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Plus
qu'un pays en Amérique du Sud, le Brésil est un continent dans le continent
(16 fois la France).
De l'Amazone infinie aux colossales chutes d'Iguaçu, des forêts d'Amazonie
au continent marécageux du Pantanal, en passant par ses plages tropicales
et des villes à l'architecture coloniale préservée, le Brésil fait frémir
les hommes qui foulent sa terre.
ITINERAIRE
(30 jours) : Foz de Iguaçu - Brasilia - Salvador
de Bahia - Pantanal - Isla Itaparica - Ilhéus - Porto Séguro
- Rio de Janeiro - Belo Horizonte - Florianopolis - Isla Santa
Catarina
"SANTA CATARINA"

RIO....
Ma mère et Thierry sont maintenant dans l'avion qui survole l'Atlantique
à destination de Paris. Ces 15 jours en compagnie de ma mère à parcourir
la cote brésilienne de Bahia à Rio sont passés très
vite. Elle s'est rapidement adaptée au mode vie de routard (hotels économiques compris). Nous
avons parcouru près de 1500kms en bus et pas une fois elle ne s'est
plainte de quoi que se soit. Toujours partante pour faire et voir ce qui
était possible lors de nos escales. Elle a aimé ce pays
et sa culture et n'hésitait pas a dialoguer avec la population
tout en apprenant le portugais à l'aide d'un dictionnaire rapidement
acheté sur place. Je me rappelle des mots de ma mère qui
m'a dit en partant, "on a fait une bonne équipe" et j'espère
qu'elle n'accusera pas un trop gros coup de fatigue après cette
quinzaine sous les tropiques. Je la remercie énormément d'être venue me voir et je lui tire aussi mon chapeau. De
nouveau ensemble avec Bibiche, nous allons nous raconter notre quinzaine
dans un bar. Un jeune groupe de musiciens anime cet endroit sur des airs
de Bossa Nova. Le
lendemain, nous apprenons que les vols Rio-Auckland (via Santiago) sont
pleins sur trois semaines !! Trois semaines de plus en Amérique
du Sud n'est pas pour me déplaire, mais cet imprévu perturbe
quelque peu notre planning. Disons que c'est un bon problème !
Qu'allons nous faire pendant trois semaines? Pour ma part je ferai bien
le chemin Rio/Santiago en bus avec quelques escales. Je me laisse quelques
jours pour réfléchir et découvrir davantage Rio et
ses environs. un
peu d'histoire sur Rio....
Rio connut son heure de gloire entre les années 30 et 60. La "décadence"
vint avec la perte de statut de capitale fédérale peu après
un coup d'état militaire en 1964, mais surtout avec la crise économique
des années 80. Disparition de l'industrie, appauvrissement du peuple
et agrandissement du fossé entre les milieux sociaux. Aujourd'hui
30% de la population de la ville vit dans la misère absolue et
la corruption atteint tous les niveaux. Malgré tout cela Rio reste
une expérience unique.
Pour les cariocas, habitants de Rio, la seule vraie capitale du pays est
ici. Cette capitale déchue n'en finit pas d'irriter le pays par
sa façon insolente et souriante de prolonger son passé.Une
journée ordinaire à Rio....
Rio
n'est pas qu'une ville à touristes, meme si elle y ressemble.
Je pense plutot que les habitudes et le mode de vie brésilien et
specialement dans cette ville, donnent une impression de vacances permanentes,
mais pas du tout. Tout les jours, de bonne heure (ou de bonheur), une
partie de la population rejoint le centro, énorme quartier d'affaires,
dont les trottoirs se trouvent alors recouverts d'une foule qui se bouscule.
Dans notre quartier, des 6h00 du matin on peut déjà voir
les premiers levés qui prennent leur petit déjeuner dans
la rue. Les façades des lancheterias, telle des peintures, sont
décorées de fruits exotiques. Les sucos et vitaminas (jus
de fruits naturel fait sur demande avec du lait) vont couler à
flot aujourd'hui car il fait déjà très chaud. Les
tenues légères sont de rigueur ! La
multitude de bus qui couvre la ville commence son manège tel un
ballet incessant jusqu'à tard dans la nuit. Ceux-ci s'arrètent
quasiment à la demande, d'un signe de la main. Copacabana est composé
d'une série d'avenues parallèles à la plus fameuse
plage du monde. Plus on s'éloigne de celle-ci et plus les signes
de pauvreté apparaissent. Derrière chaque quartier de Rio,
sur les montagnes se trouvent les favelas où vivent les plus miséreux
dans des logements de toles. A l'inverse, l'avenida Atlantica qui longe
la plage est bordée d'hotels des plus renommes dont le plus connu
et plus ancien, est le Palace Hotel.
