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Plus
qu'un pays en Amérique du Sud, le Brésil est un continent dans le continent
(16 fois la France).
De l'Amazone infinie aux colossales chutes d'Iguaçu, des forêts d'Amazonie
au continent marécageux du Pantanal, en passant par ses plages tropicales
et des villes à l'architecture coloniale préservée, le Brésil fait frémir
les hommes qui foulent sa terre.
ITINERAIRE
(30 jours) : Foz de Iguaçu - Brasilia - Salvador de Bahia - Pantanal
- Isla Itaparica - Ilhéus - Porto Séguro - Rio de Janeiro
- Belo Horizonte - Florianopolis - Isla Santa Catarina
"DO BRASIL"

Foz de Iguaçu
Notre arrivée
au Brésil.
A notre arrivée à Foz de Iguacu, un homme nous propose différentes
adresses d'hébergement en fonction de notre besoin, et nous déposons
alors nos sacs dans celui de notre choix avant de partir visiter la ville,
plus grande que nous l'imaginions et contrastant ainsi avec Puerto Iguacu.
En journée, le thermomètre affiche 41 degrés ; à
21h, 31 degrés !
Le soir, nous goûtons un excellent kebab à emporter et allons
au cinéma dans un complexe situé en périphérie
de la ville pour y regarder le dernier James Bond, "Otro dia para
mourir". De retour au centre ville, nous nous installons à
une terrasse de café et goûtons alors notre premier Capirinha,
spécialité brésilienne ressemblant à notre
margaritta. Il est deux heures du matin et dehors, il fait 29 degrés
!
Les Chutes d'Iguaçu
vues du Brésil
Au matin, en empruntant un bus local, nous partons découvrir les
Chutes d'Iguaçu côté brésilien. Après
une demi-heure de route et un passage furtif à l'aéroport,
le bus nous dépose à l'entrée du site. Nous nous
acquittons alors de 6 euros à l'entrée du parc et un nouveau
bus, cette fois-ci, touristique avec un étage supérieur
ouvert sur l'extérieur, nous conduit à travers le parc jusqu'à un superbe point de vue sur les chutes d'eaux.
Sans
aucune transition, une vue panoramique s'offre à nous : sur une
largeur impressionnante, de multiples eaux se jettent du haut des falaises
avec fracas, entraînant de forts remous en contrebas et un nuage
de brouillard ! Long de 1,2 kilomètre, un sentier en béton
et en escalier nous emmène sur d'autres miradors. De petits animaux
qui nous font penser à des mini tapirs n'hésitent pas à
venir renifler nos jambes dans l'espoir de nourriture. Nous croisons des
lézards de forte corpulence et des centaines de papillons colorés.
Au final, une fabuleuse vue générale sur les Gorges du Diable
nous laisse sans voix : nous nous approchons d'un gouffre où s'effondre
l'eau bruyamment, nous humidifiant le corps et les habits.
Hier, nous étions en face, juste au-dessus de ces chutes. Le point
de vue est complémentaire, plus panoramique et en recul que sur
le site de l'Argentine. Normal, 75% des chutes sont basées sur
le territoire argentin. La végétation aux alentours est
riche et variée, de couleur vert vif. De retour au premier point
de vue, nous restons un long moment à contempler ce spectacle en
silence. Nous quittons alors les Chutes d'Iguaçu, des images éblouissants
encore nos yeux, et des sons résonnants aux oreilles.
Brasilia
Nous atteignons
Brasilia après 27 heures de bus..
De retour à Foz de Iguaçu, nous regagnons immédiatement
le terminal terrestre, prenant un bus pour Brasilia le soir même.
Du fait d'un mauvais numéro de plate-forme indiqué sur le
billet, nous manquons de peu de louper le bus.
Nous passons ainsi la nuit et la journée du lendemain dans un bus
confortable. Nous arrivons alors le lendemain à 21 heures au terminal
de bus, excentré du centre de Brasilia. Nous sommes en fait les
seuls voyageurs du bus à avoir réalisé le trajet
Foz de Iguaçu - Brasilia sur toute sa longueur. Le soir, après
avoir déposé nos sacs à dos dans une pousada, nous
passons la fin de soirée au Bingo central (jeu de loto) dans un
complexe ressemblant à un casino. Là, notre voisin de table
nous offrira une plaquette de six jeux pour avoir gagné le bingo
maximum à la partie précédente.
