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Plus
qu'un pays en Amérique du Sud, le Brésil est un continent dans le continent
(16 fois la France).
De l'Amazone infinie aux colossales chutes d'Iguaçu, des forêts d'Amazonie
au continent marécageux du Pantanal, en passant par ses plages tropicales
et des villes à l'architecture coloniale préservée, le Brésil fait frémir
les hommes qui foulent sa terre.
ITINERAIRE
(30 jours) : Foz de Iguaçu - Brasilia - Salvador
de Bahia - Pantanal - Isla Itaparica - Ilhéus - Porto Séguro
- Rio de Janeiro - Belo Horizonte - Florianopolis - Isla Santa
Catarina
"BIBICHE A RIO"
Rio.....
Nos visiteurs rentrent
en France : nous finissons la soirée dans un quartier animé...
C'est l'heure du départ : Thierry et maman Michelle s'envolent
alors pour Paris et nous nous retrouvons tous les deux avec l'impression
d'un "trop calme"... Nous reprenons alors un bus pour Copacabana.
Yann gardant sa chambre d'hôtel pour les deux soirs suivants, nous
dégustons un excellent foie gras du Périgord devant la fenêtre
avec vue sur la mer. Nous partons ensuite fêter nos retrouvailles
dans le quartier de Carioca au centre de Rio. Compte tenu de la foule
à l'entrée d'une boîte de nuit réputée,
nous décidons de poursuivre jusqu'à Dama da Noite, un bar
musical dans lequel Estelle était déjà allée
avec Thierry. Là, un groupe de jeunes chanteurs équipés
de cinq instruments musicaux différents, se met en place. La pièce
se remplit peu à peu, un photographe se joint au monde. Nous buvons
un verre de Capirihna au curaçao bleu puis une bière au
son de la samba. Dans la nuit, nous partons à la recherche d'un
bus et passons alors dans une rue piétonne très animée
de musique hard-rock. Nous pénétrons dans celle-ci, toute
taguée et bondée de jeunes gens déchirés.
Nous rejoignons alors un arrêt de bus à une place centrale.
A destination, Yann me raccompagne au backpacker avant de retourner à
son hôtel, et nous nous donnons rendez-vous au lendemain soir.
Visite guidée
du Palacio del Ihla Fiscal...
Le lendemain matin,
je découvre que la station de métro est fermée et
j'apprends que c'est jour férié ce dimanche. Je cherche
alors un bus pour me rapprocher de la marine de Rio de Janeiro.
Alors qu'à la marine, je tente d'acheter un billet pour aller visiter
l'Ihla Fiscal, le guichetier m'informe que le bateau de 14h30 est complet
et qu'il faudra attendre le prochain en fin d'après-midi. Face
à ma déception, il me trouve finalement une place pour le
départ de début d'après midi ! Je profite de l'avance
sur l'horaire pour visiter les bateaux musées à quai. Alors
que je m'installe dans le bateau pour rejoindre l'Ihla Fiscal, un groupe
de femmes âgées typiquement africaines se joint pour la traversée.
Le palais situé sur l'Ihla Fiscal est d'un vert citron très
inhabituel pour un bâtiment. Il date des années 1880-1890
à la demande d'un Poste de Douanes par l'Empereur Don Pedro II.
De style gothique, en pierres taillées, il doit son inspiration
aux châteaux du XIVème siècle du Sud de la France
! Construits pendant sept années par des esclaves, l'horloge manuelle
originaire d'Allemagne doit être encore aujourd'hui, remontée
deux fois par semaine par des techniciens. La salle cérémoniale
est célèbre pour le dernier bal de l'empire du 9 novembre
1889 (six jours avant la proclamation de la République) et qui
abrita quelques 2.000 convives. Durant cette visite guidée, une
jeune cariocaine d'origine africaine, accompagnée de son petit-frère,
m'abordera, très heureuse de pouvoir parler avec un anglais en
cours d'apprentissage.
De retour sur le bateau, le groupe de "mamas" se met à
chanter, en reprenant en cour chacune des voix émanant avec force.
De jeunes métisses brésiliennes frappent alors dans leurs
mains, puis se lèvent et dansent en associant leur voix à
celles du groupe. Ainsi, sous ces mouvements et airs rythmés, nous
revenons au port d'origine.
Promenade dans
Rio et Copacabana...
Je marche ensuite
dans les rues voisines où de multiples vendeurs sont présents.
