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Coincé
entre la Cordillère des Andes et lOcéan Pacifique, le Chili est
lun des plus beaux pays dAmérique du Sud.
La longue bande de terre qui va des lacs de sel du désert dAtacama
au rocher noir du Cap Horn varie à souhait les contrastes (salines, lacs,
volcans), sans oublier son patrimoine architectural et la densité de sa
faune.
ITINERAIRE
(25 jours) : Vallée de la Lune - Santiago - Valparaiso
- Punta Arenas - Puerto Natales
"NATURE ET MODERNISME"
San Pedro de Atacama
Nous
passons la frontière chilienne par le nord du pays. Le règlement
nous oblige à abandonner toute nourriture dont fruits, légumes,
sandwiches et mate de coca
Le douanier qui ouvrira nos sacs aura
une touche de sympathie pour la France et ne sera pas très exigeant
Dans ce village du désert, la douane enregistre notre identité
sur un ordinateur portable, premier signe d'un Chili moderne
A San
Pedro de Atacama, nous prendrons un dortoir de quatre personnes avec Lina
et Peter, les deux Suédois avec qui nous avons traversé
le salar d'Uyuni. Sous la canicule, nous décidons tous quatre d'aller
dans une oasis à 3 km du village, où une piscine nous attend.
Après plus d'une demi-heure de marche, sous le soleil puissant,
nous atteignons les portes de l'oasis et découvrons à notre
grand regret que la piscine est fermée ce jour pour réparation
!
Nous n'avons pas d'autres choix que de retourner au village.
Construit il y a plus de 11 000 ans par des chasseurs sédentaires
qui y développèrent un ingénieux système d'irrigation,
le village fut envahi par les Espagnols dans les années 1540 ;
Espagnols qui y imposèrent leur langue, la religion catholique,
le travail obligatoire, les églises et chapelles... Dans ce petit
village de 1 000 habitants, nous marchons dans les ruelles faites de terre,
aux maisons elles aussi de terre et à l'intérieur essentiellement
de bois non travaillé et aux cours intérieures ouvertes
sur le ciel étoilé avec un feu de bois au centre. La place
principale est ombragée, des amoureux installés sur les
bancs... En arrière plan, le volcan Licancabur semble surveiller
les vies d'ici...Nous retrouvons Tracy et Andy, le second couple avec
lequel nous avons aussi voyagé la semaine auparavant, pour un dîner
à la chaleur d'un feu de bois
Levés à 4h45
le matin même, nous sommes tous heureux de nous endormir à minuit dans de bons lits
Au petit matin, à
cours de monnaie, et n'ayant pas de banques ou un distributeur au village,
nous partons en bus pour Calama à 60 kilomètres. Nous quittons
nos deux compagnons Suédois Lina et Peter au terminal de Calama,
puisqu'ils poursuivent leur route vers les côtes chiliennes. A 2
250 mètres d'altitude, Calama est aujourd'hui
un centre commercial et une cité-dortoir, point d'attache des mineurs
de Chuquicamata, mine située à quinze kilomètres
de là. En 1865, Calama était cependant le centre administratif
bolivien le plus important de la région...Dans ces rues colorées
et animées, nous renflouons nos poches et tentons de réserver
notre avion pour Santiago en milieu de semaine. Mais c'était oublier
que nous étions dimanche ! Aussi, nous nous installons successivement
dans les deux parcs de la ville, appréciant le mouvement des locaux...Sur
le chemin du retour en bus, nous contemplons le coucher du soleil sur
la Vallée de la Luna aux couleurs rosées et grises. Nous
finissons la soirée à San Pedro de Atacama en compagnie
de Tracy et Andy
On a marché sur la Luna
Le lendemain, nous
louons deux VTT pour traverser la splendide Vallée de la Luna.
Nous partons tout d'abord pour les ruines de "Albea de Tulor"
situées à une dizaine de kilomètres du village. Nous
quittons la route goudronnée pour un sentier ensablé. Ce
site archéologique est le lieu d'habitation le plus ancien de la
région, entièrement conservé car aux trois-quarts
enseveli sous le sable.Nous observons la partie supérieure des
maisons, sorte de gigantesque puzzle. Nous poursuivons alors notre avancée
pour rejoindre la Vallée de la Luna. La progression est parfois
difficile face au vent et en terrain sableux bosselé. Au fil de
la route, nous apercevons quelques tornades. Nous longeons la Cordillera
de la Sal, chaîne de montagnes où plusieurs chemins semblent
y pénétrer. Finalement, nous choisirons d'entrer dans un
couloir encaissé et progressivement, des roches rouges et ocres
illuminées de sorte de quartz et craquantes nous entourent. Au
sol, une couche blanche de sel, durcie, épaisse et rugueuse se
fendille parfois à notre passage. Avec nos vélos, nous zigzaguons
dans ce couloir en nous adaptant à un sol très irrégulier.
