|
Plus
qu'un pays en Amérique du Sud, le Brésil est un continent dans le continent
(16 fois la France).
De l'Amazone infinie aux colossales chutes d'Iguaçu, des forêts d'Amazonie
au continent marécageux du Pantanal, en passant par ses plages tropicales
et des villes à l'architecture coloniale préservée, le Brésil fait frémir
les hommes qui foulent sa terre.
ITINERAIRE
(30 jours) : Foz de Iguaçu - Brasilia - Salvador
de Bahia - Pantanal - Isla Itaparica - Ilhéus
- Porto Séguro - Rio de Janeiro - Belo Horizonte
- Florianopolis - Isla Santa Catarina
"ESCAPADE A RIO"

Décollage de Paris.....
Samedi 18 janvier
2003, le grand jour est arrivé, nous décollons d'Orly avec
Thierry l'ami d'Estelle, pour atterrir à Salvador de Bahia (via
Lisbonne). Thierry n'est pas un compagnon de voyage très volubile.
Ce n'est pas grave, je ne suis pas une bavarde mais nous avons quand meme
échangé quelques mots. Nos deux globe-trotters nous attendent
avec un taxi à l'aéroport celui-ci se trouve à une
trentaine de kms de la ville. Ils ont retenu un hotel correct pour la
circonstance qui se trouve au cour de la vieille ville avec vue sur la
baie.Arrivée
à Salvador de Bahia..... Nous
allons à l'hotel poser nos bagages puis faire un tour dans la ville
malgré l'heure tardive (minuit) la ville est encore très
animée, terrasses, promeneurs, et meme surprise, un carioca repeint
la façade de sa maison à 1h du matin, il fait moins chaud
car la journée c'est 40°. Le dimanche matin nous visitons tous
les quatre Salvador à pied. Le très historique quartier
Pelourinho où nous logeons, est composé de beaucoup de maisons
coloniales rénovées en tons pastels. Sur une place un groupe
de gens danse la Capoeira, combat sous des allures de danse. Son origine
remonte au 18e siècle, au moment où les esclaves préparaient
en secret leur révolte. C'est dans ce quartier que le célèbre
écrivain Jorge AMADO a vécu une partie de sa vie. Il a écrit
toute la richesse de l'homme de Bahia , sa grace et sa civilisation. Toute
sa pauvreté infinie, tout son drame et toute sa magie naissent
et se retrouvent dans la vieille ville.
L'après-midi rendez-vous est pris avec Maria la guide multilinguiste
pour une visite panoramique de la ville en minibus. Salvador de Bahia,
3 200 000 habitants, 170 églises dans cette ville, l'explication
est qu'auparavant il n'y avait pas de cimetières et les sépultures
étaient mises dans les églises. Les habitants sont a 75%
d'origine mulatre ou noire de la province de Bahia. La culture africaine
est très présente. Dans la ville les rues sont toutes pavées
et toujours en réparation.
Le soir nous allons toujours avec Maria assister à une cérémonie
" Candombles ", rite afro-brésilien qui se déroule
dans une grande demeure en dehors de la ville. Les femmes seules dansent
et sont habillées de blanc, en dansant elles font des gestes représentant
les travaux de la terre. Nous avons eu d'ailleurs la consigne de ne pas
porter de tenues noires ou sombres. Nous regagnons l'hotel dans la nuit
et c'est là que nous nous séparons et formons deux équipes
pendant 15 jours, Estelle et son ami, yann et sa mère.Isla
Itaparica .....Le lendemain matin
, yann et moi allons à l'embarcadère qui se trouve dans
la ville basse pour aller passer deux jours sur l'ile Itaparica, nous
allons tout de suite poser nos bagages à la pusada que nous avons
sélectionné, puis nous allons déjeuner sur une terrasse
face à la mer. La vue sur Salvador de Bahia qui s'étire
le long de cette cote qui nous fait face est splendide. Ensuite promenade
dans la ville de Mar Grande, puis le soir nous allons vers l'embarcadère
grignoter des beignets face à la mer. Une petite fète forraine
s'est installée. Yannou m'offre un coktail (vodka, ananas, jus
fruit pressé devant nous) puis dodo, car je commence à avoir
mal aux jambes.
Cette ile qui fait 36kms de long sur 20kms de large est dotée d'un
CLUB MED dont la population est fiere. Le mardi matin après un
petit déjeuner copieux, café, thé, jus de fruit frais
et fruits à notre pousada Koysa Nossa, nous prenons un Kombi qui
nous amène à la ville d'Itaparica, au sud de l'ile. Les
plages sont immenses et pas dangereuses, promenade en bord de mer, toujours
à pied puis déjeuner en terrasse face a la mer comme d'hab.
Avant de rentrer, nous trouvons un point Internet tenu par un français
et une brésilienne, surprise Jean-Claude nous a envoyé un
mail, super ! (J'ai laisse à mon mari la démarche à
suivre pour recevoir et envoyer des mails). Nous retournons à Mar
Grande pour diner chez un français (encore un) puis dodo sous nos
moustiquaires. Le mercredi matin
retour à l'embarcadère pour rejoindre Salvador où
yann a retenu un bus qui va nous conduire à Ilhéus, ville
de bord de mer.Ilheus..... Les
bus sont très confortables, climatisés, eau fraiche à
disposition, toilettes, arrets fréquents dans des Rodoviarias (gares
routières) le car est le moyen de transport au Brésil, il
n'y a pas de train. Exemple :300kms en 7 heures : 50 reals/100 Francs
par personne en classe confort). Toujours le meme scénario yann
cherche un hotel, nous visitons la ville à pied, yann doit faire
des arrets pour m'attendre car nous n'avons pas le meme rythme.
