'intérieur,
nous pénétrons dans un petit labyrinthe de quatre étages
qui sont reliés par de petits escaliers en colimaçon. Pablo
Neruda acheta cette demeure en 1959 avec un couple d'amis. Nous comprenons
alors sa passion pour la mer et les voyages à travers ses décorations
originales (tableaux, hublots...). Au dernier étage, le bureau
offre une vue panoramique superbe sur Valparaiso, son port et le Pacifique.
De
Valparaiso, Pablo Neruda a écrit :
" Un point de la planète s'illumina minuscule...
Surgirent des navires pavoisés, beaux comme des colombes de rêves...
Valparaiso scintilla dans la nuit de l'univers.
J'avoue que j'ai vécu "
Vina del Mar....
Le soir s'annonce
et nous rejoignons le centre ville pour dîner avant de reprendre
un micro qui nous ramènera à Vina del Mar. Là, nous
traversons le Rio Estrero Margo pour rejoindre le casino municipal et
ses bars avoisinants. Du fait du prix de l'entrée du casino, nous
nous résignons à aller boire un verre. Ici dans ce quartier
huppé, la consommation est au même tarif qu'à Paris.
Après cette longue journée, nous serons heureux de retrouver
nos lits... Mais Yann, dans le feu de l'action, poursuivra seul la tournée
de la ville...Au lendemain matin, nous partons tous deux faire un footing
le long de la côte longeant la playa Acapulco. Entre océan
et avenue chargée de passage routier, nous apprécions cette
bouffée d'oxygène matinale.
A
notre retour, nous nous promenons dans les rues piétonnes du centre
ville. Vina del Mar fut dans les années 1970-1980, la plus célèbre
des stations balnéaires du pays où affluaient les riches
chiliens. La ville est fleurie et de nombreux parcs rendent agréables
sa découverte. Nous restons un long moment à la Plaza Jose
Vergara, place centrale, avant d'aller réserver notre bus pour
Santiago au lendemain. Ensuite, heureux de pouvoir bénéficier
de l'océan tout proche, nous nous installons sur la playa Acapulco
pour un pique-nique pendant lequel Cyrille et Yann dégusteront
à eux deux une pleine bouteille de vin rouge... Puis, inévitable
baignade symbolique dans cette eau du Pacifique à 14°C environ
avant d'entamer une petite sieste ! Les vagues, parfois de hautes tailles,
nous obligent à plonger, anticipant leur venue ! De retour à
la Plaza Vergara, nous réalisons la visite de la ville en charrette
tirée par un cheval. Alors que nous arrivons à l'entrée
du parc Quinta Vergara, un des plus beaux parcs du littoral possédant
de nombreuses espèces de plantes exotiques, celui-ci fermera ses
portes...
Soirée rires
Le soir, nous arpentons
les rues piétonnes ; Yann et Cyrille, se prenant pour des enfants,
entreront tous deux dans un petit camion se balançant après
avoir mis une pièce... Ils feront sourire les passants ! Ensuite,
dans un bar-restaurant, alors que nous dînons, le serveur nous présentera
des fiches traduites de l'espagnol au français, nous montrant toute
sa motivation à apprendre notre langue. Il reviendra à plusieurs
reprises discuter et au final, nous exposer sa philosophie de la vie.
Pendant que Sylvie, Estelle et Cyrille rentrent à l'hôtel,
Yann de son côté poursuivra sa ballade nocturne...
Sylvie et Cyrille découvrent la Cordillère des Andes
Au lendemain matin,
Sylvie, Estelle et Cyrille prennent un bus pour Santiago où Markov
les attend. Yann préférera passer une journée de
plus à Vina del Mar. De Santiago, en 4*4, Markov fera découvrir
à Sylvie et Cyrille la Cordillère des Andes aux sommets
enneigés. La route est sinueuse et peu large obligeant la mise
en place en hiver d'un sens de circulation en fonction des horaires...