Les trottoirs de Copacabana et d'Ipanema recouverts de mosaique noires
et blanches représentent les deux fleuves Amazone et Orénoque
qui ne se mélangent jamais. Tout un symbole ! D'ailleurs au Bresil
on dit "on se marie avec plus blanc que soi, mais on fait l'amour
avec plus noir que soi".
Dans
la journée une partie de la population rejoint la plage de Copacabana.
Tous les matins on peut trouver dans différents endroits de la
ville des petits marchés alimentaires, vestimentaires ou artisanaux.
Beaucoup sont installés à l'ombre appréciée
des arbres. Comme tout quartier de Rio, Copacabana est au pied des montagnes,
on quitte celui-ci en empruntant un tunnel qui passe sous une de ces montagne
et finit sa course dans la baie. A la sortie du tunnel nord, on trouve
le quartier de Botafogo, lui aussi en bord de mer. C'est plutot un quartier
résidentiel avec des vieux immeubles de style parisien, une petite
plage et son joli port. C'est également l'accès au Pain
de Sucre. En continuant au nord, on arrive a Flamengo, quartier résidential
aussi et abritant l'énorme parc cotier "parque do Flamengo".
Les nombreux terrains de foot, entre immeubles parc font la joie des très
très nombreux amateurs de foot. Les machs commencent en fin d'après-midi.
Encore plus au nord, on arrive au Centro, la circulation est infernale,
il est l'heure de déjeuner et les centaines de restaurants et bistros
aux pieds des buildings font le plein. Plusieurs rues piétonnes
où se sont installés quelques divers vendeurs font la joie
de cette foule pendant la pause. On trouve également dans ce quartier,
l'embarcadère qui dessert toutes les autres villes de la baie et
l'un des deux aéroports de Rio. D'ailleurs depuis ce quartier on
peut pratiquement se rendre partout en bus ou en train.
A quelques kms de là , dans l'arrière ville, se trouve le
Corcovado qui avec ses 710 mètres de haut domine Rio. Le Christ
rédempteur, sculpté par le français Paul Landowski,
repose au sommet et garde un oeil sur la population.
Au
pied de cette montagne se trouve un jardin botanique qui regroupe toutes
les essences d'arbres amazoniens. Certains pays y ont fait un don. (L'arbre
français fait peine a voir) Non loin, plus au sud, se trouve le
lac Rodrigo de Freitas. Il étincelle derrière les quartiers
de Leblon, Ipanema et Copacabana. Celui-ci propose un tas d'activités
nautiques, que seule une minorité peut s'offrir.
Nous sommes maintenant au sud de la ville et de Copacabana, dans le quartier
de Leblon. qui est l'un des plus riche, d'ailleurs à Rio comme
en Amérique du Sud, plus on descend au sud et plus il y a d'argent.
Au dessus se trouve Ipanema. Leblon comme Ipanema sont en front de mer.
La plage d'Ipanema est l'une des plus belle et plus propre de la ville.
La population de ces deux quartiers est visiblement très aisée.
Les immeubles sont clairs et plus petits. Les commerces brillent et proposent
beaucoup d'articles européens et américains.
Depuis
Ipanéma on peut rejoindre Copacabana par un tunnel ou par une avenue
cotière. Nous sommes maintenant en fin d'après-midi, beaucoup
de gens reviennent du travail et sur la plage de Copacabana il y a foule.
Certains disputant une partie de volley, d'autres une partie de beach
volley ou de foot. Il semble qu'une nouvelle journée commence ici.
Les nombreux club de gym dans le quartier sont en pleine activité,
fenetre grandes ouvertes. De nombreux cyclistes et joggers empruntent
la piste cyclable qui longe la plage et font des aller-retours entre Copacabana
et Ipanema. Il y a foule aux terrasses des hotels de l'Avenida atlantica. D'autres
font leurs courses dans les petits supermarchés des rues parallèles.