Parfois, nous escaladons un mur de roches, vélos sur les épaules
pour repartir de plus belle. Puis, au détour d'un virage, nous
nous retrouvons face à un éboulement infranchissable en
vélo. Ainsi nous cadenassons nos deux roues, les laissant à
terre, et nous poursuivons seuls à pied dans cet antre.
Nous pénétrons
dans des crevasses, nous nous faufilons à travers des grottes sombres
où les rochers effrités nous griffent la peau. Nous débouchons
à l'extrémité ou parfois restons bloqués dans
le noir, obligés de rebrousser
chemin. Au fond du canyon, nous atteignons une vaste étendue entourée
de montagnes. D'un côté, les rochers écorchés
vifs ; de l'autre côté, une dune de sable telle un rempart
nous faisant face. Nous grimpons en premier lieu sur les rochers alors
que le soleil s'abaisse, marquant de traces noires avec parcimonie, quelques
versants de roches... Puis, nous escaladons la dune de sable avant de
la dévaler... Yann trouvera, à ses pieds, de fortes ressemblances
entre les pierres au sol et des météorites...Dans ce canyon,
nous retrouvons nos vélos et sortons du couloir sous un ciel rouge
éclairant le volcan Licancabur au loin. Nous atteignons San Pedro
de Atacama sous la nuit. Nous apprécierons notre dernière
soirée avec Tracy et Andy près d'un feu de bois...
Turbulences en avion
.
Le lendemain matin,
un bus nous ramène de nouveau à Calama. Nous nous empressons
de réserver notre avion pour Santiago et obtenons à notre
grande satisfaction deux places sur le vol Lan Chile de 18h40... Alors
que nous nous promenons en ville, nous croisons par hasard Tracy et Andy
cherchant désespérément un logement pour le soir.
Nous leur faisons part de notre départ pour Santiago le jour même
et ils iront à leur tour modifier leur vol pour nous rejoindre
sur le nôtre...En fin de journée, un taxi nous dépose
tous les quatre à l'aéroport. Nous embarquons pour un vol
à destination de Santiago via Antofagasta. Le paysage survolé
est fabuleux... mais parfois des turbulences nous font lever le cur...
A l'aéroport de Santiago, à 22h00, nous prenons un bus pour
le centre ville que nous atteignons avec rapidité étant
donné la vitesse à laquelle roule le bus !
Santiago
de Chili
Recherchons
logement désespérément
De là, un taxi
nous propose de nous emmener au quartier souhaité, Bellavista,
et dans un hôtel peu cher. En fait, nous nous retrouverons devant
un hôtel aux tarifs trop élevés pour nous et dans
un quartier en dehors de Bellavista.
A pied, sac sur le dos, nous marchons à travers les rues de la
capitale. Il est plus de minuit quand nous trouvons enfin un backpackers.
Nous passons la nuit dans des lits superposés aux odeurs nauséabondes,
qui nous obligeront à laisser la fenêtre grande ouverte !
Premiers pas dans Santiago
Nous ouvrons tardivement
les yeux pour cette première journée à Santiago.
Dans la rue, nous dénichons un snack pour un petit-déjeuner
d'ufs sur le plat et d'empanadas. Nous déambulons alors dans
la ville. Le cur de Santiago est compact et triangulaire. Au nord,
le Rio Mapocho sépare le centre de son quartier "Barrio Bellavista".
Nous atteignons la Plaza del Armas : en son centre, des bosquets d'arbres
aux fleurs violettes égaient
la zone. Autour, des bâtiments massifs blancs et ocres de l'époque
espagnole abritent la poste, un musée et des magasins sous corridors
; au milieu, un kiosque public où se disputent des parties d'échecs.
C'est de cette place que l'on accède aux rues pietonnes, elles
sont toujours animées et de nombreuses boutiques attirent la foule.
Les vêtements sont assez bon marchés et Yann, lassé
des pantalons de randonneur, en profite pour acheter un jean. Estelle
craquera aussi, quelques dizaines de mètre plus loin.
Ballade et Parilla finale
.
L'après-midi,
nous empruntons le métro qui nous dépayse peu, car il a
les mêmes caractéristiques que les nôtres.
Ainsi nous rejoignons le " Parque O'Higgins " au sud de la ville.
Nous déambulons dans ce parc immense, mais peu vert, avec en arrière
plan les immeubles de Santiago qui n'arrivent toutefois pas à cacher
la Cordillère des Andes aux sommets enneigés.