Au cur de la station de ski non fonctionnelle en cette période
printanière, le petit groupe s'assied, entouré d'un lit
de pissenlits et surplombant le village, mais dominé par ces remparts
montagneux à l'horizon...Yann aura, quant à lui, réussi
à visiter le Parque Quinta Vergara où l'on trouve des palmiers
du monde entier, puis déambulera une dernière fois dans
les rues de Valparaiso... Il retrouvera ses compagnons à 20h à
l'hôtel de Santiago.
Telethon 2002 chez les Pompes France de Santiago
.
Invités à
passer la soirée Telethon avec les Pompes France de la 4eme Compagnie
de Santiago, nous nous empressons de nous revêtir de nos plus belles
tenues (..!!..) avant d'entrer tous quatre dans la caserne des pompiers
volontaires. L'accueil est plus que chaleureux. Le Directeur, Luis Claviere
nous invitera tout d'abord à passer au premier étage pour
un apéritif auquel se joindra le chef mécanicien Hernan
Dimidero, puis le docteur Juan Fernandez et le capitaine Mario Hernandez.
Le Telethon à la télévision donne un fond sonore
au décor...
Nous
passons alors à table, à laquelle se joignent les dix pompiers
volontaires. Durant ce repas, la télévision continue à
retranscrire " La noche de la Telethon"... Etrange écho
lointain dans la rue, puisque le show a lieu juste à l'angle de
la rue voisine...Pisco, vin rouge et bière encourageront Cyrille
à bavarder en espagnol. Bonne initiation à la vie chilienne...Nous
discuterons la nuit entière et tenterons de décrypter les
blagues chiliennes avec souvent une réaction en décalage...
Quel honneur pour nous quatre que d'être invités à
une telle soirée et d'être reçus avec tant d'engouement
!Dans la soirée, le Directeur tentera de joindre les Pompes France
de Punta Arenas, nous proposant d'aller leur rendre visite et même
d'être hébergés chez eux lors de notre passage...Attablés
autour de bons verres, la nuit nous parait courte... A 04h30 du matin,
nous quittons nos compagnons de feu pour une petite heure de sommeil,
Sylvie et Cyrille devant prendre un avion matinal pour Calama. Ainsi à
06h00, nous marchons le long du fleuve pour rejoindre la station de bus.
Nous quittons alors définitivement Sylvie et Cyrille après
cette semaine agréable passée en leur compagnie...Quant
à nous, nous repartons nous faufiler dans nos sacs de couchage
pour la matinée.A midi, nous irons pique-niquer au Parque Forestal
avant d'aller rédiger dans un autre parc qui nous est encore inconnu.
Catolica - Palestina : 3-2 !
Le soir, au cinéma,
devant Harry Potter, Yann s'endormira... A la sortie du cinéma,
et sur le chemin du retour, nous saluons nos amis les pompiers. Pensant
ne passer que brièvement, nous y resterons en fait une heure...
La, Julio nous proposera de nous joindre à lui pour aller voir
un match de football le lendemain soir.
Au lendemain, nous
rejoignons en métro l'Universitad de Santiago et à pied,
le Parc Quinta Normal. L'Université est animée et spacieuse.
Nous passons devant l'Ecole des Arts et Métiers avant d'accéder
au Parque Quinta Normal qui nous surprendra par sa vaste étendue
riche en musées (musée du chemin de fer, musée national,
musée botanique...). Là, nous nous installons et poursuivons
nos écrits au soleil. En fin de journée,
nous partons avec Julio au Stade Olympique de Santiago avec une demi-heure
de retard... Deux clubs de Santiago se disputent la partie. A notre arrivée
l'Universidad Catolica mène 2-0 contre Palestina. Le jeu animé
se calme alors que le résultat est de 2-2. Dans ce stade, la foule
chante, les drapeaux levés... Nous ne pouvons que constater le
fait que le football soit bien la première passion du pays. Les
marins anglais qui ont importé le sport en Amérique du Sud
vers 1880 seraient surpris de voir l'impact de leur action aujourd'hui...