De retour à la guesthouse, je découvre un message de Yann
m'indiquant qu'il est parti assister à un match de football au
stade Maracana. Je me dirige alors vers la plage de Copacabana et m'endors
sur le sable quand un pêcheur vient me réveiller, me précisant
de tenir mon sac sous ma tête pour éviter tout vol ! Le soir,
je retrouve Yann pour flâner dans Copacabana à l'écoute
des sambas des rues. Après un dîner rapide, nous nous installons
sur une terrasse près de la plage pour écrire nos récits
jusque tard dans la nuit, tout en buvant des jus de coco dans leur coque...
Un lundi qui
se termine par une fouille au corps !
Au petit matin, je
pars à la plage pour quelques heures de baignade et de lecture.
Puis, avec Yann, nous allons dans l'agence de Quantas afin de confirmer
notre vol pour Santiago le 22 février. Nous buvons ensemble un
sucos (jus de fruit naturel) avant de reprendre chacun notre programme
personnel qui pour moi se limitera à une ballade rêveuse
le long de la plage de Copacabana. Le soir, avec Yann, nous mangeons des
hamburgers puis finissons la soirée dans un cybercafé. Sur
le chemin du backpacker, nous nous asseyons un instant sur les bancs de
la place centrale voisine, parlant planning, Yann commençant à
sortir ses filtres pour rouler une cigarette... Soudain, un policier nous
interpelle et demande à Yann de sortir les affaires de ses poches,
le fouillant à la recherche de marijuana. Perdant patience, après
un interrogatoire répété, il repartira énervé.
Nous rentrons à la guesthouse surexcités par cette aventure
! A la lecture de notre guide de voyage, il est inscrit que toute détention
de marijuana entraîne la prison (et quelle que soit la quantité)
! La nuit sera difficile dans le dortoir des filles : une femme d'une
cinquantaine d'année, originaire des Philippines et habitant Los
Angeles, ne cessant de me questionner sur mon voyage. Peu propre sur elle,
je m'endors avec la pensée de puces...
Vue panoramique
sur Rio de Janeiro, du Pao de Azucar...
Le lendemain matin,
je prends un bus pour rejoindre la colline dominant la baie de Rio : le
Pao de Azucar (pain de sucre, nom dû à sa forme). Deux funiculaires
m'amènent alors au sommet d'où la vue est superbe sur la
baie de Rio et la plage de Copacabana. Les avions pour leur atterrissage
se positionnent de front face au Pao, et dans les airs des rapaces volent
tout près. Je marche alors sur les petits chemins des versants
du Pao en appréciant cette sensation de légèreté.
Les touristes sont peu nombreux à mon grand enchantement. De retour
au pied du pain de sucre, je demande à des personnes attendant
à un arrêt de bus, le numéro de bus me permettant
d'atteindre le centre de Rio. Là, toutes les personnes tentent
de me répondre dans le même espace de temps, entraînant
alors un brouhaha de portugais incompréhensible. Une femme me dit
alors de monter dans le même bus qu'elle. A l'intérieur de
celui-ci, elle interrogera toutes les personnes pour savoir quel est l'arrêt
le plus proche du musée que je souhaite rejoindre !
Visite du musée
national historique de Rio...
Allant au musée
"nacional historico", elle descendra au même arrêt
et souhaitera m'accompagner jusqu'à être certaine que je
ne pourrai pas me perdre. Le musée comprend une exposition sur
l'évolution de la mode sur plusieurs siècles, la présentation
du règne de Don Pedro II, des sculptures et peintures contemporaines...
Sur la plage,
un homme m'accoste...
Tel un rituel de fin
de journée, je profite ensuite de la plage de Copacabana. Alors
que je rédige tranquillement quelques notes, un homme d'une soixantaine
d'années s'approche de moi, prétextant être intéressé
par mes écrits, étant lui-même journaliste. Il me
précise alors qu'il est en vacances pour quelques temps, et qu'il
souhaite m'inviter à passer deux ou trois jours sur une île
proche de Rio, réputée pour être agréable et
romantique, Ihla Grande.
Après de nouvelles tentatives, et de nouveaux refus de ma part,
il me faudra feinter pour rejoindre le backpacker dans lequel j'ai rendez-vous
avec Yann sans qu'il ne m'accompagne.
Une soirée
paisible...