A Rio en général, la population est très chaleureuse
et va prendre le temps pour répondre à une question ou tout
simplement discuter, allant meme motiver un chauffeur de bus pour faire
un détour et vous déposer à votre domicile. Le soleil
va bientot se coucher et le meilleur point de vue se trouve sur les rochers
émergeants de la plage d'Ipanema. La vue sur la baie d'Ipanema
à ce moment est inoubliable. Une odeur de Chouros au Manjar (crepe
au caramel) envahit alors l'avenue. Sur L'avenida atlantica, un marché
nocturne s'installe. Jusqu'à tard dans la nuit, Copacana va continuer
de vivre, les rues reculées dans le quartier vont devenir un peu
moins sures, l'avenida atlantica est maintenant fréquentée
par quelques prostituées et autres noctambules.
On
peut apercevoir les gardiens de nuit d'immeubles, endormis sur leur chaise
derrière une grille. Le week-end, Rio prend alors une toute autre
allure. Le centro est aujourd'hui quasi désert. En milieu de matinée,
il est impressionnant de voir la foule traverser les avenues de Copacabana
pour se rendre..à la plage. Ici la plage n'est pas un loisir, c'est
une religion comme le foot. Rien à voir avec un signe de paresse
! On travaille beaucoup sur ce lieu. De nombreux rendez-vous professionnels
s'y tiennent, des psychanalystes ou masseurs exercent leur métier
ici. Samedi 15h00, il est maintenant impossible de voir le sable. C'est
une ville de parasols qui nait pour la journée, avec ses allées
et ses quartiers il faut etre un habitué pour y retrouver quelqu'un. Match
a Maracana...
Flanant dans le centro, j'apprends que ce soir se jouerai un match au
stade de Maracana ! Le stade n'est pas loin et je me rends sur place pour
vérifier l'information. On me confirme que Fluminense reçoit
Vasco à 17h00. Je rentre alors rapidement à l'hotel dans
l'espoir d'y trouver Estelle et lui proposer d'aller voir ce match ensemble.
Elle n'est pas là ! surement à la plage (he he he.) Je laisse
un message dans la chambre et j'ai juste le temps de retourner au stade.
Aux portes du plus grand stade du monde, c'est l'effervescence. Maracana
peut accueillir 220 000 personnes, un peu moins maintenant pour raisons
de sécurité, J'obtiens une place latérale à
m- hauteur pour 10E. J'ai deja visité ce stade il y a douze ans
mais c'est la première fois que je vais assister à une rencontre.
A
l'intérieur les deux virages sont pratiquement pleins. Peu avant
le coup de sifflet il y a au moins 50 000 personnes dans les tribunes.
Puis malgré un soleil éclatant, une fine pluie s'abat sur
une moitié du terrain. En écoutant mes voisins, il me semble
comprendre qu'ils y voient déja un signe et une préférence
du dieu du foot pour Fluminense ! L'équipe locale de Fluminense
fait alors son entrée sur le terrain sous l'acclamation des supporters
qui brandissent banderoles et font éclater quelques fumigènes
aux couleurs du club. Ils sont suivis par l'équipe de Vasco, qui
regroupe tout de meme quelques milliers de supporters.
Fluminense fait partie des favoris du championnat cette année. La
première mi-temps est dominee sur le terrain par les verts et blancs
, le jeu est rapide et court, mais à la surprise générale
Vasco mène à la marque 0-2. Les deux buts sont marqués
sur des contre attaques. Durant la pause, la police fait également
son entrée..dans le virage gauche ou quelques bagarres viennent
d'éclater. Dans le virage droit, les chants n'ont pas cessé
de rythmer le stade depuis maintenant 50 minutes. Les deux équipes
vont bientot réapparaitre et Gilberto, mon voisin qui doit avoir
la cinquantaine, me dit alors "Il ne faut pas s'inquiéter,
ils ont l'habitude, ils vont marquer en seconde période.