A la découverte
de la "nouvelle" capitale.
Le lendemain matin, nous partons découvrir cette capitale construite
de 1956 à 1959 pour des besoins de développement intérieur
du pays. Brasilia devint la capitale du Brésil supplantant Rio
de Janeiro sur le plan administratif.
Cette nouvelle ville sans historique, ni influence des temps passés
dans son architecture, reste un archétype d'une ville construite
d'après un plan moderne, en tenant compte des contraintes et besoin
de la société actuelle : accès facile par de grandes
artères, quartiers découpés par domaine (administratif,
commercial, sport.), parcs situés aux extrémités
des avenues principales, lac à proximité. Attrayante par
ses immeubles modernes, ses bâtiments stylisés, ses monuments
artistiques, nous traversons ses axes principaux, entrons dans le Patio
Brazil, grand centre commercial à l'européenne, puis poursuivons
jusqu'à son stade et son circuit automobile Nelson Piquet.
Peu de touristes viennent visiter la capitale excentrée des lieux
touristiques ; Brasilia reste un lieu de rencontres internationales importantes
notamment pour tous les traités et débats concernant l'Amazonie,
et régulièrement l'Amérique du Sud. C'est aussi le
lieu de passage pour aller dans le Pantanal.
En route pour
Salvador de Bahia
A 15h00, nous prenons
un bus de Brasilia à Salvador de Bahia que nous devrons atteindre
le lendemain. Le bus, en rapport avec son prix bas de gamme est de qualité
médiocre nous faisant regretter de ne pas avoir payé un
plus cher. Sans télévision, ni musique, nous décidons
d'installer notre mini-hifi qui se résumera à deux baffles
reliés à notre lecteur cd-rom ! Au programme, U2 et U2 !
Nous faisons partager notre musique aux passagers proches de nous. Quelques
pauses nous permettent de reposer nos fessiers endoloris. Progressivement,
nous quittons le vert vif de la végétation pour un terrain
plus sec et jauni par le soleil.
Salvador
de Bahia
En
fin de matinée, le lendemain, nous pénétrons dans
Salvador de Bahia, ville coloniale côtière de l'état
de Bahia. Choc à notre première vue : la pauvreté,
visible à l'oil nu sur tous les bâtiments et maisons de la
ville. La ville nous apparaît alors dans toute sa tristesse, nostalgique
d'un vécu riche aux siècles derniers, et perdue désormais
dans ses souvenirs. Nous passons sur un axe périphérique
près de favelas, les cités pauvres du Brésil appelées
en France "bidon-villes". Nous entrons ensuite dans la cité
historique, très colorée, riche en architecture portugaise
et chargée de touristes. A la venue de la mère de Yann et
de l'ami d'Estelle le lendemain, nous sélectionnons un hôtel
de bonne qualité avec vue sur la mer.
Nous marchons dans
les rues de la ville, prenons quelques verres sur les terrasses des pubs
situés dans les rues piétonnes. Là, les vendeurs
de cacahuètes déposent sur les tables et sur un papier une
pincée de cacahuètes, puis repartent pour ne revenir que
10 minutes plus tard : si vous avez mangé les cacahuètes,
il vous ressert et vous devez vous acquitter de 0,3 euros, sinon il récupère
le papier et repart vers d'autres tables. A minuit, I'air est doux et
nous observons le ballet infernal des passants avec sourire. A la fermeture
du café, et un peu fatigués par nos boissons, nous rentrons
à l'hôtel et dormons profondément dans ce cadre luxueux
!
Anecdote de fin de journée.
Au petit matin de
ce grand jour, le réveil nous annonce l'heure du petit-déjeuner.
Nous dévorons goulûment les mets présentés
sur la table principale : gâteau, charcuterie, fruits (pastèques,
mangues, papayes, melons). Puis, nous retournons nous coucher jusqu'en
fin de matinée ! Ne souhaitant pas visiter les lieux avant la venue
de nos visiteurs, nous passons l'après-midi dans un cybercafé,
à saisir les fiches techniques sur l'Amérique du Sud ainsi
qu'une newsletter. Il nous reste deux heures à tuer avant de rejoindre
le mini bus collectif pour l'aéroport. Nous buvons des bières
à une terrasse de café, renouvelant nos regards sur le passage
des gens dans cette rue piétonne. Nous montons enfin dans le mini
bus. Là, une femme se joint à nous. A la vue de sa dégaine,
Yann s'exclame alors: " Elle est bourrée la dame !"
et à Estelle d'enchaîner : " Houai, et t'as vu comme
elle est sapée ?! ".