Un dernier but marqué par L'Universidad Catolica ne réjouira
pas Julio, ni les supporters de Palestina ! Dans les tribunes, environ
15 000 spectateurs assistent au match.
A la sortie, Julio
devant passer prendre ses habits de travail chez ses parents, nous nous
retrouvons attablés avec sa famille devant des hot dogs et des
boissons chaudes... Nous discutons alors des paysages du sud du pays et
finissons par un digestif, spécialité locale, avant de retourner,
tous trois, en bus a la caserne des pompiers.
Une étrange soirée disco...
Il est alors 1h du
matin, ce dimanche soir, et après avoir quitté Julio, nous
décidons de finir la soirée en discothèque dans le
quartier de Bellavista. Dans un coin de rue, un bar à forte musique
nous attire et nous nous installons sur la mezzanine, dominant ainsi les
tables mais aussi la piste de danse. Alors que nous buvons tranquillement
une bière, un couple s'installe à nos côtés.
L'homme invite Estelle à danser et Yann se verra alors invité
par la jeune femme du nom de Paloma... danseuse expérimentée...Ils
nous proposeront deux verres de Tequila, verres qu'ils rempliront d'une
bouteille sortie de leur sac !A la danse suivante, Estelle devra retenir
l'homme, titubant et prêt à dévaler les escaliers
jusqu'à la piste de danse, tout en ayant droit à une déclaration
en espagnol bien alcoolisée... Quant à Yann, il renouvellera
des danses au rythme cubain et salsa avec Paloma. Puis, Estelle observera
une dispute entre l'homme et un nouveau prétendant avant de partir
seule sur la piste...
A 3h30, le bar fermant ses portes, Estelle, Yann et Paloma s'éclipseront
laissant l'homme ivre un peu trop agressif au pied du pub... Paloma nous
proposera alors de fumer dans un recoin. A ses éclats de rire et
son enthousiasme un peu trop prononcé, nous comprendrons qu'elle
aussi aura abusée sur l'alcool. Elle nous propose ensuite d'entrer
dans un bar huppé... Estelle se verra être directement invitée
à danser par un homme à l'entrée alors que Yann,
à peine assis sur une banquette avec Paloma, s'exclamera à
la vue des prix élevés des consommations et l'obligation
de consommer. Là, Paloma, sans argent, ne se gênera pas pour
commander un alcool, attitude confirmant peut-être un scénario
dans lequel nous sommes depuis le début... Nous quittons immédiatement
les lieux et décidons alors de regagner notre hôtel, saluant
Paloma.
Etrange soirée
où nous ne saurons jamais si nous sommes tombés dans une
tentative de guet-apens ou un simple enchaînement d'évènements
inhabituels...?
Envol pour Punta Arenas...
Les deux jours suivants
se sont passés à écrire dans les parcs de la ville,
tout en continuant de découvrir Santiago. Pour notre dernier soir
dans la capitale, nous sommes invités chez les Pompiers qui nous
cuisinent une spécialité "El Curdo", mélange
de viande rouge crue, légumes et citrons. Les pompiers nous font
découvrir plusieurs groupes de musique chilienne et nous offrent
en cours de repas : T-shirts, casquettes, blouson ainsi qu'un Cd Rom de
la compagnie. Quant à nous, nous serons venus avec la meilleure
bouteille de Pisco, le plus fort qu'il se fait...
Même si nous avons du mal à comprendre les blagues chiliennes,
nous rigolons bien. Après de nombreuses heures de discussions,
de chants, de rires et de boissons, nous sommes obligés de quitter
nos amis de Santiago. Il est alors 5h30 du matin, et notre avion pour
Punta Arenas part à 11h00. Nous sommes également tristes
de quitter Santiago, ville où nous avons passé 12 jours
cumulés. C'est fatigués que nous prenons l'avion et quittons
ainsi Santiago par le ciel. Les pompiers auront mis la pression à
Yann pour ce vol habituellement soumis aux turbulences atmosphériques.
Avec chance, le temps est idéal et nous ne subirons que quelques
secousses en phase descendante...