De nouveau ce jeu très rapide au ras du sol et il faut attendre
10 minutes pour que les dires de Gilberto se confirment.1-2. Le joueur
qui vient de marquer revient rapidement au centre du terrain, ballon sous
le bras. Le suspens durera jusqu'a la 92ème minute ou Fluminense
égalisera et fera lever les quelques 50 000 personnes. A l'issue
du match, il nous faudra attendre quelques minutes avant de sortir, le
temps aux supporters de Vasco qui se trouvent non loin de ma tribune,
de quitter tranquillement les lieux. Journée
a Niteroi..
J'aperçois
depuis Rio une ile en face, qui semble abriter une ville imposante. C'est
Niteroi, ville de 300 000 habitant. Je décide de m'y rendre et
d'y passer la journée. Des navettes font régulièrement
la liaison, surtout aux heures de pointe, et transportent ainsi la population
de Niteroi qui travaille à Rio mais qui a choisi de vivre en retrait
et surement plus au calme. La ville se trouve le long d'une immense plage.étonnant
! Je vais rapidement m'y rafraichir car aujourd'hui il fait plus de 40
degres. Niteroi propose également un musée d'art moderne
aux allures de soucoupe volante. Ecole
de Samba..
Dans un mois c'est le carnaval, et nous sommes à l'heure des répétitions.
Les écoles de Samba de la ville qui composent le plus célèbre
carnaval du monde sont nombreuses. De 15 à 5000 membres, elles
possèdent chacune leur couleur et tous les ans une seule est déclarée
championne suite à l'évènement. Nous avons décidé
d'aller assister à une répétition dans la fameuse
école Salgueira. Une fois sur place, nous nous retrouvons dans
un petit stade ou défilent sur la piste autour du terrain, environ
500 personnes. Les participants sont plus nombreux que les spectateurs
locaux. Il ne nous faut pas longtemps pour rejoindre le terrain. Le rythme
est contagieux et nous dansons avec la foule qui participe en attendant
de supporter son école le grand jour venu. L'école devra
alors etre unie, harmonieuse, proposer des nouveaux pas de danse, séduire
par sa musique et ses costumes afin d'etre la championne. Pour la petite
histoire, le refrain qui donne le signal du début des festivités
est extrait du morceau d'opérette "les pompiers de Nanterre
d'Antonin Louis". A
Rio, chacun trouvera son compte en musique. Il est toutefois impressionnant
de voir comment la Samba peut saisir de multiples influences mondiales,
les manger à sa sauce et les digérer. D'énormes discothèques
en front de mer attirent beaucoup de monde, mais quelques rues plus discretes
en retrait affichent une ambiance plus sympa et plus authentique. On peut
assister et participer à une chorégraphie improvisée
sur un air de Samba-tronic Rio
affiche une série de symboles touristiques à faire réver,
mais Rio c'est beaucoup plus que ça et très classique en
meme temps ! Nous
sommes Dimanche, il fait une chaleur pesante à Rio et Estelle m'accompagne
jusqu'a l'énorme terminal international de bus de la ville. Ensemble
depuis 7 mois, nous nous séparons pour la première fois.
Nous avons un avion dans deux semaines à Santiago de Chili qui
nous emmènera à Auckland en Nouvelle Zélande. J'ai
finalement choisi de rallier Santiago par bus successifs en longeant la
cote sud brésilienne, puis l'Uruguay, l'Argentine et enfin le Chili. Santa
Catarina 09/02/03...
Ma première étape est l'ile de Santa Catarina, 800km au
sud de Rio. Apres 12h00 de bus, je parviens à Florianopolis, capitale
de l'état de Santa Catarina. Cette charmante ville se situe idéalement
aux portes de l'ile. D'énormes ponts relient celle-ci au continent
et de nombreuses navettes partent régulièrement aux quatres
coins de l'ile. Le temps de changer de terminal de bus et me voici donc
dans une de ces navettes en direction de Pantano do Sul, un petit village
qui se trouve au sud de l'ile. Santa Catarina qui mesure 55km de long
et 18km de large a une caractéristique, elle compte 42 plages.
Toutes différentes ! mais il y a aussi à l'intérieur,
de petites montagnes recouvertes de forets subtropicales, des rivières
et meme un énorme lac d'eau douce. Pantano do Sul est en fait un
petit hameau de pécheurs au bord d'une immense plage de sable.