La ville d'Ilheus a la particularite d'avoir une basilique pratiquement
sur la plage.tout un symbole ! et un couvent qui sur sa colline domine
la petite ville. C'est le couvent NS Da Piedade fondé par une sour
française voici 200 ans. On peut y voir plusieurs peintures de
Jeanne d'Arc à l'intérieur.Après avoir
passé deux jours dans cette charmante et tranquille ville inconnue
du tourisme international, nous partons pour Porto-Seguro toujours en
car, départ à 7h30 d'Ilhéus arrivée à
Porto Seguro à 13h50. Puis recherche d'une pousada, on en trouve
une en bord de mer, chambre double avec petit-déjeuner, piscine
pour 60Frs, on traverse la rue et c'est la plage. Porto-Seguro est une
ville de bord de mer très agréable, il y a toujours à
visiter et à marcher.Porto
Séguro .....
C'est
là que le Brésil fut découvert le 22 avril 1500 par
le portugais Cabral. Les portugais y ont célébré
leur première messe en compagnie des indiens. On peut d'ailleurs
voir les ruines de ce village qui se trouve au sommet d'une colline, et
surtout la colonne de marbre apportée du Portugal pour célébrer
la découverte du Brésil. Nous prenons un bus pour aller
vers une plage plus éloignée de la ville, nous déjeunons
en bord de mer, puis plus loin nous découvrons une estrade où
des danseurs professionnels dansent la samba, et devant eux une immense
piste où des centaine de danseurs en maillot de bain dansent aussi
la samba sous 40°, toutes les 2 ou 3 minutes, ils sont aspergés
d'eau pour les rafraichir et tenir le rythme.
Ce petit village a l'air très prisé par les brésiliens
et il semble que la population présente soit en grande partie des
vacanciers.Rio
de Janeiro.....Le mardi 28 janvier
2003 , nous quittons Porto Seguro pour RIO toujours en bus 1200 kms en
19h, j'ai trouvé ça génial. Bus super confortable.
Nous avons quitté Porto à 17h le mardi pour arriver à
RIO le mercredi à 12h. Un taxi nous conduit dans le quartier de
Copacabana, yann part à la recherche d'un hotel, les prix sont
très variables de 500frs à 2000 et plus. A près une
longue recherche, il trouve un super hotel pour 250frs la nuit avec petit
déj. et vue sur la plage de Copacabana qui se trouve a 100m. C'est
plus que d'habitude mais ce n'est pas tous les jours que l'on se trouve
à RIO.
Yann
va à l'office de tourisme chercher des renseignements, et nous
visitons tout ce qu'il y a à visiter en bus, le Corcovado, (pour
monter jusqu'au Corcovado, nous prenons le funiculaire qui traverse une
foret qui représente l'Amazonie, le Corcovado lève les bras
vers le ciel, une anecdote dit qu'il est prêt à applaudir
lorsque les cariocas vont se mettre au travail) le pain de sucre, le stade
Maracana, nous prenons le métro qui est super propre. Yann trouve
toujours un interlocuteur avec qui discuter. Au Brésil on parle
portugais, mais il se fait comprendre. Le pain de Sucre est accessible
par deux téléphériques et offre une vue très
différente de celle du Corcovado. Nous sommes comme sur un balcon
face aux plages de Copacabana et Ipanema.
Nous allons voir un show (style Lido) qui retrace l'histoire du Brésil
en couleurs et en danses. Tous les danseurs sont noirs, d'ailleurs au
Brésil, si on a la peau noire, on réussit dans le foot ou
danseur de samba. Il était super ce show et les danseurs et danseuses
sublimes. Lorsque nous sommes rentrés le chauffeur du bus a fait
un détour pour nous déposer près de notre hotel,
quelle gentillesse.
Mais RIO c'est un mythe, la misère est à chaque coin de
rue, derrière chaque quartier riche il y a des favelas où
il vaut mieux ne pas aller seul. Le samedi, c'est farniante, promenade
à la plage et en ville, à chaque coin de rue, on peut déguster
des jus de fruits frais. Le samedi soir nous devons retrouver Estelle
et son ami à l'aéroport de RIO où nous nous rendons
en bus. Décollage à 20h30, après des gros bisous
pour supporter la séparation. Arrivée le dimanche à
Orly vers 11h.Et voilà c'est
fini le Brésil, il reste les souvenirs, les crises de rire et les
merveilleuses visites de ce pays attirant. J'avais oublié une anecdote,
nous dinions un soir dans un restau. populaire de RIO, un plat du pays
(riz, haricots rouges sauces diverses) tellement copieux qu'il en restait
dans mon assiette. Un SDF passe et regarde avec envie, yann a compris,
il lui donne l'assiette et une cigarette et ce fut pour lui une soirée
merveilleuse, il ne savait que dire pour remercier.

sur l'air de la chanson de Bécaud, Nathalie
Qu'elle était jolie cette ville
C'était Rio de Janeiro
Il avait un joli nom mon guide, Yanou
Copacabana, Maracana
Pain de sucre et Corcovado
Que c'était beau
Qu'il était gentil mon guide
Il portait mon sac à dos
Il me rendait la vie facile, mon guide Yanou
Il décidait, organisait, maman suivait
Ce fut deux semaines merveilleuses
Pleine de rires, de chaleur et de tendresse
Merci mon fils, Yanou.
|
.
|