Quelques instants plus tard, la femme se retourne alors vers nous et nous
dit en français : "vous êtes français, moi, je
suis guide ici". Oups ! Maria, soixante-dix ans, nous apprend alors
qu'elle parle couramment 6 à 7 langues (le français, l'allemand,
l'espagnol, l'italien, le russe, et le japonais.). Maria nous quitte en
nous proposant une visite guidée des alentours de la ville le lendemain.
Arrivée de Michelle, la mère de Yann et Thierry, l'ami
d'Estelle.
Sur la route de l'aéroport,
peu rassurés, nous traversons des favelas. Soudain, Yann demande
au chauffeur de stopper pour une pause pipi suite à l'effet de
la bière. A l'aéroport, les voyageurs tarderont à
apparaître dans le hall ; Yann les surprend par une photo dès
leur arrivée ! Nous sommes heureux de serrer nos invités
dans nos bras.
En taxi, nous retournons tous les quatre à l'hôtel pour déposer
les sacs.
Le récit de Michelle, la maman de Yann 
C'est l'heure du départ : Thierry et maman Michelle s'envolent
alors pour Paris et nous nous retrouvons tous les deux avec l'impression
d'un "trop calme"...
Yann après le départ de nos visiteurs (Florianopolis - Isla Santa Catarina - Montévidéo - Colonia
- Buenos Aires - Santiago)
Estelle après le départ de nos visiteurs (Belo Horizonte)
Conclusion
commune Brésil
Le séjour au
Brésil a été quelque peu spécial, car nous
avons reçu deux invités : la mère de Yann et l'ami
d'Estelle. Tous deux ont choisi ce pays pour nous rejoindre librement
et ne l'ont pas regretté ! Plus grand pays d'Amérique du
Sud, le Brésil, c'est 16 fois la France ! Il n'offre pas de grands
contrastes dans ses paysages, mais une réelle authenticité.
L'exubérante foret amazonienne abrite des miliers d'espèces
uniques, elle est traversée par le plus long fleuve du monde. Durant
une partie de l'année, des pluies diluviennes inondent le Pantanal
qui devient alors un énorme marécage où se cotoient
alligators, cerfs, fourmiliers ou Jabirus, l'oiseau symbole d'une des
plus belles réserve naturelle du monde d'animaux.
La cote, longue de 6000 kms, offre une quantité de plages et d'iles
inchiffrables ; le tout sous un soleil éclatant. La population
se distingue de ses voisins sur plusieurs points : d' origine portugaise,
sa langue l'est aussi.
Sa culture afro-portugaise, surtout implantée dans l'état
de Bahia avec la nombreuse population noire descendants d'esclaves, influence
le reste du pays. On la retrouve dans le rythme de la samba qui anime
les rues et rend encore plus chaud le plus fou et plus beau des carnavals
; dans la cuisine à base de riz, haricots, poulet et poisson.
Le foot n'est pas un sport, c'est une religion qui peut unir le pays derrière
son équipe nationale, ou peut provoquer des conflits sévères
entre deux clubs. Le Brésil présente toutes sortes de métissage
avec à la base, Indiens, Noirs et Blancs. Ce qui donne une très
jolie population et on pourrait se croire dans une société
où tout le monde vit ensemble sans inégalité. Mais
c'est oublier les injustices sociales et raciales ; les fortunes astronomiques
contre une sous-alimentation pointue. Les milliers de Favelas situées
aux périphéries des villes en sont la preuve. Pelé
est un des rares brésiliens noirs a avoir réussi !

"Le Brésil
n'est pourtant pas un pays sous-développé, mais un pays
injuste" selon les mots du Président Fernando Cardoso. Les
villes historiques comme Ouro Preto ou Salvador de Bahia sont charmantes
avec leurs anciennes demeures coloniales. Malgré beaucoup de points
négatifs lus ou entendus, Rio reste une expérience à vivre absolument.
Tout
ceci fait que le Brésil est un pays unique et à part en
Amérique du Sud.
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