Je trouve une chambre après m'etre renseigné dans un resto
donnant sur la plage. Elle est très spacieuse et comprend meme
une cuisine équipée ! Il y a un mixeur, ça tombe
bien, les vitaminas de Rio me manquent dejà !
Je
fais le tour de ce charmant village tout en recherchant le moyen de louer
un vélo. L'épicerie du village..j'en profite pour faire
quelques courses. Je vais ensuite écrire sur cette plage, car j'ai
un peu de retard. Le lendemain je pars en direction du Lagoa Do Peri,
ce lac est la plus grande réserve d'eau potable du monde ! à
proximité de celui-ci sans le trouver, je demande mon chemin à
une famille. Il se trouve qu'ils recherchent également à
s'y rendre et nous faisons la route ensemble à travers la foret.
Apres 20 minutes de marche, nous nous trouvons face à cette immensité
d'eau douce. Par endroit des roseaux bordent les rives de cette eau limpide.
Nous restons un long moment à discuter ensemble assis dans l'eau.
La famille Battista vit dans un village proche de Curitiba situé
à 200km d'ici. Ils ont choisi cette ile pour passer leurs vacances.
Leurs deux filles sont venues avec eux, l'une travaille dans une banque
et l'autre est infirmière. L'une d'elle me laisse son numéro
de téléphone portable afin de les contacter le lendemain
et passer la journée ensemble. Après les avoir raccompagner
sur la route, je décide de faire une rando dans la magnifique foret
qui borde le lac. Beaucoup d'oiseaux et papillons semblent avoir élu
domicile ici. Par endroit les Pins sont nombreux, on se croirait dans
les Landes avec cette bonne odeur que dégagent ces arbres. Il suffit
de faire cent mètres et c'est de nouveau une végétation
dense et tropicale qui apparait. Quelques sentiers permettent de se déplacer
assez facilement.
Je
pars à la découverte de la plus grande plage de l'ile. C'est
Praia Grande do Mocambique, elle remonte sur 18 km de sable blanc ! Ah
! je suis dans l'impossibilité de joindre la famille Battistacar
j'ai égaré leur numéro et par la même occasion mon
carnet de notes !! Je me retrouve coincé dans un village car il
pleut des trombes durant 2 heures. Une pluie tellement forte avec gouttes
si grosses que 10 secondes en dessous suffisent à vous tremper
! Cette zone de l'île est fréquentée par les surfeurs car
les déferlantes de l'atlantique battent les plages. C'est ma dernière
soirée sur l'île et je passe une grande partie de la soirée
à discuter avec mes deux voisines, Christina et sa fille Lorena
en vacances sur l'île et originaire de Sao Paolo. Je rejoins le lendemain
Florianópolis.
Florianópolis 12/02/03...
Florianópolis est la capitale de l'état de Santa Catarina. Fondée
en 1726, à la grande époque de la pêche à la baleine,
elle abrite aujourd'hui 300 000 personnes. Prospère et moderne,
elle vit de la richesse agricole de cet état, de quelques industries
et d'un paisible tourisme régional. On dit de cette ville qu'elle
est le joyau de la cote sud du pays tout comme ses filles qui seraient
les plus belles du pays (parole d'une brésilienne de Sao Paulo
!) Construite
sur une colline, elle couvre les deux versants. La population et les habitations
sont différentes suivant le cote. L'un est plus populaire, c'est
le quartier de la vieille ville avec son port, ses nombreuses rues piétonnes,
une multitude de petits commerces et ses immeubles historiques. L'autre
est plus résidentiel, on y trouve aussi un quartier d'affaires
et un grand shopping. Le soir on peut voir sur l'avenue qui longe la plage
le même rituel qu'a Rio...joggers et cyclistes sont fidèles. L'intérêt
de cette ville reste tout de même l'ile qui se trouve derrière.
C'est un peu une ville à la campagne.
Dans
le bus qui m'emmène à Montevideo, je fais la connaissance
de mon voisin sexagénaire Jorge. Rapidement nous nous mettons à
discuter...enfin surtout lui. Jorge est argentin et habite Buenos- Aires.
Il est venu passé ses vacances au Brésil avec sa fille et
son petit fils. D'ailleurs sa fille ne tarde pas à lui faire des
signes pour qu'il cesse de parler afin que je puisse dormir ou être tranquille.
C'est vrai qu'il est bavard Jorge.....
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