A 20h00, je suis heureuse
de retrouver Yann pour partager avec lui quelques sucos et beignets. Nous
entrons vers minuit dans un Bingo qui ressemble plus à une salle
de jeu qu'à une loterie familiale. Yann misera tout sur un seul
round par erreur et perdra en quelques secondes sa mise. Déçus,
nous quittons la pièce pour finir au Mac Donald voisin. Dans le
patio de la guesthouse, alors que la plupart des touristes sont couchés,
Martin un Allemand de Munich, me parlera dans sa langue, me confondant
alors avec une autre personne. Nous finirons une bière tout en
discutant. Le lendemain, plusieurs personnes réitéreront
la confusion de langue.
Nous parcourons
le quartier de Santa Teresa en tramway et découvrons le sambodrome...
Yann me réveille
au petit matin et après un petit-déjeuner dans les petits
magasins de sucos de Copacabana, nous nous dirigeons vers Cinelandia pour
prendre un tramway réputé pittoresque à travers le
quartier de Santa Teresa. En fait, le tramway est composé de deux
wagons ouverts où les locaux, pour ne pas payer, s'agrippent aux
rambardes extérieures ! Le tramway grimpe dans une cité
aux maisons très typiques, anciennes et colorées, souvent
en cours de restauration. Nous descendons à un lieu où nous
dominons une partie de Rio et le sambodrome, rue composée d'une
étendue de gradins fixes dédiés au carnaval annuel.
Nous pénétrons alors dans le sambodrome en plein aménagement
pour le carnaval qui aura lieu début mars...
A l'intérieur
du Stade Maracana...
Ensuite, je pars visiter
le stade Maracana et son musée, retrouvant Yann dans la soirée.
Plus grand stade du monde, celui-ci peut contenir 110.000 personnes. Je
visite alors les vestiaires qui, à ma surprise, comprennent des
baignoires, tables de massage, et un mini terrain de gazon synthétique
avec buts...
Puis dans la
demeure du Président Vargas.
Je reprends alors
le métro pour Catete, où je visite le Palacio Museo nacional,
belle demeure coloniale. C'est là que vécut et se suicida
le Président Vargas. Je rencontre Ignès, une femme de Manaus
vivant maintenant à Sao Paulo, et nous resterons en contact.
Soirée
dans l'école de samba Salgueiro !
Le soir, avec Yann
nous partons assister à la répétition de l'école
de samba de Salgueiro, répétition à laquelle j'ai
assisté avec Thierry une semaine auparavant. Martin, l'Allemand
rencontré à la guesthouse et Rudy, un autre Allemand se
joignent à nous. L'ambiance est toujours aussi démente sauf
que cette fois-ci, l'entraînement a lieu dans une cour extérieure.
Les groupes défilent, femmes âgées munies de parapluies,
hommes au torse dénudé et musclé, enfants, jeunes
femmes... Rires, sensualité et joie ressortent de cette représentation.
Positionnés en hauteur, nous observons d'abord le défilé.
Puis, avec Martin, nous rejoignons la cour intérieure pour nous
essayer à la danse. Deux filles que je tenterai de suivre dans
leur gestuelle me demandent de me joindre à elles ! La répétition
touchant à sa fin, Martin partira avec d'autres personnes dans
une boîte de nuit. Rudy, Yann et moi boirons quelques verres sur
les terrasses de la rue voisine où nous serons les seuls touristes
présents. Des femmes brésiliennes boiront avec nous, puis
nous conseilleront de prendre un taxi pour rentrer à nos dortoirs...
Rudy négocie hardiment le prix de la course en portugais avec succès
!
Rencontre d'un trio français en fin de tour du monde...
Dans la nuit, à
la guesthouse, je discute en français, Rodolphe, m'expliquant qu'il
est en tour du monde avec deux autres amis et qu'ils passent au Brésil
leur dernier moment avant le retour en France...
Journée
et soirée à Copacabana
Le matin, je pars
visiter le fort situé au bout de la plage de Copacabana et en pointe
d'Ipanema. Je passe le reste de la journée à déambuler
dans les rues ombragées après avoir profité de la
plage. Le soir à 20h00, je retrouve Yann et nous partons tous les
deux faire un footing le long de la plage, comme de nombreux cariocas
d'ailleurs. En fin de soirée, nous dînons et allons boire
un verre avec Rudy. Dans la nuit, des israéliennes revenant de
discothèque et dormant dans mon dortoir, allumeront la lumière
et discuteront à haute voix m'obligeant à intervenir...
Randonnée
dans la Forêt de Tijuca...
A 08h00, je réveille
Yann et après un petit déjeuner de sucos et gâteau,
nous empruntons le métro jusqu'à la dernière station
de la ligne 1. Puis, nous prenons le bus pour atteindre la barra de Tijuca
en vingt minutes.