A la découverte du territoire Magellan...
A l'aéroport
de Punta Arenas, notre première impression : le froid ! Cela nous
rappelle alors que nous entrons dans la période la plus fraîche
de notre tour du monde durant un mois... Premier aperçu à
l'approche de la ville : sur la baie, des maisons de pêcheurs, abîmées
par le sel, le vent et le soleil et au loin sur le port, de gros bateaux.
Nous partons à la recherche d'un hôtel et le premier visité
sera le bon : chambre matrimoniale avec serviette de bain et petit déjeuner
inclus pour 3,5 euros la nuit par personne ! A l'hôtel, la femme
nous offre pour nous accueillir café/thé et petits gâteaux
secs ! Ainsi nous sommes dans la ville la plus au sud du Chili, sans compter
Puerto Williams, base militaire qui est la ville la plus australe du monde.
De part sa localisation, le quotidien pour les habitants de Punta Arenas
est plus difficile. Beaucoup d'immigrés croates, chassés
par les guerres européennes, sont installés ici et représentent
aujourd'hui un tiers de la population.
Nous
allons nous promener sur le port, ce qui rappellera à Yann son
escale militaire douze ans plus tôt. Puis, sur la place principale
nommée Plazo Munoz Ganero, un père noël est présent,
premier signe des fêtes de fin d'année. Des enfants chantent
Noël dans la rue...
Nous visitons ensuite
le Museo Regional Salesiano qui se révèle très complet.
Il présente les principaux animaux empaillés de la Patagonie,
l'histoire des indiens et leur extermination, et la photo d'Abuela Rosa,
dernière représentante de l'ethnie Yagane, morte en 1982.
Enfin, une vitrine sur l'exploitation pétrolière, industrie
puissante ici. Le musée relate l'histoire de cette région
extrême du Chili. Par ailleurs, du fait de son éloignement,
la ville bénéficie de quelques privilèges comme la
zone franche qui abrite un grand nombre de commerces détaxés
surtout spécialisés en High Tech.
Visite chez les Pompiers de Punta Arenas...
Le soir, les Pompiers
de Santiago ayant averti les pompiers de Punta Arenas de notre présence,
nous leur rendons visite à la caserne. Comme d'habitude, nous sommes
bien accueillis et bavardons un long moment avec eux après avoir
effectué la traditionnelle et intéressante visite de la
caserne... Les pompiers étant en train d'installer le sapin de
noël dans le hall d'entrée, nous aurons droit a une mini branche
synthétique que nous utiliserons à bon escient... Le capitaine
nous offrira aussi la plaque d'un casque représentant la compagnie...
Puis nous saluons la compagnie définitivement.
Nous rentrons au centre
ville en taxi groupé : sur le toit du taxi figurent des arrêts
définis et nous partageons la course avec d'autres gens. Nous saluons
alors Gonzalo, pompier de Punta Arenas qui nous aura guidés durant
notre passage dans cette ville, et qui nous aura même remis ses
coordonnées en cas de soucis.
Des bruits dans la nuit...
La nuit, alors que
nous dormons, des bruits assourdissants précédant un bruit
de glace violent au rez-de-chaussée, nous réveillent en
sursaut. Yann s'assurera alors qu'il ne s'agit pas d'une effraction dans
l'hôtel. On constatera le lendemain matin que la vitrine du magasin
au niveau inférieur est cassée... Nous ne prendrons pas
le temps d'analyser la situation, mais seulement d'émettre des
hypothèses sur les origines de cette casse tout en marchant rapidement
pour rejoindre l'arrêt de bus pour Ushuaia en Argentine.
En route pour Ushuaia en Argentine...
A vol d'oiseau, Ushuaia
est à 250 kilomètres environ de Punta Arenas. Par la terre,
nous devrons réaliser 750 kilomètres du fait des nombreux
chenaux de cette région. Nous passons sur un bac le fameux détroit
de Magellan pour atteindre la frontière avec l'Argentine.
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