De retour au centre
ville, nous nous rendons dans le quartier de Bellavista, réputé
pour sa vie nocturne... Nous avons rendez-vous avec Tracy et Andy. Pour
nos derniers moments ensemble, nous choisissons de manger une parilla,
petit barbecue posé sur notre table... Seul Yann appréciera
le goût étrange des intestins et des boudins... Puis, nous
nous promenons dans ce quartier, sorte de Montmartre chilien à
l'ambiance décontractée et aux airs artistiques. Entre le
Cerro San Cristobal et le fleuve Mapocho, c'est un gros village composé
de petites ruelles tranquilles bordées de maisonnettes très
colorées avec jardinets. C'est aussi là que séjournait
Pablo Neruda lorsqu'il était de passage...
Ayant fait nos adieux à Tracy et Andy qui s'envolent prochainement
pour l'Asie, nous rentrons tous deux à notre hôtel...
Santiago vu du haut
Au
lendemain, sous le soleil, nous partons découvrir Santiago du Cerro
San Cristobal, mont au nord-est de la ville qui abrite le très
beau parc Metropolitano sur lequel se trouve, à son sommet, la
statue de la Vierge de l'Immaculée Conception. Aussi appelé
Tupahue par les Mapuches, le cerro est haut de 870 mètres. Nous
y accédons par un funiculaire. Pendant la montée, nous bénéficions
d'une vue extraordinaire sur Santiago, ses immeubles colorés, ses
nombreux parcs et le stade... Hélas au loin, les contours sont
plus fous, effet dû à la pollution. De son sommet et par
un " teleferico ", nous rejoignons à son centre, une
piscine, large à eau bleue limpide, sans grande fréquentation.
Dans ce cadre naturel et tranquille, nous profitons de quelques bains
ensoleillés...Puis, en fin de journée, à notre surprise,
nous assisterons et participerons à notre insu à un tournage
d'une émission télévisée pour enfants du nom
de " Kiwi... " puisque nous serons filmés allongés
sur nos chaises longues... ! Après ce divertissement, nous rejoignons
par téléphérique le pied de la montagne et regagnons
le centre ville. Le soir, au cinéma nous visualisons " Dragon
Rojo " avec A.Hopkins.
Quelques spécialités d ici
Au lendemain matin,
nous testons au petit-déjeuner une spécialité : le
churros au manjar. : le manjar est à base de lait auquel on mêle sucre, vanille, cannelle
et que l'on cuit jusqu'à obtention d'un caramel épais et
très sucré... c'est aussi la petite faiblesse de Yann !!
Le Pastel de Choclo
est un plat typique de viande de buf ou de poulet préalablement
cuit avec des raisins et des oignons, couvert d'une couche de purée
de maïs avant d'être gratiné au four...
Recherche
d'un tatoo-piercing
Ainsi, après
ce succulent petit-déjeuner, nous partons à la recherche
d'un "tatoo-piercing", Estelle ayant perdu son récent
piercing et souhaitant le refaire. On nous conseille alors de nous diriger
dans la Feria Artisanal où de nombreux stands offrent cette prestation
tout en vendant des souvenirs touristiques... Là, des jeunes se
font effectivement poser un piercing à la vue de tous et sans grande
hygiène apparente... C'est finalement chez un tatoueur spécialisé
situé dans une rue parallèle qu'Estelle aura son nouveau
piercing !
Avec Lina et Peter
En fin de journée,
nous retrouvons Lina et Peter qui, par mail, nous avaient donné
rendez-vous le soir. Nous dînons alors dans un petit recoin d'une
rue : poisson et poulet / frites pour 1,5 euro... Nous nous promenons
ensuite dans les rues piétonnes où Yann ne résistera
pas à un cornet de glaces, triples boules chantilly !
Nous dormirons tous ensemble dans une chambre-dortoir de quatre places.
En
ce samedi, alors que Peter et Lina partent à la découverte
de la capitale, nous allons visiter le Museo de Arte Precolombino : composé
de 3 000 pièces, principalement de céramiques, textiles
et sculptures, il expose avec clarté et richesse, les différentes
cultures précolombiennes du continent africain (Maya, Inca, Wayra...)
de 1 000 ans avant JC à 1 500 ans après JC.Puis, dans l'après-midi,
sur la Plaza del Armas, un peintre chilien dessinera le portrait d'Estelle
en vingt minutes...Le soir, avec Lina et Peter, nous organisons un pique-nique
au Parque Forestal, le long du Rio Mapocho. Ici, les gens se reposent,
les enfants jouent, lieu de rencontres des familles et amoureux.
En ce samedi soir, nous cherchons un endroit pour danser au Barrio Brazil.
Nous finissons finalement dans une salle de pools à jouer au billard
pendant deux heures... Puis, près de la place centrale, nous entrons
dans un pub aux couleurs rouges vives... et aux serveuses bien enrobées
vêtues de robes moulantes rouges, très très courtes
!...
Le dimanche, nous
partons pour Mendoza en Argentine où nous comptons bien découvrir
les atouts vinicoles de l'Argentine et pourquoi pas l'Aconcagua, haut
de 6 959 mètres...
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