Dans ce parc avec 33 kilomètres de jungles tropicales, nous essayons
d'imaginer la naissance de Rio ici même. Et pourtant quel contraste
avec cette ville : forêt verte et touffue, arbres majestueux, ruisseaux
et cascades, chants d'oiseaux, lézards... Nous comptons monter
au pic de Tijuca à 1012 mètres d'altitude afin de dominer
la ville. Nous accédons tout d'abord à la cascade de Taunay
haute de 35 mètres. D'une route goudronnée peu fréquentée,
nous pénétrons ensuite dans un chemin forestier. A l'intérieur
de la forêt, nous croisons iguanes et singes. Des morpheus volent
à nos côtés. Après 40 minutes d'ascension,
nous nous trouvons face à un escalier de pierre que nous grimpons
pendant un long moment. Nous accédons au sommet du Barra de Tijuca
qui nous offre alors une superbe vue panoramique sur Rio, le Centro, Copacabana,
Leblon. De grosses cigales se font entendre sur ce pic.
Pendant plus d'une demi-heure, nous restons ainsi assis à contempler
le paysage en contrebas. Puis, nous rebroussons chemin et sur le chemin
goudronné, décidons de manger sur la terrasse d'un restaurant.
Après un repas copieux de salade accompagné d'une bonne
bouteille de vin rouge brésilien, nous redescendons la route sous
un soleil de plomb et gais...
Réservation
de bus pour le lendemain...
Un bus nous déposera
alors au rodevaria, terminal de bus, où chacun réservera
son bus en fonction de sa destination : Yann pour Florianopolis et moi
pour Belo Horizonte dans le Minas Gerais. Dans le bus qui nous ramène
à Copacabana, je m'endormirai, doublement fatiguée...
Soirée
cinéma...
Le soir, au cinéma,
nous regardons "O Chamado" film de suspense étrange,
en anglais sous titré en portugais. Nous finissons la soirée
sur l'avenue de la plage à boire une agua de coco. Puis je quitte
Yann pour aller dormir alors qu'il ira se promener sur Ipanema...
Découverte
du Jardin Botanique...
Je pars le lendemain
matin visiter le Jardin Botanique en empruntant un bus. Le parc est immense
et il me faudra plus de deux heures pour le parcourir : la disposition
des plantes est aérée, non stricte donnant parfois un aspect
sauvage. Le parc comprend principalement des plantes vertes très
variées, des serres d'orchidées, des plantations amazoniennes,
un jardin de roses, un petit étang avec des nénuphars de
tailles impressionnantes... Un cygne s'avance doucement sur une petite
rivière. Un emplacement est réservé aux arbres de
la nation, arbres offerts par des pays du monde. L'arbre de la France
me paraît ridicule face aux autres !
De retour à Copacabana, sous une forte chaleur, je pars me rafraîchir
par une longue baignade dans l'océan.
Dernier soir à Copacabana avec Yann
En fin de soirée
ce samedi, je retrouve Yann et Rudy et nous partons alors dans les rues
d'Ipanema. Le guichetier du bus nous indiquera alors une bonne adresse
de restaurant abordable et nous mangerons une pizza accompagnée
d'un grand pichet de vin rouge maison fort sucré. Ensuite, nous
demandons à des jeunes femmes à nos côtés si
elles ne connaissent pas une discothèque dans les environs. L'une
d'elles me répondra alors qu'elle me trouve attirante, nous quittons
le restaurant sans bonne adresse de dancing !! A nouveau dans le bus du
retour, on nous renseigne sur une discothèque locale, le Copa Show.
Nous serons effectivement les seuls touristes ! Sur deux niveaux, nous
dansons d'abord au rez-de-chaussée sur un style créole-zouk
; le premier étage est rythmé par la danse du Foggo, une
danse nationale dans le style "boys band" sur piste.
A nouveau dans la soirée, une femme d'une carrure impressionnante
m'aborde pour une danse... ce qui fera rire Rudy! A 04h00 du matin, nous
rentrons à la guesthouse à pied, nous remémorant
cette soirée étrange.
Yann part pour
Florianopolis...
En ce dimanche, nous
nous retrouvons tous les trois pour un petit déjeuner de fruits
frais dans le patio du backpacker. Puis à 15h00, j'accompagne Yann
au terminal terrestre. Des bouchons sur les grands axes retardent notre
bus et Yann aura de justesse son bus pour Florianópolis dans le
sud du pays. C'est la première fois depuis notre départ
que nous nous séparons pour 15 jours et j'éprouve une étrange
sensation à le voir s'éloigner !
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